À Soissons: AXA n’assurez pas l’apartheid israélien!

La première action dans l’Aisne a eu lieu le samedi 24 novembre 2018, à Soissons.
3 agences d’AXA ont été visitées. Nous avons remis une lettre aux agent.e.s d’assurance qui, évidemment, sont impacté.e.s par la mauvaise image d’AXA, sur sa collaboration avec l’appareil militaro-industriel israélien et qui nous conseillent de nous adresser à la direction nationale. Elles.ils feront remonter.
Nous avons déambulé dans le marché, distribuant un tract explicatif et faisant signer la carte postale adressée à la direction d’AXA.

Nous allons continuer cette action dans d’autres villes de l’Aisne dans les semaines qui viennent.
On peut contacter le Comité BDS de l’Aisne à l’adresse : comiteBDS02@gmail.com.e




Mobilisation samedi dernier à Paris contre le concert de Netta Barzilai, ambassadrice culturelle de l’apartheid israélien

BDS France Paris et LGBT pour la Palestine ont protesté au cours de la nuit de samedi à dimanche dernier, à l’appel de la PACBI et la communauté LGBT palestinienne, devant la salle Wagram de Paris contre la tenue du concert de Netta Barzilai.

 

Véritable ambassadrice culturelle du régime israélien d’occupation et d’apartheid, la chanteuse représentante d’Israël gagnante de l’Eurovision 2018 participe activement aux efforts du gouvernement pour blanchir ses crimes et ses violations des droits du peuple palestinien.

Il y avait une centaine de spectateur·rice·s, à l’ouverture des portes pour le début du concert, ce qui est peu étant donné la capacité maximale de la salle Wagram de 800 personnes.

Nous étions 8 militant·e·s et nous avons distribué des tracts et brandi des visuels et une banderole BDS.

La majorité du public fut surprise, car elle ne connaissait pas Netta ou ne savait pas qu’elle est impliquée dans la propagande du gouvernement israélien. Certain·e·s étaient d’accord et ont compris notre action mais sont tout de même allé·e·s au concert. D’autres, n’étaient pas du tout d’accord ou nous ont ignoré·e·s.

La police est venue avant le début de notre action, ce qui nous fait penser que nous avions été repéré·e·s. Les agents nous ont laissé·e·s et nous ont posé quelques questions à la fin.

Avant le concert, Netta Barzilai avait été invitée à la mairie de Paris.

Des actions similaires ont eu lieu à Berlin et à Cologne. Demain à Londres.

Photos ici




Action à Strasbourg contre la saison France Israêl

Hier soir, samedi 17.11.2018,  le « Jérusalem East and West Orchestra » se présentait à  la grande cathédrale de Strasbourg, dans le cadre de la saison croisée France-Israël. 

A l’initiative du Comité BDS 67, plusieurs organisations (voir  ci-dessous), ont écrit une lettre ouverte au maire de Strasbourg, pour s’élever contre cette vitrine culturelle destinée à masquer les crimes de l’État israélien.

Nous étions une quinzaine pour distribuer la lettre ouverte aux centaines de spectateurs venus voir ce spectacle gratuit!  Une longue queue de spectateurs en attente de pouvoir entrer nous a permis de distribuer tranquillement nos tracts et de discuter   avec  de nombreuses personnes présentes. A part quelques pauvres insultes habituelles lancées faute d’arguments (« antisémite » …), l’accueil général ne fut pas mauvais: nous avons même pu prendre contact avec des personnes très intéressées par notre travail pour défendre les droits du peuple palestinien et intéressées  par la campagne BDS. L’État d’apartheid israélien et ses soutiens sionistes en France ne font plus recette: sa vitrine culturelle n’arrive pas à masquer ses crimes  !

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Ci-après, les organisations signataires de la lettre ouverte  au Maire de Strasbourg :

Comité BDS 67

Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine

Union Juive Française pour la Paix-Alsace

Nouveau Parti Anticapitaliste 67

Parti Communiste Français 67

Mouvement des Jeunes Communistes Français 67

Association France-Palestine Solidarité Alsace

Parti Communiste des Ouvriers de France 67

Femmes Égalité Strasbourg

Ligue des Droits de l’Homme Mulhouse

Association des Travailleurs Maghrébins de France 67

 




BDS France Montpellier : Gilets jaunes contre l’apartheid israélien

17-11-18, S’inscrivant dans le vaste et hétéroclite mouvement de protestation contre la politique de « Macron » et son gouvernement, BDS France Montpellier a affiché ses « gilets jaunes » pour dénoncer la complicité de « Macron » et « Saurel » (maire de Montpellier) envers l’apartheid israélien.

Malgré la pluie, les PV systématiques pour « occupation illégale de l’espace public »et les auditions en chaine au commissariat, bravant les interdictions, au nom de la légitime solidarité avec la population de la Bande de Gaza, victime de crimes de guerre, BDS France Montpellier a planté son stand, place de la Comédie et s’est inscrit dans le vaste courant de dénonciation de la politique « Macron ».

C’est sur le thème de la complicité avec l’apartheid israélien que la politique gouvernementale et municipale ont été l’objet des critiques de BDS France Montpellier.

Plus de 600 tracts ont été distribués aux passant.e.s y compris aux manifestants « Gilets jaunes » qui l’ont accueilli avec surprise, curiosité et parfois avec intérêt comme composante de la critique globale contre « Macron ».

Les passant.e.s font une halte sous le chapiteau, discutent et s’informent.

Plusieurs prises de paroles sur la situation à Gaza et aussi sur comment combattre ici l’apartheid israélien. : s’inscrire dans le « Boycott de l’Eurovision 2019 » à Tel Aviv. Le texte de la pétition a été diffusé avec le lien pour signer…

Voir les interventions en live sur la page FB  : Campagne BDS France Montpellier  (https://www.facebook.com/BDSFMontpellier/?ref=bookmarks)

 




Journée Mondiale Un Monde Sans Mur à Clermont-Ferrand

 

#MondeSansMurs
#WorldWithoutWalls

Nous avons organisé une deuxième action le 13 novembre, suite à celle réussie le 7 novembre

Pour répondre au mouvement palestinien « Stop the Wall » de faire du 9 novembre une « Journée Mondiale Un Monde Sans Mur », une dizaine de militants AFPS et de la Coalition BDS 63 ont déployé le 13 novembre, durant près de deux heures, des drapeaux et deux banderoles : Contre le Mur, et Pour BDS, devant l’entrée principale du Centre commercial Jaude à Clermont-Ferrand. Ils ont distribué, sur le pourtour de la place de Jaude et à l’arrêt du tramway environ 800 tracts, contre le mur, pour BDS et annonçant la conférence sur Jérusalem, ce même soir à la fac de lettres. Les passants, souvent des jeunes, nous ont pour la plupart réservé un très bon accueil et des remerciements. Certain-e-s ont accepté avec enthousiasme de se faire prendre en photo avec les pancartes #BoycottEurovision2019, et #BoycottPuma (ce qui porte nos deux albums photos à 25 et 28 participants, respectivement). Une promesse d’adhésion.

