« UN BOYCOTT LÉGITIME »: Retours des rencontres et débats de la tournée nationale

  • Présentation  à La Java, 7/11 (La fabrique éditions)

Source: La fabrique éditions
64, rue Rébeval 75019 Paris
Tél. et Fax : 01 40 15 02 63
www.lafabrique.fr

  • MARSEILLE, 12/11

La soirée a été organisée dans le local du syndicat « Solidaires ». Une quarantaine de personnes étaient présentes, très attentives, très motivées et pour la plupart déjà convaincues!

Les intervenants se sont présentés.

Armelle Laborie a d’abord parlé de leur démarche et du pourquoi du livre. Eyal Sivan a ensuite expliqué et développé la nécessité du boycott culturel et sa légitimité . Ils ont ensuite répondu aux questions des lecteurs.

Nous avons rappelé l’existence du groupe BDS France Marseille qui a besoin de nouveaux participants.

Les auteurs ont dédicacé leur livre, vendu par la librairie Transit qui était présente à la soirée, autour d’un apéritif offert par BDS Marseille.

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  • MONTPELLIER, 14/11

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Après une conférence de presse de plus d’une heure et une soirée passionnante durant laquelle Armelle Laborie et les-deuxEyal Sivan ont présenté leur livre « Un boycott légitime, Pour le BDS universitaire et culturel contre l’État d’Israël » , Armelle et Eyal ont exposé avec conviction quelques uns des arguments pour le boycott universitaire et culturel place de la Comédie (vidéo). Auparavant ils avaient salué les occupants du cinéma « Le Royal-occupé ».

 

 

  • PERPIGNAN, 15/11

Une trentaine de personnes sont venues à la conférence dans la salle du Travailleur Catalan écouter Eyal Sivan et Armelle Laborie présenter leur livre «Un boycott légitime. Pour le boycott universitaire et culturel de l’Etat d’Israël».

Leurs interventions sur le boycott culturel et universitaire ont fait mouche.

Même certains qui étaient réticents au début de la soirée sur le volet boycott culturel ont été conquis par les arguments d’Eyal et Armelle.

Tous les auditeurs nous ont remercié pour cette soirée très enrichissante, qui nous aidera pour nos futures actions sur ce volet de boycott universitaire et culturel.

Un reportage de TVSud a été fait lors de la conférence de presse à la librairie Torcatis.

(Reportage : Laurie Charrié TVSud)

Il a fallu écourter le débat que nous avons clos autour de plats et gâteaux faits maison.

  • TOULOUSE, 16/11

Près de 40 personnes sont venues écouter Eyal Sivan et Armelle Laborie présenter leur livre « Un boycott légitime. Pour le boycott universitaire et culturel de l’Etat d’Israël ». Ce nombre est d’autant plus significatif que plusieurs librairies toulousaines ont regretté de ne pas pouvoir accueillir cette rencontre compte tenu des délais, et qu’elle s’est tenue pour la première fois à la Bourse du Travail, à l’invitation de CGT-Education.

Une audience très attentive, qui  a suivi les explications d’Eyal et d’Armelle montrant que le mythe souvent éculé de l’indépendance de la culture et de l’université avec la politique ne s’applique surtout pas à Israël, où l’une et l’autre se plient sans états d’âme au pilotage culturel, l' »explication » (hasbara) de l’État d’apartheid. Eyal et Armelle ont expliqué que la « culture d’exportation » de l’État israélien vise avant tout à faire passer Israël comme un État européen comme un autre, à l’opposé de ce qu’Israël est en réalité. Ils ont aussi encouragé à soutenir et promouvoir les acteurs culturels israéliens indépendants des financements de l’État.

Il a fallu écourter le débat mais la réponse du public à ce document à deux mains n’a fait aucun doute, la table de presse a été dévalisée.

Audio à suivre…

  • BORDEAUX, 17/11

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La rencontre s’est très bien passée, malgré le refus de dernière minute de la direction de l’université de Bordeaux Montaigne-Montesquieu de mettre un amphi à notre disposition.

Cette décision s’est même étendue à tous les locaux de la fac puisque peu avant 17 h, les vigiles se sont déployés pour fermer tous les accès. Tous… sauf un que nous avons pu occuper dès que nous avons été suffisamment nombreux. Donc un peu de stress pour nous et la crainte de recevoir Armelle et Eyal dans de très mauvaises conditions, avec pour seul accessoire une sono portative…
Tout s’est finalement passé pour le mieux et la conférence a pu avoir lieu dans l’enceinte de la maison des étudiants. Une quarantaine de personnes très attentives et intéressées dont plus de la moitié étaient des étudiants. Ces derniers sont partants pour poursuivre le travail sur le BDS et le BDS culturel et universitaire en particulier. Nous avons prévu d’organiser avec eux une journée de travail dans le courant du mois de mars.

Nous remercions très chaleureusement Eyal et Armelle d’avoir permis cette rencontre

 

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 Ci-dessous la lettre envoyée à l’annonce du refus de la salle:
Madame Hélène Vélasco-Graciet

Présidente de l’Université Bordeaux Montaigne,

Nous avons reçu avec consternation la lettre  revenant sur l’accord de principe donné pour la mise à disposition d’un amphithéâtre de l’Université Bordeaux Montaigne afin de permettre un débat sur le boycott culturel et universitaire avec Eyal Sivan, réalisateur israélien, et Armelle Laborie, productrice, auteurs du livre Un boycott légitime. Pour le boycott culturel et universitaire de l’État d’Israël.
Ce refus nous met dans une situation délicate.

Nous sommes parfaitement conscients que la question du boycott universitaire et culturel est un sujet de débat. Et nous ne sommes pas surpris que l’université soit réticente à adopter une position favorable à cette stratégie.

Ce que nous ne comprenons pas, c’est que cela conduise à en interdire le débat. La mise à disposition d’un amphi ne signifie pas le soutien à la position des intervenants ! Non seulement cela, mais nous serions même heureux que vous veniez participer à ce débat et que vous y défendiez votre point de vue.

De plus, nous appelons votre attention sur le fait que la proposition de boycott ne concerne pas les individus, mais les institutions. Or, si de nombreux universitaires comme de nombreux artistes israéliens participent à la défense des principes démocratiques contre la politique israélienne, les institutions de cet État en tant que telles sont associées à la politique gouvernementale, et toutes les universités ont des contrats avec l’armée israélienne.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame la Présidente, de bien vouloir revenir sur la position qui nous a été communiquée.

Dans cette attente, nous vous assurons, Madame la Présidente, de nos sentiments les plus cordiaux.