 




Soirée à la Maison des Associations à Strasbourg le 14.11.2018 sur la NAKBA

L auditoire à été captivé par les intervenants à  Strasbourg hier mercredi 14 novembre, invités par D’ailleurs Nous Sommes d’Ici et le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine.

– Pierre Stambul à présenté son livre passionnant  » La Nakba ne sera jamais légitime », livre rempli d’éléments historiques peu ou pas connus. De nombreuses questions ont été abordées. Notamment à propos de la création d’Israël, devenu « l’État-nation du peuple juif »: oui, la création d’Israël, indissociable du nettoyage ethnique de 1948, est illégitime. Non, on ne réparera pas un nettoyage ethnique par un autre. La solution juste ne passe pas par l’expulsion des juifs israéliens, mais elle passe par le démantèlement de l’État juif d’apartheid . Il n’y a pas d ‘alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits »
– Djihad Abu Raya, avocat à Haifa, est cofondateur  de l’association Falastinyyat,  militant politique et défenseur des droits de l’homme  contre le régime israélien d’apartheid, ses pratiques  et sa politique contre la population indigène  palestinienne. Il est intervenu notamment  sur différents aspects terribles de la Nakba, dont certains sont peu connus. Celle-ci a commencé en 1948 et continue à  travers la démolition des maisons, l’évacuation, le nettoyage ethnico-culturel, la discrimination raciale envers les Palestiniens  dans les »territoires de 1948″
Des tables de presse présentaient de nombreux livres et documents, notamment des livres de Pierre et « Une parole juive contre le racisme « de l’Union Juive Française pour la Paix.
La soirée s’est terminée tard autour d’un repas froid palestinien bien sympathique.



Metz: Compte-rendu du festival pour la Palestine, 2ème édition

Compte-rendu du festival pour la Palestine, 2ème édition, organisé à Metz les 18, 19 et 20 octobre 2018 dans le cadre « Le Temps de la Palestine »

Comme convenu il y a deux ans à la suite du premier festival Palestine programmé en octobre 2016 à Metz, le Collectif BDS 57 associé à ses partenaires avait pris la décision de renouveler cette expérience bisannuelle après la réussite de la première édition. Un programme se déroulant sur trois jours fut proposé alternant projection de film, diaporamas, exposition, conférences-débats, action de rue, sans oublier la restauration en soirée.

Nos partenaires pour cette année comprenaient l’Union Juive Française pour la Paix, la CGT Educ’action 57, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, la Confédération Nationale du Travail, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Artisans du Monde, les Amis du Monde Diplomatique, le Mouvement pour une Alternative Non-violente.

D’emblée, si nous pouvons être déçu car le festival a peu mobilisé côté public (une trentaine de personnes environ à chaque événement…) et ce malgré l’implication des militant-e-s dans la mobilisation, la qualité des interventions et documents proposés ainsi que l’originalité d’une déambul’action encore jamais tentée dans les rues de Metz ont apporté les satisfactions attendues, soit trois jours de riches échanges, denses et variés, en solidarité avec la Palestine.

Comme d’habitude le relais médiatique local a peu réagi à notre demande d’intervention pour populariser le festival, à l’exception d’une intervention radiophonique à Radio Jéricho où nous avons été invités à présenter la manifestation, mais uniquement sous l’angle culturel.

 

La première soirée de ce festival s’est ouverte par la projection au cinéma Marlymages de My Land, documentaire réalisé par Nabil Ayouch. Le documentaire repose sur une démarche originale confrontant des témoignages de réfugiés palestiniens ayant vécu avant l’expulsion sur les lieux mêmes où sont installés des Israéliens qui ont consenti à se livrer dans leur cadre idyllique, ignorant pour la plupart le passé arabe de leurs propriétés. L’intérêt principal réside dans le moment où ils vont réagir après avoir entendu les propos durs et désespérés d’expulsés palestiniens ayant vécu sur les mêmes lieux. Les images sont très belles, les choix musicaux judicieux, et la projection fut prolongée par l’intervention érudite de Thomas Vescovi qui dit avoir été marqué par ce documentaire à l’origine de son travail universitaire autour de La mémoire de la Nakba en Israël (L’Harmattan).

Le lendemain nous avons accueilli Imen Habib et Patrice Bouveret, l’une pour présenter la campagne BDS France, le second intervenant sur la question de l’embargo militaire contre Israël.

Animatrice nationale, Imen s’est livrée au jeu de l’interview, répondant aux questions de notre camarade Dounia inventoriant l’ensemble des objections qu’on oppose souvent à la campagne de boycott d’Israël, soit rétablir certaines vérités qui dérangent et confirment le caractère légitime et non violent de la campagne.

En soirée, la conférence animée par Patrice Bouveret, journaliste, co-fondateur et actuel directeur de l’Observatoire des armements, centre crée en 1984 à Lyon, fut très précise et le débat qui suivit animé. Interpeller les parlementaires sur cette question devient urgent.

 

Samedi après-midi, nous avions appelé à une déambul’action dans les rues de Metz et ciblé sur le parcours des lieux symboliques renvoyant aux différents axes de la campagne BDS France. Autorisée par la préfecture, cette action de rue était une première à Metz. Avec notre banderole, nos tee-shirts, nous nous sommes adressés aux passants par tracts et prises de paroles alternées, faisant une pose devant les lieux suivants : la BNP pour dénoncer l’implication des banques françaises dans la politique de colonisation israélienne, la luxueuse boutique Orange pour souligner le succès d’une campagne de désinvestissement qui a fini par porter ses fruits, le Palais de Justice pour dire notre inquiétude face aux atteintes à la liberté d’expression et le non respect par Israël du droit international, la Gare (monument impérial) pour évoquer le très discriminant tramway de Jérusalem, enfin le Centre Pompidou Metz pour justifier la légitimité du boycott culturel et universitaire de l’état d’Israël.

Une belle brochette de photos disponibles sur le site Facebook de l’association révèle que cette initiative n’est pas passée inaperçue, mais qu’elle aurait eu davantage d’impact si la presse locale l’avait relayée, comme à Grenoble à l’occasion de l’université d’été du CRID.