 

  • LYON, 22/11

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Près de 70 personnes ont assisté à cette passionnante conférence.Un auditoire très attentif et mobilisé !

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Une quarantaine de livres ont été vendus.

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Merci à Armelle et Eyal, et à tous les organisateur.trice.s de cette tournée!

  • PARIS, 24/11

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Près de 60 personnes ont assisté  à la présentation du livre « Un Boycott Légitime » au CICP, en présence des auteurs Eyal Sivan et Armelle Laborie.
Une soirée organisée par BDS France-Paris, l’AURDIP et l’UJFP.
Sont intervenus également Ivar Ekeland, président de l’AURDIP, et Jean-Guy Greilsamer pour l’UJFP.
Public très attentif et intéressé au sujet des boycotts académique et culturel, sûrement les moins connus de la campagne et qui soulèvent le plus de discussions. Le débat qui a suivi les interventions a révélé un intérêt particulier pour la compréhension du fonctionnement de la « Hasbara » propagande et de la stratégie Brand Israël et a finalement été l’occasion pour approfondir ce thème traité dans le livre.

VIDÉOS: Argumentaires pour un boycott culturel et universitaire

  •  Ivar Ekeland, Président de l’AURDIP (aurdip.fr), justifie la pratique du boycott comme arme de luttes des populations pour le droit et la justice.

 

 

  • Un boycott légitime, présentation du livre:  Eyal Sivan présente la démarche et les arguments du livre, dans un contexte actuel où le système universitaire israélien est en collaboration active avec l’appareil sécuritaire, militaire et de propagande d’Israël.

 

  • Hasbara & Brand Israël – Armelle Laborie et Eyal Sivan : du dispositif gouvernemental de la Hasbara à Brand Israël, face à la menace stratégique majeure qu’est devenu le boycott universitaire et culturel.

 

  • Les légitimités du boycott académique de l’État d’Israël: réponses aux questions concernant les diverses légitimités du boycott universitaire et culturel de l’État d’Israël.

 

  • Production et distribution cinématographique israélienne – Armelle Laborie et Eyal Sivan : autant la production israélienne est relativement libre d’expression, autant la distribution est contractuellement assujettie au blanchiment de l’image et des pratiques de l’État d’Israël.

On en parle dans la presse:

  • La Marseillaise

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  • Midi Libre

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  • TVSud

« Un Boycott Légitime » comment dénoncer les relations entre l’université et l’institution militaire d’Israël

C’est un livre écrit en quelques mois par quatre mains, celles d’ Eyal Sivan et d’Armelle Laborie. Lui réalisateur Israélien et pro Palestinien et elle productrice Française. Ce mardi 15 novembre 2016 ils étaient à la librairie Torcatis à Perpignan pour présenter leur ouvrage et répondront aux lecteurs ce soir lors d’une conférence à la Salle du travailleur catalan à Perpignan.
Reportage: Laurie Charrié TVSud

 

  •  Beur FM

Interview d’Eyal Sivan et Armelle Laborie sur Beur FM le 24/01/2017 :

http://www.beurfm.net/IMG/mp3/PAD_LES_ZINFS_24_01_17.mp3 

Cet article sera enrichi au fur et à mesure des retours que nous recevons des organisateurs.




Libération : Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme

Tribune
Par Eric Hazan

D’un côté, il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où Juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël.

D’après Manuel Valls, «l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel «l’état d’urgence, c’est l’Etat de droit», et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements.Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que «l’antisionisme ?»

Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des Juifs du monde entier ; par conséquent, être «antisioniste», critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les Juifs – c’est de l’antisémitisme.

Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des Juifs vivent ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que «l’antisionisme ?» est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les Juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui.

Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l’Assemblée générale, et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un Etat juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les Palestiniens d’Israël et ceux des Territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque 11 millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un Etat commun. (On peut laisser de côté la solution des deux Etats, fiction destinée à faire accepter le statu quo).

Pour ceux, Juifs ou Arabes, qui soutiennent la création d’un tel Etat, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige. Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la «destruction d’Israël», d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les Juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.

Eric Hazan

Source: Libération




La bataille du boycott d’Israël gagne du terrain

Article de l’Agence France Presse

NDLR : Contrairement à ce qu’affirme l’auteur de l’article, la campagne BDS n’est pas interdite en France. La confirmation en octobre 2015, par la Cour de cassation, de la condamnation de militants qui avaient mené une opération de boycott de produits israéliens, est loin d’avoir force de loi. Elle est contredite par d’autres jugements, et les militants condamnés viennent de porter un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

 

Quand le bruit a couru que la firme de cosmétiques Ahava se retirait de Cisjordanie occupée, les Israéliens se sont alarmés d’une décision prise sous la pression tandis que les militants du boycott ont crié victoire.

La société israélienne, qui exporte boues et crèmes à base de sels et minéraux de la mer Morte, a indiqué en mars qu’elle installait une usine supplémentaire en Israël sans toutefois confirmer qu’elle fermait son entreprise en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près d’un demi-siècle par l’Etat hébreu.

Malgré ce flou, c’était déjà un succès pour les militants de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Depuis qu’ils ont lancé leur campagne –qui appelle au boycottage des produits israéliens mais aussi des relations culturelles ou académiques avec Israël tant que durera l’occupation–, elle semble aujourd’hui franchement décoller.

Ce mouvement est né il y a dix ans en Cisjordanie où plus de 2,8 millions de Palestiniens vivent en tension permanente avec 600.000 colons israéliens dont la présence est considérée comme le principal obstacle à la paix par la communauté internationale, qui rappelle régulièrement que ces constructions –fortement subventionnées par l’Etat hébreu– sont illégales.

Depuis, BDS s’est invité dans les tribunaux, les universités et même les Parlements à Paris, Londres ou aux Etats-Unis.

Ses soutiens font valoir que des entreprises ont quitté sous sa pression la Cisjordanie, comme l’entreprise israélienne de boissons SodaStream en 2015. Le géant britannico-danois de la sécurité G4S, lui, s’est même retiré d’Israël.

‘Menace stratégique’

Des entreprises en Cisjordanie se targuent pourtant de s’agrandir, faisant fi du boycott mais aussi de l’Union européenne qui a décidé d’étiqueter comme tel les produits originaires des colonies des Territoires occupés.

Quoi qu’il en soit, Israël assure prendre BDS au sérieux et a débloqué cette année 31 millions de dollars pour lutter contre cette campagne, qui constitue une «menace stratégique» selon des dirigeants israéliens.

Le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan a récemment dit vouloir «torpiller en temps réel BDS et même avoir une longueur d’avance sur lui».

De son côté, BDS dit s’inspirer de la lutte anti-apartheid des années 1980 et dément formellement des accusations d’antisémitisme formulées par ses détracteurs.

«Ils ne peuvent pas répondre avec leurs outils traditionnels, (nous) accuser d’être terroriste ou financé par des terroristes parce que le monde peut facilement voir que ce n’est pas vrai», affirme à l’AFP Jamal Jouma, membre du Comité exécutif du BDS à Ramallah. «Donc ils tentent de criminaliser le mouvement à l’international» en le taxant d’antisémitisme.

L’ONG israélienne Goush Shalom, qui milite contre l’occupation, affirme qu’une myriade d’entreprises ont quitté la Cisjordanie ces dernières années et que même les petites compagnies sont maintenant sous pression.

Mais certains assurent qu’ils ne plieront pas. Yaakov Berg, qui produit chaque année 250.000 bouteilles de vin Psagot dans le territoire occupé, dit avoir refusé des offres de plusieurs millions de dollars parce que ses investisseurs lui demandait de se relocaliser en Israël. «Je ne partirai jamais d’ici», affirme-t-il.

Impact limité

Globalement, l’impact sur l’économie israélienne reste limité. Les colonies ne comptent que pour 2 à 3% du commerce israélien et selon le Conseil Yesha, qui représente les colons, elles accueillaient 890 usines en 2015 contre 680 en 2011.

Mais, note Ofer Zalsberg de l’International Crisis Group, de grosses entreprises qui auraient volontiers investi dans les colonies il y a encore cinq ans y réfléchissent désormais à deux fois.

Et pour Israël, la crainte aujourd’hui, c’est que BDS fasse changer les règles du jeu, assure M. Zalsberg.

L’Etat hébreu redoute notamment des mesures qui pourraient aller jusqu’à exclure les colons des procédures d’obtention automatique de visas vers les Etats européens dont bénéficient les Israéliens.

Ben-Dror Yemeni, journaliste israélien, mène campagne contre BDS mais reconnaît que «pour l’instant, la bataille se joue au niveau des opinions publiques occidentales et les militants BDS pourraient la gagner».

«C’est tellement facile de vendre cette propagande anti-Israël», juge-t-il.

Israël préfère donc miser sur la voie judiciaire. 40 avocats planchent depuis deux ans sur une stratégie, rapporte Ron Lauder, qui dirige le Congrès juif mondial. «Sur le front juridique, nous sommes gagnants», s’est-il récemment félicité.

La stratégie a porté des fruits: la France a interdit BDS en octobre et sept Etats américains ont adopté des résolutions le condamnant. Le Parlement canadien s’est aussi exprimé en ce sens.

Mais ces restrictions ne découragent pas le mouvement pro-boycott, qui promet de maintenir la pression sur Israël.

Article repris dans plusieurs médias :

 




Remise de la pétition à AirBnB : dégage des colonies !

Voici une revue de presse non exhaustive à ce jour des articles au sujet de notre action de ce matin, la Campagne BDS France est notamment nommément citée à plusieurs reprises.

LE POINT :

http://www.lepoint.fr/monde/israel-une-campagne-pour-deloger-airbnb-des-colonies-10-03-2016-2024437_24.php

L’EXPRESS :

http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/des-ong-disent-non-a-du-airbnb-en-cisjordanie-occupee_1772199.html

RTL.BE :

http://www.rtl.be/info/monde/international/des-ong-disent-non-a-du-airbnb-en-cisjordanie-occupee-801130.aspx

20 MINUTES :

http://www.20minutes.fr/tv/afp-actus/227837-airbnb-denonce-pour-louer-des-logements-dans-les-colonies

SAPHIRNEWS :

http://www.saphirnews.com/Israel-une-coalition-internationale-lancee-pour-deloger-Airbnb-des-colonies_a22083.html

LE COURRIER DE L’ATLAS :

http://www.lecourrierdelatlas.com/1100810032016Operation-reussie-devant-les-locaux-d-Airbnb-des-militants-de-BDS.html#sthash.qFtbhZPW.gbpl




dans Politis – Imen Habib : « Un harcèlement juridique contre BDS »

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Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France, interviewée par Denis Sieffert, dresse un bilan de l’action internationale contre la colonisation des Territoires palestiniens. Si elle connaît des victoires, elle rencontre aussi la répression, notamment en France.

Au moment où la droite israélienne lance une offensive en France contre le boycott des produits israéliens, et tente de faire interdire toute réunion publique sur ce thème, deux pétitions circulent en défense de cette campagne pacifique. L’une initiée par BDS France, dont nous avons rencontré la coordinatrice, l’autre, d’une sensibilité différente, est à l’initiative de l’Association France Palestine solidarité.


Pouvez-vous nous rappeler l’historique de la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ?

Imen Habib : La campagne BDS a été lancée en 2005 par plus de 170 associations et organisations de la société civile palestinienne. C’est une campagne non-violente qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Dans quel contexte est née cette initiative ?
Cet appel a été lancé un an après l’avis de la Cour internationale de justice recommandant sans succès le démantèlement du mur dont le tracé annexait de nouveaux territoires palestiniens, isolait des villages et détruisait des terres agricoles.

Quels sont les pays qui ont repris immédiatement cet appel ?

La campagne BDS est très vite devenue internationale, aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud, puis en Espagne, au Maroc, et même au Japon, où j’ai eu le plaisir de rencontrer des camarades de BDS Osaka ! En France, il y a eu des actions BDS ici et là, mais c’est en 2009 que s’est créée la campagne BDS France, après l’attaque israélienne sur Gaza « Plomb durci », qui a fait 1 400 morts côté palestinien. Nous nous sommes dit qu’il était temps de créer une campagne unitaire ayant vocation à ne travailler spécifiquement que sur BDS. Aujourd’hui, la campagne BDS France [1] regroupe plus d’une cinquantaine d’organisations nationales, d’associations et de comités locaux. Nous travaillons étroitement avec le BNC (comité palestinien pour le BDS), ainsi qu’avec nos amis anticolonialistes israéliens de « Boycott from within » (Boycott de l’intérieur).