De retour à l’Espace Clovis qui nous accueillait, nos amis proches ayant séjourné récemment en Palestine ont présenté leurs récents carnets de voyage, principalement Grégory Kotoy, ce dernier au nom de l’Afps Thionville : il projeta et commenta un diaporama très complet sur la situation récente en Cisjordanie occupée.

En soirée et pour conclure ce festival, nous avions invité Jean-Pierre Bouché, militant BDS venu de Toulouse, pour animer un débat autour de son ouvrage très pédagogique abordant l’Histoire abrégée de la colonisation, du nettoyage ethnique et de l’apartheid : Palestine, plus d’un siècle de dépossession (Scribest & Récit présent, 2017). Au cours de son exposé, Jean-Pierre s’est attaché à montrer que l’idée de déplacer les Juifs en Palestine était née bien avant le génocide nazi et la création de l’état d’Israël. La diffusion de ce petit livre indispensable est d’ors et déjà un réel succès.

Merci à toutes et tous : organisateurs, participants, intervenants et animateurs, sans oublier les « petites mains » bénévoles qui ont préparé de bons petits plats.

Pour le Collectif BDS 57, Richard Srogosz.

 




Marseille: Non à la la saison France Israël!

Mardi 13 novembre, La Criée à Marseille recevait L’Orchestre National de Jérusalem dans le cadre de la Saison Croisée France Israël.

Plus de 300 tracts distribués aux spectateurs, de beaux échanges avec le public qui pour la plupart découvrait l’implication de l’État israélien, de son odieuse ministre de la Culture. Intéressante discussion avec Robert Fouchet Président de l’association Marseille-Concert et Macha Makeïeff, directrice  du Théâtre National de Marseille La Criée au cours de laquelle nous avons pu remettre l’ouvrage d’Eyal Sivan et Armelle Laborie « Un boycott légitime : Pour le BDS universitaire et culturel de l’État d’Israël ».

A noter les insultes, crachats, menaces et incapacité à argumenter de la trentaine de sionistes démontrant aux nombreux témoins ébahis les dégâts du colonialisme,  qui ne font que renforcer la détermination de BDS France Marseille.

 

 

 

 

 




Ohad Naharin et le ballet israélien Batsheva : rétablir quelques vérités

Le débat sur le boycott culturel d’Israël rebondit autour de l’attitude controversée du chorégraphe Ohad Navarin.

De nombreux articles de la presse nationale ont donné la parole à Ohad Naharin, le directeur du ballet israélien Batsheva, à l’occasion de sa tournée dans le cadre de la «saison croisée France-Israël».

Cette saison est contestée par la Campagne BDS France comme par de nombreux artistes français qui dénoncent une opération de blanchiment du régime israélien par la culture. Ces articles tendent tous à présenter Ohad Naharin comme un opposant au régime israélien victime à tort du boycott culturel, ce qui est très discutable au vu des faits.

Certains tendent aussi comme l’article de Libération du 17 octobre dernier (1) à dévaloriser la campagne BDS en France, indiquant par exemple que « les menaces sont plus virulentes cette année ». Les journalistes veulent sans doute parler des manifestations organisées par BDS, mouvement non violent qui informe et dénonce, et le terme est donc impropre.

L’argument aussi avancé est que Naharin dénonce dans des discussions avec le public, l’occupation israélienne et un certain racisme dans la société israélienne. Cela n’est pas contestable, ici en Europe, mais il serait difficile de trouver un mot de lui dénonçant dans son pays les innombrables violations des droits humains et du droit international de son pays .

Naharin prétend qu’il ne pourrait pas engager sa troupe s’il n’acceptait pas le cadre institutionnel israélien, en arguant du fait que, comme tout citoyen israélien, il paye des impôts. Or ce n’est pas ce qui lui est reproché. La troupe Batsheva qu’il dirige est en réalité financée de manière importante par l’État israélien mais également par des entreprises soutenant l’occupation et la colonisation (2).

Un régime d’apartheid

Tout ceci alors qu’en ce moment même, le régime israélien tue et estropie à Gaza sous blocus des centaines de manifestants désarmés, mobilisés pour le droit au retour. Bathseva accepte de représenter officiellement, dans le cadre de la saison croisée France-Israël par exemple, le régime qui veut raser le village bédouin de Khan al-Ahmar, poursuit la colonisation et instaure, de la Méditerranée au Jourdain, un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien, en constante violation du droit international.

Naharin pourrait, vue sa notoriété et celle de sa compagnie, présenter ses spectacles partout où il le souhaite sans le sceau d’Israël, et ne serait alors pas contesté comme c’est déjà le cas pour de nombreux artistes israéliens. Un artiste qui a une conception éthique de son travail ne peut pas moralement à la fois critiquer un État infréquentable et le représenter : il lui faut choisir, sauf à passer pour hypocrite et ou opportuniste.

Naharin pourrait s’inspirer de son collègue, le chorégraphe israélien Emmanuel Gat, qui a projeté des messages sur la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, dans le cadre de son dernier spectacle au Festival d’Avignon. Il pourrait aussi considérer le choix du metteur en scène et comédien Tiran, qui a quitté Israël cet été en déclarant qu’à ses yeux l’appel au boycott culturel d’Israël était légitime.

La posture d’Ohad Naharin est d’autant plus intenable qu’il prétend apparaître comme un opposant politique, tout en servant de vitrine au régime israélien, propageant ainsi l’illusion qu’Israël est une démocratie ouverte même à ses opposants. Sa productrice, qui précise dans l’interview du 17 octobre précité, que « les arts sont traditionnellement dans l’opposition, et notre devoir est justement de prendre l’argent de ce ministère, qui n’a pas le pouvoir de nous censurer, pour prendre la parole », ne peut ignorer la censure subie par de nombreux spectacles et théâtres palestiniens d’Israël. Démocratie pour les uns… Au moment où le régime examine la possibilité de pénaliser les militants du BDS par une peine de sept ans de prison, cette posture est une imposture.

La normalisation des relations avec l’État d’Israël est tout aussi intolérable aujourd’hui qu’elle l’était hier avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

(1) Voir ici.

(2) Voir ici.

Publié par la Campagne BDS France dans Politis, le 23 octobre 2018




Journée mondiale un monde sans murs à Clermont-Ferrand

#MondeSansMurs
#WorldWithoutWalls
Journée mondiale un monde sans murs à Clermont-Ferrand

Pour répondre au mouvement palestinien « Stop the Wall » de faire du 9 novembre une « Journée Mondiale Un Monde Sans Mur », une quinzaine de militants AFPS, BDSF, NPA, LDH, RESF, CGT, FSU, Solidaires, … ont déployé le 7 novembre, durant 1h30, deux banderoles : Contre le Mur, et Pour BDS, devant l’entrée principale du Centre commercial Jaude à Clermont-Ferrand.