La France a une position particulièrement répressive…

La France est en effet le seul pays démocratique à criminaliser BDS. Tout commence par une circulaire de l’ancienne ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, demandant aux procureurs de poursuivre les militants BDS. Cette circulaire est tellement « politique » qu’elle ne fait même pas semblant de viser le boycott en général. Il y est précisé que la répression doit concerner les boycotteurs d’Israël. Pas de problème pour ceux qui appellent par exemple au boycott de la Chine par rapport à la situation au Tibet…

Les militants BDS ont fait l’objet d’un harcèlement­ juridique de la part d’organisations ultra-sionistes portant systématiquement plainte lors d’actions anodines de distribution de tracts. Certains tribunaux ont obtempéré, alors que sans la circulaire ils auraient classé l’affaire. Pire encore, lorsque des militants étaient relaxés, le parquet faisait systématiquement appel. La plupart des responsables politiques, de François Fillon à Manuel Valls, n’ont comme seuls arguments à nous opposer que des mensonges éhontés pour tenter d’arrêter la progression de la campagne en France.

Quelle est l’attitude des tribunaux ?

Il y a eu des jugements contradictoires concernant les procès BDS. Certains procureurs, refusant d’obéir à leur hiérarchie et faisant preuve d’indépendance, ont notamment demandé la relaxe de militants ou de militantes inculpés. Un juge de la cour d’appel de Paris avait précisé que cette campagne BDS relevait de la liberté d’expression. Mais les lourdes pressions politiques ont fait que des militants ont été condamnés, comme c’est le cas pour le procès des « douze » de Mulhouse, condamnés à de lourdes amendes, jugement confirmé par la Cour de cassation. C’est un véritable scandale, qui ne nous arrêtera pas.

Il y a des débats au sein du mouvement français de défense des droits des Palestiniens, pouvez-vous nous en donner les enjeux ?

Oui, comme dans tout mouvement, il y a des débats et des stratégies différentes quant au champ d’application de cette campagne de boycott. Certaines associations veulent limiter le boycott surtout aux produits des colonies et ne participent pas ou peu au boycott culturel, universitaire et sportif de l’État d’Israël et de ses institutions.

Ce n’est pas le cas de la campagne BDS France, car nous considérons que le problème ne se limite pas seulement aux colonies. Il y a de très nombreuses discriminations à l’encontre des Palestiniens d’Israël, et il y a le droit au retour des réfugiés qui est reconnu par les Nations-Unies. Lors de la campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud, il ne s’est pas élevé une seule voix, et à juste titre, pour dire qu’il fallait limiter ce boycott aux bantoustans. C’est le régime d’apartheid israélien qui est visé par BDS, et je crois que c’est très important de le rappeler.

De plus, nous répondons à un appel palestinien avec lequel nous sommes solidaires. Ce sont les Palestiniens qui nous demandent, par exemple, de ne pas boycotter les individus, mais en revanche de boycotter et d’appeler au désinvestissement d’entreprises complices de violations du droit international et/ou des institutions israéliennes. Nous respectons ces demandes.

Quel bilan tirez-vous de cette campagne, en France et dans le monde ?
Malgré les nombreuses attaques auquel elle doit faire face, la campagne BDS continue et progresse en France. Elle obtient ses premiers grands succès avec les campagnes en direction de Veolia ou d’Orange. Elle progresse aussi à travers le monde : des victoires sont remportées chaque jour et, selon un rapport des Nations-Unies, les investissements étrangers en Israël ont chuté de 46 % en 2014. Les auteurs du rapport attribuent cela aux attaques contre Gaza, mais aussi à la campagne BDS. Israël considère les actions de BDS comme une « menace stratégique » et un département spécial doté de plusieurs millions de dollars a été créé pour lutter contre BDS à travers le monde.

Comment percevez-vous l’attitude du gouvernement actuel, et notamment les récentes interventions de Manuel Valls ?
Ces dernières semaines, Manuel Valls est intervenu quatre fois contre la campagne BDS, qui est devenue le nouveau chiffon rouge qu’il agite pour détourner l’opinion de ses errances politiques et sociales. Cette focalisation contre des militants antiracistes en dit long. Ce qui est certain, c’est que nous n’avons pas l’intention de nous laisser intimider : la censure, l’arbitraire et la répression ne nous démobiliseront pas. Nous continuerons à lutter pour la justice, l’égalité et la liberté en Palestine-Israël, et aussi en France, tant qu’il le faudra.

Une pétition pour lutter contre cette répression, « Nous appelons au boycott des produits israéliens », a été lancée et nous avons eu l’agréable surprise de la voir signée par de nombreuses personnalités, et aussi par des milliers de personnes souvent éloignées de BDS mais qui n’en peuvent plus de ces atteintes aux libertés fondamentales. Elle compte aujourd’hui plus de 12 000 signataires [2].


« Une atteinte aux libertés publiques »

Dans un texte initié par France Palestine solidarité (voir Politis.fr), de nombreuses personnalités expriment leur « indignation face à une atteinte aux libertés publiques », à la suite de la condamnation de « citoyens ayant appelé au boycott de produits israéliens ». Les signataires, qui avouent avoir des « positions diverses » sur ce boycott, soulignent que ces actions « ont toujours été considérées par les pays démocratiques comme des formes protégées de liberté d’expression ». « Au nom de 
quoi, s’interrogent-ils, en vient-on, en France, à considérer qu’un appel au boycott est une incitation à la discrimination quand il concerne Israël alors qu’il ne poserait aucun problème quand il s’agit d’un autre pays ? »
 Ils rappellent que « cela fait des dizaines d’années que l’État d’Israël viole les conventions internationales et bafoue les droits du peuple palestinien reconnus par l’ONU, […] sans provoquer de réaction autre que de condamnation verbale de la part de nos gouvernements ».




Opération Boycott des produits d’Israël au magasin Leclerc de Foix

Ce samedi après-midi 23 janvier le collectif BDS 09* (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël) a réuni une trentaine de personnes devant le magasin Leclerc de Foix.

Par l’intermédiaire des 750 tracts (en PJ) distribués devant le magasin, le collectif indiquait qu’il boycottait les produits d’Israël pour obtenir de cet État qu’il applique les résolutions internationales en libérant les Territoires Occupés (Cisjordanie, Jérusalem-Est) et en abandonnant le blocus de Gaza comme le stipulent les résolutions de l’ONU.

Ce faisant il contribue à la lutte contre l’antisémitisme que le poison de l’occupation de la Palestine

répand du Proche et Moyen-Orient jusqu’à nous.

*La campagne BDS a été initiée par 170 organisations de la société civile palestinienne pour mettre fin à l’impunité d’Israël. Elle est un mouvement international, citoyen, non violent, antiraciste. Un nombre important de Juifs du monde entier y participe (en France l’Union Juive Française pour la Paix). BDS 09 regroupe, à l’initiative de Couserans-Palestine, ATTAC, Solidaires, FSU, Confédération Paysanne, PCF, NPA et EELV.

Les co-présidents : Mado Gallego et François Paumier




Il milite pour le boycott des produits israéliens en faveur du peuple palestinien

Affichage de Le Dauphiné Libéré_BDS_JG Greilsamer.jpg en cours...

Mercredi soir, à la maison communale du Parc, une quarantaine de personnes est venue écouter la conférence organisées par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et animée par Jean-Guy Greilsamer, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), sur la campagne internationale de « Boycott, désinvestissement et sanctions » (BDS) contre Israël.

« Ce mouvement lancé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, est un engagement citoyen, antiraciste et non-violent contre l’impunité de l’Etat d’Israël et la politique d’apartheid qu’il impose au peuple palestinien », soulignait Jean-Guy Greilsamer.

Le BDS a pour objectif de mettre fin à l’occupation et à la colonisation des territoires occupés, d’obtenir l’égalité des droits et le retour des Palestiniens expulsés lors de la création d’Israël en faisant pression sur les Etats afin qu’ils appliquent des embargots sur les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, jusqu’à ce que le pays reconnaisse le droit des Palestiniens et respecte les preceptes du droit international. Outre le boycott économique, le BDS agit sur plusieurs axes comme les domaines sportifs, universitaires et culturels.

« Issu d’une famille juive alsacienne, mon engagement s’est fait naturellement. Nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas accepter ce qui se passe là-bas. Même si l’UJFP est minoritaire, elle est loin d’être microscopique », ajoutait Jean-Guy Greilsamer avant de conclure : « en France le BDS a un fort potentiel et l’impopularité d’Israël ne cesse d’augmenter. »

Jean-Philippe POINTET

Source : http://www.ledauphine.com/savoie/2015/10/10/il-milite-pour-le-boycott-des-produits-israeliens-en-faveur-du-peuple-palestinien




Compte rendu du lancement de la Campagne BDS France contre la présence d’Israël à l’Eurobasket 2015

Compte rendu du lancement de la Campagne BDS France contre la présence d’Israël à l’Eurobasket 2015 le 5 septembre

Dans les médias…:http://www.mediaterranee.com/0562015-eurobasket-2015-une-competition-sous-la-pression-du-bds-face-israel.html

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Les bulles de Sodastream font le buzz sur le boycott

Suite à la contestation par désormais plus de 80 dessinateurs renommés du monde entier s’opposant au partenariat du Festival d’Angoulême avec la société israélienne Sodastream, le boycott d’Israël et la campagne BDS alimentent les pages des médias.
Echantillon :

POLITIS

La peur du boycott
Le gouvernement israélien et le patronat prennent conscience de l’ampleur du mouvement international en faveur de la campagne BDS. (…)

http://www.politis.fr/La-peur-du-boycott,25675.html

L’EXPRESS

En Israël, la polémique grossit face aux risques de boycott
Tandis que des patrons israéliens et palestiniens appellent à la signature d’un accord de paix, les appels au boycott d’entreprises israéliennes mêlées aux colonies de peuplement se multiplient. Et les ministres eux-mêmes semblent en désaccord sur la marche à suivre.(…)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/en-israel-la-polemique-grossit-face-aux-risques-de-boycott_1323163.html

LE COURRIER INTERNATIONAL

Le casse-tête de Nétanyahou face aux menaces de boycott

L’appel international pour le boycott d’Israël préoccupe l’Etat hébreu, qui n’arrive pas à élaborer une stratégie efficace pour affronter la menace. Des rabbins et des leaders politiques de l’extrême droite ont appelé à la prière au mur des Lamentations. (…)

http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/06/le-casse-tete-de-netanyahou-face-aux-menaces-de-boycott

GALA

Jacques Tardi en colère contre le festival d’Angoulême

Le dessinateur s’insurge contre le partenariat avec SodaStream. Un vent de révolte souffle sur le 9e art. Alors que s’est clôturé le Festival d’Angoulême le 2 février dernier, certains auteurs se sont insurgés contre l’un de ses partenaires: un certain SodaStream. (…)

http://www.gala.fr/l_actu/culture/jacques_tardi_en_colere_contre_le_festival_d_angouleme_307701

LE PARISIEN

Festival d’Angoulême : des dessinateurs contre les bulles Sodastream

Le partenariat entre Sodastream, société israélienne implantée illégalement en Palestine et le festival international de la bande dessinée d’Angoulême fait bondir une quarantaine de dessinateurs qui se sont fendus d’une lettre ouverte au directeur du festival. (…)

http://www.leparisien.fr/international/festival-d-angouleme-des-dessinateurs-contre-les-bulles-sodastream-31-01-2014-3546941.php

LE HUFFINGTON POST

Angoulême 2014: le festival interpellé par une pétition contre Sodastream

Scarlett Johansson et le festival d’Angoulême ont un point commun. Ils subissent depuis quelques jours la fronde d’associations qui dénoncent leur lien avec SodaStream. En cause, la présence d’une usine dans les « territoires occupés » – la Cisjordanie – de la marque qui commercialise des machines à gazéifier les boissons. (…)

http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/31/angouleme-sodastream_n_4702198.html?utm_hp_ref=france

LE MONDE

Le soutien de SodaStream au Festival d’Angoulême fait polémique

D’une bulle à l’autre. Le partenariat entre SodaStream, marque israélienne spécialisée dans les boissons gazeuses, et le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a fait sursauter des dessinateurs, qui ont dénoncé vendredi 31 janvier dans une lettre ouverte ce lien avec « une entreprise honteuse ». (…)

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/01/31/des-dessinateurs-denoncent-le-soutien-de-sodastream-au-festival-de-bd-d-angouleme_4358012_3218.html

Tardi en colère contre le Festival d’Angoulême

Jacques Tardi est en colère contre le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) qui l’a exposé cette année. Alors que la 41e édition de la manifestation s’est achevée dimanche soir 2 février, le dessinateur et scénariste français s’offusque, à son tour, que celle-ci ait été sponsorisée par l’entreprise israélienne de gazéification de boissons SodaStream, installée dans les territoires occupés. (…)

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/02/03/tardi-regrette-d-avoir-ete-expose-au-festival-d-angouleme_4359522_3246.html 

FRANCE INFO

Festival d’Angoulême et SodaStream : des dessinateurs en colère

Le partenariat entre SodaStream, marque israélienne de boissons gazeuses, et le festival de la bande dessinée d’Angoulême a provoqué la fronde de plusieurs dessinateurs. Dans une lettre ouverte, les signataires dénoncent « une entreprise honteuse« , régulièrement pointée du doigt par les défenseurs des droits des Palestiniens. (…)

http://www.franceinfo.fr/societe/festival-d-angouleme-et-sodastream-des-dessinateurs-en-colere-1302905-2014-02-01#main-content