Ils ont distribué, sur le pourtour de la place de Jaude et à l’arrêt du tramway environ 1.200 tracts, contre le mur, pour BDS et annonçant deux conférences Palestine les 7 et 13 novembre. Les passants, souvent des jeunes, nous ont pour la plupart réservé un très bon accueil et des remerciements.

 




Montpellier : Journée mondiale d’action contre les MURS !

Samedi 10 novembre la Campagne BDS France Montpellier a participé à cet événement mondial avec les soutien de : APLR, CCIPPP34, CIMADE L-R,  CMF, FUIQP34,  MAN, NPA, UJFP, place de la Comédie malgré les interdictions municipales. La police a à nouveau dressé un PV…

ON LÂCHE RIEN !




À Paris, pour un #MondeSansMurs

À l’appel de l’ONG palestinienne « Stop The Wall » relayée par de nombreuses organisations à l’échelle internationale et à Paris par AFAPREDESA, AFASPA, AFPS, Association des Amis de la RASD, BDS France, CORELSO, Forum Palestine Citoyenneté, MAN, Mouvement de la Paix, MRAP, Solidaires, UJFP, nous avons été environ une centaine, ce vendredi 9 novembre entre midi et 13h30 à la Fontaine Saint-Michel  à Paris

Merci à Jean-Claude Saget pour ces photos .

Parmi elles vous trouverez le texte de « Détruisons le Mur« , chanson de Dominique Grange que nous avons diffusée plusieurs fois et qui a été bien appréciée.
Les intervenant-e-s étaient des représentant-e-s du peuple saharaoui, venus nombreux et très mobilisés, du MRAP, du MAN, du Mouvement de la Paix, de Solidaires, de BDS France, de l’AFPS
Retrouvez l’appel avec les signataires et l’intervention introductive avec nos mots d’ordre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le droit à l’appel au boycott reconnu par la Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles

|Ghislain Poissonnier |

La Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles (Division civile) a rendu le 3 juillet 2018 un arrêt dans une affaire opposant l’association « Jewish Human Rights Watch » à la mairie de Leicester. La Cour estime que l’appel au boycott des produits des colonies israéliennes, même lancé par un conseil municipal, relève de la liberté d’expression politique et n’y voit aucune incitation à la discrimination raciale (texte de l’arrêt).

L’affaire porte sur la légalité de la résolution adoptée par le conseil municipal de Leicester le 13 novembre 2014. La résolution appelle « au boycott de tout produit originaire des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et se retire des territoires palestiniens occupés ». L’association « Jewish Human Rights Watch » demande à la justice anglaise d’annuler la résolution, en faisant valoir son caractère discriminatoire et les risques qu’elle comporterait vis-à-vis de la communauté juive de la ville, notamment en ce qu’elle conforterait l’idéologie du mouvement BDS.

Dans un jugement du 28 juin 2016, la Haute cour de justice (division administrative) considère que la résolution n’a pas violé la règlementation anglaise, notamment les lois relatives à l’égalité de 2010 et aux collectivités locales de 1988 (texte du jugement). L’arrêt du 3 juillet 2018 de la Cour d’appel confirme le jugement du 28 juin 2016.

L’arrêt rendu est commenté en anglais par le professeur Robert Wintemute (professeur de droits de l’homme au King’s College de Londres), dans un article publié dans la newsletter de septembre 2018 (p. 5) de l’association « British Committee for the Universities of Palestine » (BRICUP).

L’arrêt de la haute cour de justice d’Angleterre sera probablement lu avec intérêt par les juges de la Cour européenne des droits de l’homme. Ces derniers statueront dans les prochains mois sur le recours porté par des membres de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) contre deux arrêts de la chambre criminelle de la Cour de cassation française du 20 octobre 2015 qui pénalisent l’appel au boycott des produits israéliens.

Rapportée à la situation en France, une lecture attentive de l’arrêt du 3 juillet 2018 peut donner lieu à trois observations

- L’arrêt mentionne spécifiquement que les citoyens peuvent, dans le cadre de la liberté d’expression, appeler au boycott de produits. Il ajoute que l’appel au boycott de produits constitue un geste de solidarité politique bien connu vis-à-vis de groupes opprimés à l’étranger, comme cela a été le cas lors des appels au boycott des produits sud-africains durant la période de l’apartheid. Il considère que l’appel au boycott des produits formulé par les élus de Leicester ne constitue pas un appel à la discrimination raciale ou nationale, prohibé par la loi de 2010 sur l’égalité. La généralité de la formule retenue par la Cour ne laisse guère de place au doute. Si la résolution du conseil municipal ne porte que sur le boycott des produits des colonies israéliennes (illégales au regard du droit international), l’appel au boycott de tous les produits israéliens (y compris ceux qui ne sont pas issus des colonies) semble aussi devoir être protégé par la liberté d’expression.

- L’arrêt mentionne spécifiquement qu’un conseil municipal, constitué de conseillers municipaux élus par les citoyens, est en droit d’appeler au boycott de produits dans le cadre d’un geste de solidarité politique. En l’espèce, la résolution adoptée était de nature politique et relevait bien de la liberté d’expression. Selon la Cour, il est en outre constant, dans cette affaire, que la résolution adoptée est sans effet sur la politique d’achat et d’appel d’offres de la municipalité. L’arrêt ne se prononce pas sur le pouvoir des conseils municipaux ou des maires d’ordonner des mesures administratives de boycott, mais il semble bien que la réponse serait alors assez différente. En effet, l’arrêt souligne que le maire, en tant que chef de l’administration municipale, est soumis au respect d’une réglementation (celle de 1988 sur les collectivités locales et celle de 2010 sur l’égalité) qui pourrait lui interdire une pratique de boycott des produits israéliens pour les achats et les appels d’offres de la municipalité. En ce sens, l’arrêt ne se place pas en contradiction avec l’arrêt rendu le 16 juillet 2009 par la Cour européenne des droits de l’homme (n°10883/05 Willem c/ France}]), qui semble opérer une distinction entre l’appel au boycott relevant d’un choix du consommateur et du citoyen, et celui lancé par le responsable d’une administration publique qui est soumis à des obligations légales précises ( Voir §37 et 38 de l’arrêt).

- L’arrêt accorde une importance particulière aux éléments de contexte qui entourent l’appel au boycott. L’arrêt souligne que la résolution a été adoptée lors d’un débat au conseil municipal au cours duquel les partisans comme les opposants au texte ont pu s’exprimer. La résolution adoptée contient un préambule qui appelle au respect des valeurs de tolérance, diversité, unité et de non-discrimination, valeurs que les différentes communautés de la ville sont invitées à respecter. La résolution reconnait le droit à l’existence de l’Etat d’Israël. Et enfin, la résolution critique la politique israélienne de manière modérée et s’appuie sur des opinions ou décisions d’organismes internationaux. Pour la Cour, l’ensemble de ces éléments montre bien que le conseil municipal de Leicester ne peut être soupçonné d’avoir adopté un texte discriminatoire ou de nature antisémite.

Ainsi, après la Cour suprême américaine le 2 juillet 1982, voici donc que la plus haute Cour de justice d’Angleterre s’est prononcée en faveur d’un droit à l’appel au boycott des produits. Ces décisions ne sont finalement guère surprenantes, en ce qu’elles proviennent de juridictions d’Etats anglo-saxons où la tradition de l’appel au boycott est solidement ancrée dans les mœurs de la vie politique et militante. En France, où cette tradition est moins établie, la Cour de cassation a pour l’instant retenu une analyse différente, au détriment de la liberté d’expression.

L’émergence durable du mouvement BDS en France et de nouvelles pratiques citoyennes de boycott (Voir par exemple I-boycott) pourraient l’amener à reconsidérer sa position.

Ghislain Poissonnier, magistrat.

Source: AURDIP




Omar Barghouti, cofondateur de BDS : « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles »

Pour Omar Barghouti, la campagne mondiale pour boycotter Israël est en bonne voie d’atteindre ses objectifs.

Omar Barghouti est un militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), la campagne mondiale pour le boycott d’Israël (Kevin van den pour Intal/Flickr)

Zahra Hankir – Middle East Eye – 29 novembre 2017

 

La semaine dernière, la Knesset d’Israël a adopté un vote préliminaire sur un projet de loi qui autorisera les Israéliens à intenter un procès à toute personne et tout groupe appelant au boycott des colonies de peuplement du pays. Avec cette loi, le demandeur n’a aucun besoin de prouver l’existence de dommages précis, et l’indemnisation pourra monter jusqu’à 500 000 shekels (plus de 120 000 €).

D’après la presse, Yoav Kish, le membre de la Knesset qui a soumis le projet, a déclaré qu’Omar Barghouti, militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui est un résident permanent d’Israël, pourrait être poursuivi en vertu de la nouvelle loi.

Barghouti cependant voit cela comme un signe que la campagne mondiale pour le boycott d’Israël a gagné une telle popularité que ses adversaires doivent recourir à des « mesures désespérées » pour enrayer sa progression.

manifestants pro palestiniens.jpg

Des manifestants pro-palestiniens portent des pancartes annonçant la marche BDS contre l’aide américaine à Israël, le 22 août 2016, Beverly Hills, CA (AFP)

« En raison de l’échec d’Israël à arrêter la croissance impressionnante du mouvement BDS et sa conquête des cœurs et des esprits dans le monde entier, Israël et ses groupes de pression ont recours aux mesures répressives, désespérées et peut-être illégales d’une guerre juridique qui vise à étouffer le mouvement », déclare Barghouti, 53 ans, à Middle East Eye.

Le projet de loi proposé est la plus récente de toute une série de motions en Israël, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, qui visent à réduire l’impact du mouvement BDS.

Le BDS, qui se définit comme un mouvement qui « œuvre pour mettre fin au soutien international à l’oppression d’Israël contre les Palestiniens, et pour faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international », se trouve de plus en plus sous les feux des projecteurs alors qu’il fait face à un examen par des détracteurs qui vont de législateurs nord-américains à des militants étudiants en Autriche.

Cet examen, dit Barghouti, est une conséquence des nombreux succès du BDS, et il n’a pas entamé son optimisme. En fait, la campagne est en bonne voie d’atteindre ses objectifs, affirme le fondateur du BDS.

Controverses sur les campus

Alors que Barghouti était au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci pour prendre la parole à la London School of Economics – LSE (l’École d’économie et de sciences politiques de Londres) et à l’Université de Cambridge, des militants étudiants ont accusé ces deux universités de censurer les évènements qui mettent en vedette le fondateur du BDS.

Selon ces étudiants, l’Université de Cambridge aurait menacé d’interdire l’évènement à moins que les organisateurs ne retirent sa présidence à l’universitaire palestinienne Ruba Salih, se déclarant préoccupée quant à sa neutralité. Salih, qui enseigne à l’École des études orientales et africaines (SOAS), a par la suite été remplacée par Paul Mylrea, le directeur des communications de l’Université.

Lors d’un autre évènement sur le mouvement BDS, la LSE a demandé aux universitaires qui animaient la rencontre de remplacer la présidente qui était prévue, Ayca Cubukcu, une universitaire turque spécialisée dans le Moyen-Orient, par un universitaire « indépendant » nommé.

Cubukcu a ainsi été remplacée par Eric Neumayer, professeur au département de géographie de la LSE.

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« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » (Kevin van den pour Intal/Fllickr)

 

Barghouti n’est pas préoccupé par ces revers et les autres. Au contraire, ils semblent avoir renforcé sa détermination. « Nous rejetons la sélectivité négative » dit-il, en notant que des dizaines d’associations d’étudiants sur les campus au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis et ailleurs, ont mis en œuvre avec succès des mesures BDS.

De multiples syndicats d’étudiants au Royaume-Uni – dont le Syndicat national des étudiants, organisation de tutelle – ont effectivement soutenu les motions liées au BDS. Le syndicat des étudiants de la SOAS de Londres a été l’un des premiers du pays à approuver le BDS. Des syndicats d’étudiants au King’s College de Londres, à l’Université de Manchester, à l’University College de Londres, et à l’Université de Liverpool, ont adopté des résolutions similaires, entre autres.

Comme les syndicats d’étudiants sont agréés en tant qu’organisations caritatives au Royaume-Uni, ils ont l’obligation légale de soutenir les opinions de leurs membres.

Certaines universités ont pris du recul par rapport aux motions BDS en disant que les syndicats d’étudiants sont des entités distinctes des écoles elles-mêmes. La Commission sur les organisations caritatives serait en train d’enquêter pour savoir si les syndicats d’étudiants enfreignent la loi en soutenant le BDS.

Aux États-Unis, les conseils d’étudiants à l’UCLA, à Stanford et à l’université de Californie de Berkeley, ont adopté diverses résolutions de désinvestissement contre des entreprises affiliées à l’occupation militaire et aux colonies de peuplement israéliennes.

D’un autre côté, rien qu’au cours des trois dernières semaines, des dirigeants étudiants de l’Université du Maryland et de l’Université d’Ottawa au Canada, ont rejeté des motions de soutien aux boycotts d’Israël. Ces militants affirment qu’adopter le BDS « nuirait aux juifs et aux Israéliens » et créerait un précédent négatif pour les groupes faisant l’objet de discrimination aux États-Unis et au Canada.