ARRET SUR IMAGES

Sodastream / Palestine : après Johansson, la BD à Angoulême

Après l’actrice Scarlett Johansson qui en fait la pub, la polémique SodaStream rebondit en France. La société israélienne installée dans une colonie des territoires occupés est en effet partenaire officiel du Festival de la bande Dessinée d’Angoulême. (…)

http://www.arretsurimages.net/breves/2014-02-01/Sodastream-Palestine-apres-Johansson-la-BD-a-Angouleme-id16834

LE FIGARO

SodaStream crée des remous à Angoulême

 

Le partenariat entre SodaStream, multinationale israélienne, et le Festival de la bande dessinée d’Angoulême, a fait réagir une trentaine de dessinateurs, qui dénoncent dans une lettre ouverte ces liens avec « une entreprise honteuse ». (…)

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/01/97002-20140201FILWWW00058-sodastream-cree-des-remous-a-angouleme.php

RTL

Le partenariat entre le Festival d’Angoulême et SodaStream fait polémique

Le partenariat du Festival de la BD d’Angoulême avec une une multinationale israélienne fait polémique. Une trentaine de dessinateurs s’en insurgent dans une lettre ouverte. (…)

http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/article/le-partenariat-entre-le-festival-d-angouleme-et-sodastream-fait-polemique-7769336229




L’œil de la rédaction de TV5 Monde : Le retour du boycott inquiète Israël

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Affiche de la campagne « Boycott, désinvestissement, sanctions »

Seuil d’alerte

07.02.2014
par Pascal Priestley

Cela aurait pu rester une histoire de bulles et de star. C’est devenu une affaire internationale, dans le plus vieux conflit du monde. Actrice américaine connue notamment par les films de Woody Allen, Scarlett Johansson est également – depuis huit ans – l’ « ambassadrice » de l’organisation humanitaire internationale Oxfam. Très récemment, elle a également été embauchée par la compagnie Sodastream, spécialisée dans la fabrication d’appareils de gazéification, pour en promouvoir les bienfaits.

Tout irait bien dans ce monde enchanté de la communication si Sodastream n’était pas une multinationale israélienne dont la principale usine se trouve à Misché Adounim, en Cisjordanie occupée. « Sodastream opère dans une colonie israélienne, dont la seule existence constitue une grave violation du droit international », s’inquiète Human Rights Watch, autre organisation humanitaire. « Il est impossible d’ignorer le système israélien de discrimination illégale, de confiscation de terres, de vol des ressources naturelles et de déplacement forcé des Palestiniens en Cisjordanie occupée, où Sodastream est situé ».

Zoom:

La publicité de Scarlett Johansson détournée sur les réseaux sociaux (photomontage)
Spontané ou non, un mouvement d’indignation se propage rapidement sur internet où l’actrice est montrée – dans un photomontage – une canette de soda à la main devant un barbelé. Des associations se mobilisent. Scarlett Johansson se défend maladroitement, disant avoir pensé que Sodastream était une entreprise engagée « à bâtir des ponts de paix entre Israéliens et Palestiniens ». La formule fait rire les internautes mais pas Oxfam, qui annonce le 30 janvier « accepter la démission » de son ambassadrice. « Le rôle de promotion de l’entreprise SodaStream par Mme Johansson est incompatible avec celui d’ambassadrice mondiale d’Oxfam », précise l’ONG. « Oxfam est opposé à tout échange commercial avec des colonies israéliennes, illégal en vertu du droit international ». Peut-être. Mais tant de sensibilité – réactive – d’une organisation internationale puissante et à domination anglo-saxonne n’en est pas moins nouvelle. Elle témoigne, certes, de la force croissante des réseaux sociaux – démultiplicateurs redoutables en l’espèce – mais aussi de l’impact d’une arme que l’on croyait désuète, que ni les grandes compagnies, ni les banques, ni le monde associatif et ni même les États ne peuvent plus ignorer : le boycott, ou sa menace.
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Affiche en faveur du boycott

Une histoire chargée

Surgi du passé, son nom même ranime en Israël de mauvais souvenirs. Instrument naguère très utilisé contre le jeune État, le boycott symbolisait sa mise au ban par ceux qui, souvent, remettaient en cause son existence même. La Ligue arabe l’emploie dès 1945 pour proscrire toute relation commerciale ou financière entre les États arabes et le futur Israël. Installé à Damas en 1951, un « bureau central du boycott » en coordonne la mise en œuvre. Celle-ci, renforcée après la guerre du Kippour (1973) par l’argument du pétrole, s’appliquera dans le monde avec une rigueur variable. Dans les deux décennies suivantes, pourtant, de multiples facteurs – disparition de l’allié soviétique, adoption dans certains pays de législations le proscrivant, traités de paix ou reconnaissances diplomatiques, poids de l’OMC … – rendent le boycott progressivement inopérant. A la fin des années 1990, seuls quelques pays (Syrie, Liban, Iran …) l’observent encore, avec plus de zèle que d’efficacité.

Apparu dans les années 2000, le nouveau mouvement international reprenant l’idée du boycott s’inscrit dans une autre logique, plus citoyenne qu’étatique, davantage fondée sur le droit et ses violations liées à l’occupation des territoires palestiniens, et vise particulièrement l’économie des colonies. Précédé de prises de positions remarquées, dont celle de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, il est lancé en 2005 au forum de Porto Allegre et rapidement repris par 172 organisations sous l’acronyme « BDS » ( boycott desinvestissement, sanctions).

Le langage employé et le cadre politique de référence diffèrent nettement de ceux qui prévalaient dans le demi-siècle précédent, où transparaissait la non-légitimité prêtée à l’État juif : « Nous faisons appel à vous, disent ses promoteurs, pour faire pression sur vos Etats respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ». Ce n’est plus l’existence d’Israël qui se trouve mise en cause mais ses pratiques, singulièrement la colonisation issue de l’occupation. Publiée en 2009, la « charte de  BDS-France » se montre ainsi précautionneuse : « Notre action est éthique, citoyenne et politique. (…) Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive (…) Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans ».

Scepticisme des uns, hostilité ou réticences des autres : les échos de la campagne sont d’abord modestes, quoique stimulés par les opérations militaires israéliennes sur Gaza ou le Sud-Liban, l’impasse des pourparlers et le développement de la colonisation. Les compagnies dénoncées (Mac Donald, IBM, Starbuck, l’Oréal, Danone) en ont vu d’autres et se croient peu vulnérables.