Diverses formes de législation anti-BDS ont également été débattues ou promulguées aux États-Unis. Par exemple, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a fait adopter en mai un projet de loi qui interdit aux organismes d’État de faire travailler les entreprises qui boycottent Israël.

En octobre, l’Union américaine pour les libertés civiles a intenté un procès, au niveau fédéral, contre l’État du Kansas, faisant valoir qu’une loi anti-BDS violait le au premier amendement.

 

La Déclaration de Balfour

La venue de Barghouti au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci coïncidait avec le 100è anniversaire de la Déclaration de Balfour, cet accord qui a facilité la création de l’État d’Israël et qui a déclenché l’exode palestinien.

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Un Palestinien tient une banderole avec, écrit en anglais, « Boycott, le désinvestissement et les sanctions » lors d’une manifestation en juin 2013 près de la colonie juive de Bat Ayin, à l’ouest d’Hébron en Cisjordanie (AFP).

 

Le Royaume-Uni est resté drastiquement en deçà de ce qu’il doit aux Palestiniens.

« Le peuple palestinien tient à ce que le Royaume-Uni expie pour son rôle dans la destruction sioniste de la Palestine, le nettoyage ethnique des Palestiniens autochtones », dit Barghouti. « Au-delà des excuses, le Royaume-Uni doit mettre fin à sa complicité profonde dans les crimes et les violations des droits de l’homme commis par Israël contre le peuple palestinien ».

« À tout le moins, il doit mettre un terme à son commerce d’armes et à ses recherches militaires avec Israël, interdire l’importation des produits des entreprises israéliennes et internationales impliquées dans l’occupation militaire et l’apartheid israéliens, et mettre fin à la complicité des entreprises et institutions britanniques dans ces violations ».

Le Département pour les communautés au Royaume-Uni et le Gouvernement local ont tenté d’interdire les boycotts « inappropriés » par les conseils et les mairies, afin de les empêcher « d’imposer des restrictions aux entreprises et aux pays qu’ils utilisent – particulièrement en introduisant des boycotts sur les produits d’Israël ». Un porte-parole du Parti travailliste, le dirigeant Jeremy Corbyn, a qualifié l’an dernier cette initiative d’attaque contre la démocratie locale. En juin, la Haute Cour du Royaume-Uni jugeait que les tentatives de restreindre les boycotts « éthiques » d’Israël étaient illégales.

Mais le 2 novembre, Theresa May dînait avec le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, avec une foule de dignitaires, pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration de Balfour, déclarant que la Grande-Bretagne est « fière » de son « rôle de pionnier dans la création de l’État d’Israël ».

 

« En progression »

« Le BDS, comme tous les mouvements des droits de l’homme et sociaux, ne progresse pas de façon linéaire » dit Barghouti. « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles, donc la direction générale est en progression ».

Parmi les plus récentes victoires de BDS figurent la décision des fonds de pension danois Sampension de mettre sur liste noire quatre entreprises israéliennes qui offrent une variété de services dans les colonies de peuplement, notamment des opérations bancaires, des constructions et télécommunications, et, autre victoire, la plus importante organisation agricole de l’Inde qui s’est jointe au mouvement.

Le réalisateur britannique Ken Loach a fait don du produit des projections israéliennes de son film primé, I Daniel Blake, aux organisations populaires palestiniennes.

Parmi les pays où des responsables politiques ont exprimé leur soutien au BDS, mouvement fondé en tant que collectif en 2005 et qui s’inspire de la lutte de l’Afrique du Sud contre l’apartheid, se trouvent le Chili, la Bolivie, le Venezuela et l’Afrique du Sud, entre autres.

« Cette impressionnante croissance du BDS au niveau mondial explique pourquoi Israël a créé tout un ministère qui se consacre à la lutte contre le mouvement, et pourquoi il attribue des ressources financières et humaines massives à cette guerre », indique Barghouti.

 

« Des batailles remarquables »

Israël a effectivement intensifié ses efforts contre le BDS. Le 14 novembre, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, déclarait que l’État est en train de passer de la « défensive à l’offensive » contre la campagne BDS, commentant la décision d’Israël de refuser l’entrée à sept membres d’une délégation de responsables européens qui soutiennent la campagne.

Cette évolution a été ancrée dans une loi promulguée cette année et qui impose, pour les militants du boycott anti-Israël, une interdiction d’entrer en Israël.

En octobre, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient à Amnesty International/États-Unis s’est vu interdire l’entrée en Cisjordanie occupée via la Jordanie alors qu’il venait visiter les membres de sa famille, après le décès de son père.

Amnesty a critiqué une loi adoptée par la Knesset en 2011 qui érige en infraction tout appel à un boycott contre Israël ou ses colonies de peuplement, en soutenant que la législation « aurait un effet effrayant sur la liberté d’expression en Israël ».

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Une soixantaine de personnes manifestent devant l’endroit où la vétéran de la résistance palestinienne, et deux fois pirate de l’air, Leila Khaled, sera présente à une initiative BDS, le 13 février 2015, au Cap.  (AFP)

 

De son côté, Erdan déclarait en 2015 que la campagne BDS est basée sur « une duperie et une déformation de la réalité. Elle espère qu’en empilant mensonge sur mensonge dans la salle du conseil, sur les campus des collèges, et à l’assemblée des Églises, elle arrivera à obscurcir la vérité. C’est immoral, et c’est anti-paix ».

En 2016, Netanyahu déclarait lors d’un sommet des Nations-Unies que « le BDS n’a rien à voir avec les droits de l’homme, rien à voir avec la justice ».

Et d’ajouter que : « La raison pour laquelle nous devons combattre le BDS, c’est parce que c’est faux ; c’est un scandale moral ».

Quant aux militants anti-BDS qui ont mené la campagne en faveur de certaines de ces mesures législatives, ils affirment souvent que le BDS nourrit « la haine ».

À ces critiques, Barghouti répond : « BDS est ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est un mouvement inclusif qui adopte une solide plate-forme antiraciste, et qui promeut la liberté, la justice, et l’égalité ».

« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » ajoute-t-il.

 

Intersectionnalité

Selon Barghouti, le BDS est, fondamentalement, une campagne intersectionnelle qui « reconnecte la lutte palestinienne pour la liberté aux luttes internationales pour la justice raciale, autochtone, économique, sexuelle, sociale et climatique ».

« L’intersectionnalité de la lutte palestinienne pour la justice avec les autres luttes pour la justice dans le monde, à la lumière de la xénophobie, de l’extrême droite raciste à l’ère de Donald Trump, Marine Le Pen, Netanyahu et d’autres », est particulièrement pertinente et opportune, dit Barghouti.

Les partisans du BDS sont en effet très divers. La campagne compte des fonds de pension, des Églises, des syndicats, des associations académiques, des mouvements sociaux et des groupes LGBTQ parmi ses partisans ou adhérents. En 2016, le mouvement Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) a approuvé le BDS sur sa plate-forme politique, critiquant les États-Unis pour leur fourniture d’aides militaires à Israël.

Les partisans et les membres BDS de la Campagne US pour les droits des Palestiniens ont, en retour, exprimé leur solidarité avec les luttes pour les droits civiques aux États-Unis.

Ces deux communautés se sont réunies pour réaliser une vidéo parlée, When I See Them I See Us (Quand je les vois, je nous vois), qui met en vedette Angela Davis, Lauryn Hill et différents artistes noirs et palestiniens, et elle a été diffusée.

D’éminentes personnalités publiques, dont les écrivains Arundhati Roy, Junot Diaz et Naomi Klein, la philosophe Judith Butler et le lauréat du prix Nobel Desmond Tutu, ont investi tout le poids de leur célébrité et de leurs prouesses intellectuelles dans la campagne.

Aux deux extrémités opposées du débat sur le boycott culturel se trouvent Radiohead et Roger Waters de Pink Floyd. Quand le groupe Radiohead s’est produit à Tel Aviv en juillet, rejetant les appels de BDS au boycott de l’État, il a été accueilli par un examen attentif des partisans de la campagne, et par un enthousiasme en Israël.

Selon le magazine Variety, un journal israélien a encouragé les habitués du concert à brandir les drapeaux israéliens lors du spectacle de soutien à l’État.

L’animateur de Radiohead soutenait à l’époque que « jouer dans un pays ne veut pas dire soutenir son gouvernement ».

Pendant ce temps, Waters a constamment maintenu son soutien au BDS malgré les critiques de certains de ses pairs, disant : « C’est la seule chose que j’ai vue qui n’a eu absolument aucun effet ».

Un boycott culturel et académique, en plus d’un boycott économique, est nécessaire, affirme Barghouti, parce ce qu’il souligne « le rôle pernicieux que jouent les institutions académiques d’Israël et, dans une moindre mesure, ses institutions culturelles, dans la planification, la mise en œuvre, la justification ou le blanchiment de ses crimes flagrants commis contre le peuple palestinien ».

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Zahra Hankir est une journaliste libanaise indépendante, basée à Londres, spécialisée dans le Moyen-Orient. Elle édite actuellement un livre d’essais par des journalistes femmes arabes, qui devrait être publié par Penguin Books en 2019.

 

http://www.middleeasteye.net/in-depth/features/facing-opposition-bds-founder-says-anti-israel-boycott-undeterred-415787540

Traduction : JPP pour BDS 34

 




Clermont-Ferrand: journée(s) mondiale(s) contre le mur d’apartheid

  • MERCREDI 07 NOVEMBRE :
    Action mondiale contre le Mur d’apartheid
    Rassemblement de 16h30 à 18h30, place de Jaude (pont de Jaude), autour de deux grandes banderoles (une contre le Mur, et une pour BDS), et avec tractage autour de la place. Conférence de Thomas Vescovi, 20h, maison de l’Oradou

 

  • MARDI 13 NOVEMBRE :
    Action mondiale contre le Mur d’apartheid
    Déambulation de 16h à 18h, de place de Jaude à fac de lettres, autour des deux grandes banderoles, et avec tractage  sur le parcours. Conférence de Nada Awad, Palestinienne de Jérusalem, 19h30, fac de lettres amphi 120




AGENCE JUIVE POUR ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter

la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charlie Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’État israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

UN RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 A EU LIEU LE MARDI 16 OCTOBRE 2018

 face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par : APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

COMMUNIQUE DE L’UJFP 34

L’Alyah, une aberration du XXIème siècle qui en dit long sur notre régression sociale et internationale.

Alyah signifie en hébreu « montée » ou «ascension ». 

L’Alyah, c’est  l’application de la théorie de la séparation, qui a fondé le sionisme, en affirmant que Juifs et non Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble. L’Etat d’Israël  entretient cette théorie par un appel aux Juifs du monde, à venir consolider la présence juive en Israël face au défi démographique que représentent les Palestiniens. 

L’Alyah est à la fondation de l’Etat d’Israël, en tant que « foyer national juif ». Depuis le projet sioniste de la fin du XIXè siècle jusqu’à 1948 et encore aujourd’hui, différentes vagues d’immigration juives, appelées à faire leur Alyah, ont peuplé les terres de Palestine, repoussant ou enfermant toujours plus la population palestinienne autochtone. 

Comment un pays qui se proclame « démocratique », peut-il  organiser aux yeux de tous, une propagande religieuse et communautaire, visant à inciter les Juifs du monde entier, et uniquement les Juifs (certificat obligatoire) à venir s’installer en Israël, en le qualifiant de « leur pays » ? 

Comment une telle attitude d’incitation au repli communautaire, au rejet des autres cultures et donc une attitude de racisme, peut-elle être ignorée, voire soutenue, par nos Etats occidentaux ?

Est-ce cela une démocratie ? NON !  Il n’y a pas d’autre mot qu’APARTHEID pour qualifier cette politique.  

Pourtant aboli et condamné en 1991 en Afrique du Sud, l’apartheid évolue en Israël en toute impunité. L’Etat vient même de le renforcer par la récente promulgation de la loi de l’État Nation, qui accroît les privilèges de langue, d’éducation, de droits fonciers… aux citoyens juifs et creuse d’autant plus le fossé des discriminations et des inégalités, avec les autres populations devenues des « citoyens de seconde zone ».

 Et nos Etats laissent faire et se rendent complices…

Le salon de l’Alyah en France ne devrait pas avoir lieu car il soutient l’apartheid israélien et en fait même sa propagande.  

Il est encore un exemple parmi tant d’autres de l’impunité dont bénéficie cet état criminel. Par la négation des autres religions et origines ethniques, l’Alyah contribue à creuser le rejet des différences et, par là, à provoquer l’antisémitisme. Les organisations qui le soutiennent sont toutes aussi responsables de la montée de l’antisémitisme, par l’amalgame qu’elles entretiennent en taxant les antisionistes d’antisémites, en encourageant l’idée d’un conflit communautaire pour diviser les peuples et semer la discorde.

 De par nos origines juives, nous ne nous reconnaissons pas dans cette propagande et la condamnons énergiquement. 