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Affiche contre le boycott

« Une arme indigne »

Les amis d’Israël ne s’en mobilisent pas moins. En France, un texte paraît en novembre 2010 sous la signature, parmi d’autres, d’Alain Finkielkraut, Bernard Henri Levy, Yvan Attal mais aussi de Manuel Valls et … François Hollande, encore loin du pouvoir l’un et l’autre. Le titre est explicite : « le boycott d’Israël est une arme indigne ». Balayant les précautions politiques de ceux qu’ils nomment « saboteurs », les auteurs dénoncent ses partisans, implicitement qualifiés d’exterminateurs masqués: « Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l’impression que c’est le mot même d’Israël que l’on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes ». Sans nier le droit de mettre en cause « même de manière vive » le gouvernement israélien  (alors déjà dirigé par Benyamin Netanyahou), ils estiment que « rien ne saurait autoriser que l’on applique à la démocratie israélienne un type de traitement qui n’est réservé aujourd’hui à aucune autre nation au monde, fût-elle une abominable dictature »(1). Alors Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry déclare devant le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France): « ceux qui prônent le boycott se trompent de combat : au lieu de porter la paix, ils portent l’intolérance, ils portent la haine ». Sous l’impulsion de la Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, Michelle Aliot Marie, la justice française poursuit les appels au boycott assimilés au délit de discrimination.

Le mouvement n’en continue pas moins à travers le monde et marque des points, d’Amérique latine ( Bolivie, Venezuela) en Europe (Scandinavie, Grande Bretagne où des syndicats ou diverses organisations de la société civiles s’y associent), trouvant parfois des alliés, de fait, inattendus. Peu médiatisé, un rapport – secret mais vite éventé – des chefs de mission diplomatique (consuls généraux) de l’Union européenne à Jérusalem, vient en 2011 accuser en des termes inhabituels la puissance occupante de « perpétuer activement ses annexions en sapant systématiquement la présence palestinienne dans la ville par l’expansion de colonies ».

Plus inhabituel encore, les hauts diplomates préconisent pour « protéger le tissu social palestinien » une série de mesures qui, sans naturellement employer le terme de boycott ni de rétorsion, n’en sont pas très éloignés, même s’ils ne visent que l’économie des colonies. Parmi eux : « empêcher ou décourager les transactions financières venues d’États européens qui auraient pour but de financer les activités de colonisation et mettre en place une législation européenne dissuasive », « avertir les opérateurs touristiques européens afin que leurs visites n’alimentent pas les activités de colonisation », « s’assurer que les produits fabriqués dans les colonies de Jérusalem-Est ne bénéficient pas du traitement préférentiel de l’accord commercial UE/Israël », « sensibiliser le public sur l’origine de ces produits ». Le réquisitoire n’est pas suivi mais il n’est pas non plus ignoré et l’UE a récemment pris différentes mesures – opérationnelles au 1er janvier dernier – pour exclure effectivement les colonies de divers partenariats.

Zoom:

La colonie israélienne d’Har Homa, au nord de Bethléem, ne pourra plus bénéficier de financements européens à partir de 2014 afp (AFP)

Propagation

A partir de 2013, plusieurs institutions de pays du Nord (Norvège, Suède, Danemark) décident de rompre leurs liens avec des banques israéliennes impliquées dans le financement des colonies. Gérant pas moins de 150 milliards d’euros, le principal fonds de pension des Pays-Bas a cessé sa collaboration avec cinq établissements financiers pour la même raison. Un mois plus tôt, la société d’eau potable Vitens, autre géant néerlandais, a rompu avec la compagnie israélienne de distribution Mekorot, accusée de pratiquer une discrimination vis à vis des Palestiniens dans l’accès à l’eau. Traditionnelle alliée de Tel Aviv, la Roumanie faisait savoir presque au même moment qu’elle refusait que les travailleurs roumains partent travailler dans les Territoires occupés.

Loin d’une Europe mal aimée en Israël, le mouvement prospère également outre-Atlantique. La plus grande église protestante canadienne vient ainsi de rompre ses liens avec trois entreprises israéliennes. Pire, le principal allié de l’État hébreux dans le monde, les États-Unis, n’est plus préservé de la contagion. En décembre, l’American Studies Association (ASA), syndicat d’universitaires et de chercheurs aux États-Unis, adopte par 66 % des voix une résolution appelant au boycott académique d’Israël. Bien que cela ne concerne qu’une minorité du monde universitaire nord-américain, cette position émane d’une des organisations importante et ancienne de ce milieu. L’Association for american studies l’a précédé de quelques mois.

Surgie dans cette série funeste, l’ « affaire » Johansson-Sodastream, est à la fois plus anecdotique mais, par son considérable écho médiatique, plus gênante pour Israël et surtout inquiétante en terme de contagion. Un signe parmi d’autres : le parrainage du même SodaStream valait simultanément au 41e festival international de bande dessinée d’Angoulême (France) des explications orageuses et les foudres du dessinateur Tardi, pourtant héros de la fête (« Si j’avais su que le festival était financé par cette marque, jamais je n’aurais donné mon accord » ). D’autres voix s’étaient prononcées dans le même sens parmi lesquelles celles du dessinateur américain Joe Sacco.

Zoom:

Des enfants palestiniens regardent des maisons construites dans une colonie israëlienne, le 3 décembre 2013 près de Bir Zeit dans la bande de Gaza (afp)

Voix

La montée du mouvement en vient à inquiéter Washington, augmentant … l’irritation de Tel Aviv. Évoquant pour les déplorer les risques de boycottage visant Israël en cas d’échec des négociations en cours, le Secrétaire d’État américain John Kerry s’est vu reprocher par son homologue israélien Youval Steinitz des propos « offensants, injustes et intolérables ». Son (proche) Premier ministre Benyamin Netanyahu déclarait pour sa part plus sobrement que les « tentatives de boycotter l’Etat d’Israel » étaient « immorales et injustifiées ».

Telle n’est pas l’opinion de certains intellectuels israéliens, sans doute fort minoritaires mais parfois prestigieux. Dans un article du quotidien Haaretz , le célèbre historien Zeev Sternhell affirme : « ce n’est pas l’antisémitisme qui se trouve à la base du boycott des colonies qui se développe en Europe. Le boycott est tout d’abord une sorte de révolte contre le colonialisme et l’apartheid qui dominent les territoires ». Une approche développée plus crûment par un autre historien, Daniel Blatman dans une tribune du quotidien français Libération. Professeur à l’université hébraïque de Jérusalem celui-ci estime qu’ « après plus de quarante-cinq années d’occupation pendant lesquelles Israël a exercé sa domination sur un autre peuple, le cancer raciste a pénétré dans les couches profondes de la société israélienne ». « Il faut, considère t-il, boycotter, bannir et poursuivre en justice les colonies et tous ceux qui commettent des crimes de guerre dans les Territoires occupés ».