Montpellier le 14 octobre 2018

 Valérie Cabanne

Union Juive Française pour la Paix

 

 




Rennes: Mois de la Palestine

À Rennes, tout au long du mois de novembre, une série de rencontres, de débats,de films, de spectacles autour de la solidarité avec la Palestine.
Organisée l’UJFP-Bretagne, la campagne BDS-France, l’AFPS rennaise, la campagne 2018 Le temps de la Palestine.
Retrouvez l’ensemble du programme sur facebook
Contact : 2018tempsdelapalestine@gmail.com

 




Campagne palestinienne populaire contre le mur de l’apartheid Mardi 9 novembre 2018

La journée mondiale d’interaction pour un #Mondesansmurs, le 9 novembre, se rapproche. Dans un mois exactement, des dizaines d’événements et des centaines de contributions marqueront une fois de plus ce jour pour montrer que nous sommes nombreux et que partout nous construisons un #Mondesansmurs !

Voici quelques mises à jour sur la mobilisation et sur les moyens simples de rejoindre cette fantastique convergence pour un #Mondesansmurs.

Un #Mondesansmurs en construction !

Des groupes de 16 pays du monde entier nous ont jusqu’à présent fait savoir qu’ils participeraient : Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, France, Allemagne, Inde, Malaisie, Mexique, Pays Bas, Norvège, Palestine, Espagne, Thaïlande, USA.

Quelques uns des éléments les plus saillants à ce jour comportent un festival #Mondesansmurs de deux jours à Buenos Aires ; une conférence « S’investir dans la protection : liberté de rester, liberté  se déplacer, liberté de retourner » en Baie de San Francisco (USA) pour parler des murs sur les frontières dans le monde, critiquer ceux qui profitent des murs et féliciter la résistance internationale ; une exposition de photos à Berlin sur les murs d’avant et d’aujourd’hui, des événements dans le cadre du Forum Social Mondial sur les migrations à Mexico et bien d’autres.

C’est le moment de se joindre à la mobilisation mondiale pour #Mondesansmurs.

Pour lire l’appel en entier, voir ici

Travaillons ensemble pour construire un mouvement de solidarité avec la Palestine au coude à coude avec d’autres luttes, parce qu’ensemble nous pouvons abattre le Mur.

Comment se joindre à #Mondesansmurs
Organisez un événement :
Organisez des séminaires, des conférences ou autres événements traitant du mur de l’apartheid israélien et des murs dans nos sociétés et frontières. Vous pouvez peut-être inviter des intervenants qui font le lien entre la solidarité avec la Palestine et d’autres luttes contre la multitude de toujours plus de murs tueurs et répressifs qui nuisent à trop de vies et d’activités de subsistance.
 
Organisez une exposition :
Organisez une exposition de photos des Murs ou d’autres témoignages visuels.
Organisez des actions de rue et des manifestations :
Vous voudrez peut-être monter un spectacle avec un mur fictif, distribuer des tracts, avoir un stand dans un lieu central ou organiser une manifestation à grande échelle qui vise l’un des constructeurs de murs, que ce soit un groupe qui profite des murs ou ces institutions qui prennent la décision de construire un mur.
Préparez une déclaration à partager le 9 novembre :
Nous voulons connaître et partager vos idées et vos luttes pour un #Mondesansmurs. Une déclaration commune pour un #Mondesansmurs publiée à l’occasion de la journée du 9 novembre avec des mouvements, des organisations, des personnalités qui voient la connexion entre leur lutte et la cause palestinienne dans une convergence mondiale pour un #Mondesansmurs peut représenter une contribution puissante à l’effort. Cela vous aidera à construire des nouveaux échanges et pour nous tous à intégrer de nouvelles perspectives.
Préparez vous à rejoindre notre action sur les réseaux sociaux :
Tout comme l’an dernier, nous ferons encore du 9 novembre une journée de partage mondial de nos luttes et de nos engagements pour un #Mondesansmurs. Avec vos contributions, nous allons une fois de plus partager des idées, des expériences, des luttes, des événements, de la poésie, des arts pour un #Mondesansmurs afin d’apprendre les uns des autres, de nous encourager mutuellement et de nous donner de la force à chacun.
Source: Palestinian Grassroots Anti-apartheid Wall Campaign 
Traduction SF pour BDS France




Boycottons les dattes de l’apartheid israélien!

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La culture des dattes est l’activité agricole principale de près de 50 % des colonies illégales de la vallée du Jourdain en Palestine occupée et contribue fortement à leur viabilité économique.

La vallée du Jourdain est la région la plus fertile de Palestine, mais à cause des restrictions d’accès, seule 4% de la terre est cultivée par des palestiniens et 86% des terres agricoles sont confisquées par les colons israéliens.

Les colons détournent aussi 80% de l’eau au profit de leurs colonies, et des palmeraies en particulier. Les colonies de la vallée du Jourdain bénéficient de 300 litres d’eau par personne et par jour, contre 20 litres pour la plupart des communautés palestiniennes (l’Organisation mondiale de la santé recommandant une consommation minimum de 100 litres par personne et par jour). La quasi-totalité des puits est à l’usage exclusif des colons.

Les Palestiniens de la vallée du Jourdain sont aussi soumis à des destructions d’habitation et d’infrastructures, amenant ainsi des déplacements forcés de population. Les écoles ne sont pas épargnées. Les exercices de l’armée israélienne ont amené le déplacement de 357 personnes entre janvier et juin 2016.

Dans l’impossibilité de cultiver leur propre terre, des centaines de travailleurs palestiniens – y compris des enfants – travaillent dans les colonies agricoles israéliennes. Au plus haut point de la récolte, ils peuvent travailler 12 heures par jour dans des conditions très difficiles.

Pour toutes ces raisons, solidaires du peuple palestinien spolié de son droit à vivre librement sur sa terre, nous appelons à boycotter les dattes de l’apartheid israélien.

Pendant le Ramadan en particulier, un grand nombre de commerçants proposent à leurs clients des dattes Medjoul en provenance des colonies installées dans la Vallée du Jourdain. Si l’origine de ces produits n’est pas toujours mentionnée afin de tromper le consommateur, les marques néanmoins sont connues : Mehadrin, Hadiklaim, Jordan Valley, Jordan Plains, Jordan River, Bet Sheva, Solomon…

 

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Refusez-les ! N’hésitez pas à exiger poliment mais fermement du commerçant qu’il cesse de proposer ces produits de l’apartheid à la vente, en prenant les autres clients à témoin.

Quelles que soient leurs réponses, n’oubliez pas qu’en matière de commerce, le client décide, et que plus nombreux nous serons à nous exprimer ouvertement sur cette situation intolérable due à l’occupation israélienne, plus ces commerçants se poseront des questions sur la légitimité et la pertinence de la commercialisation de ces produits.

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