* BHL justifie pourtant à la même époque la légitimité du boycott d’autres pays tels le Soudan ou la Chine.

Source: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Israel-Palestine-2013/p-27418-Le-retour-du-boycott-inquiete-Israel.htm




La CGT recadre le CRIF

Le Courrier de l’Atlas, vendredi 31 janvier 2014 de Nadir Dendoune.

Hier, jeudi 30 janvier, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) indiquait par le biais de son site internet, qu’au cours de l’entretien que ses dirigeants avaient eu le 28 janvier avec les responsables de la CGT Thierry Lepaon, Secrétaire Général et Éric Laffont, secrétaire confédéral, que ces derniers avaient démenti tout soutien au BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), contre Israël. Le CRIF affirmait même que les responsables de la CGT avaient déclaré que « si des militants de la CGT ont pu, ici ou là, afficher un tel soutien, ils n’avaient aucun mandat pour le faire ».

Toute la journée hier, de nombreux militants, indignés par les propos qu’auraient tenus les responsables de la CGT, sont montés au créneau poussant Thierry Lepaon à s’exprimer sur la question. Voici le courrier qu’il a envoyé à Roger Cukierman, où M. Lepaon demande au président du CRIF de supprimer l’article. Un recadrage nécessaire. En effet, pour M. Lepaon, le compte rendu du Crif est « à la fois partiel et erroné ».

Monsieur le Président,

  Je suis très étonné de découvrir un compte-rendu à la fois partiel et erroné de la rencontre que nous avons eue avec vous-même et des représentants de votre association. Rappelons que cette rencontre faisait suite à une invitation de votre part afin d’évoquer les questions d’actualité et notamment la question de la montée de l’extrême droite et notre inquiétude commune face aux relents d’antisémitisme, d’islamophobie et plus globalement de racisme dans notre pays.

  Sur la méthode d’abord, lorsqu’une rencontre de ce type est prévue avec des dirigeants de la CGT et notamment le Secrétaire général, il est d’usage de nous faire part au préalable de l’intention de rendre compte publiquement de l’échange et d’en faire vérifier le contenu par les participants. Ce manque de rigueur de la part d’une organisation comme le CRIF est de nature à entacher une relation de confiance entre nos organisations.

  Cette démarche aurait permis de corriger une grave inexactitude dans les propos que vous me prêtez concernant la position de la CGT vis-à-vis de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanction).

  En l’occurrence, je n’ai fait que confirmer que la CGT ne s’inscrivait pas dans la campagne BDS. En revanche, la CGT n’a jamais condamné ni ce mouvement ni ses acteurs dont certains sont d’ailleurs des adhérents de la CGT.

  Le titre de l’article « La CGT condamne le BDS » posté sur votre site sous la rubrique « Le CRIF en action » me paraît relever d’une intention qui n’est pas respectueuse à l’égard de la CGT et de ses prises de positions.

  Je vous demande donc de le supprimer.

  Afin qu’il ne subsiste aucune ambiguïté sur ce sujet, je me permets de vous rappeler brièvement la position de la CGT et les actions qu’elle mène, aussi bien en faveur de la paix entre les peuples israéliens et palestiniens que de la liberté d’expression des militants du BDS en France.

  Ces actions s’inscrivent dans la solidarité de la CGT à l’égard des travailleurs de tous les pays et en faveur de la paix dans le monde. Elles partent du constat de la situation dramatique de la Palestine qui s’enracine dans l’occupation illégale des territoires conquis par Israël et le renchérissement de sa politique de colonisation. La CGT a toujours œuvré aux côtés de celles et de ceux qui se mobilisent pour la paix, en Israël comme en Palestine. Elle entretient des contacts syndicaux avec les travailleurs de cette région et c’est en lien avec ces organisations syndicales qu’elle recherche les moyens les plus efficaces et participe aux campagnes en faveur d’une paix juste et durable au proche-orient.

  C’est le sens de la délégation conduite par Bernard THIBAULT en février 2013 en Palestine, à Gaza et en Israël.

  Forts de cette approche, nous considérons que le boycott global d’Israël ne favorise pas cette stratégie de paix et la coexistence de deux Etats, l’Etat Palestinien et l’Etat d’Israël. Par contre, la CGT s’inscrit totalement dans la campagne d’interdiction des produits fabriqués dans les colonies et dans l’obligation de transparence sur l’origine des produits israéliens destinés à l’exportation afin que l’Etat d’Israël soit contraint de respecter le droit international.

  Enfin, je vous rappelle que la CGT, par la voix de Bernard THIBAULT, alors Secrétaire général, est signataire de l’appel initié par Stéphane HESSEL pour la relaxe des militants poursuivis pour leur participation à des actions de boycott. Ce soutien a été renouvelé le 17 décembre dernier, par une délégation de la CGT, de la LDH, de l’AFPS et de parlementaires auprès de la Ministre Christiane TAUBIRA demandant le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier.

Je tiens à vous préciser que je rendrai ce courrier public et vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

  Thierry LEPAON
  Secrétaire général de la CGT

C’est aussi sur le site confédéral.
http://www.cgt.fr/Thierry-Lepaon-ecrit-a-Roger.html



Des militants BDS interpellent Julien Clerc à Nîmes

Jeudi 26 juin 2013, des militants du comité BDS 30 (Campagne BDS France) et d’Europalestine sont intervenus lors du concert de Julien Clerc à Nîmes.

Dans ce bel espace des Jardins de la Fontaine, une foule nombreuse se pressait. Nous avons distribué la lettre des opposants israéliens (boycott de l’intérieur) et avions des panneaux. Le public nous a réservé un bon accueil, public divers, parfois bien au courant, parfois mal informé, quelquefois des discussions sur l’opportunité du boycott, sur les initiatives telle celle de Daniel Barenboim … mais toujours intéressantes. Peu de refus, y compris de certains élus de droite, sauf de l’un d’entre eux…

Nous étions une quinzaine. Une partie des militantEs sont entréEs avec un billet et se sont mêlés aux spectateurs. Ils sont intervenus à tour de rôle (voir la vidéo ci-dessus) pour interpeller Julien Clerc « Julien n’y va pas » et ont cherché à parler avec lui. Il a fini par réagir et dire de pauvres paroles pour justifier d’aller chanter à Tel Aviv… Au moins, il a dû en parler publiquement !
Lorsqu’il reviendra d’Israël, puissance occupante, et poursuivra sa tournée en France, nous lui demanderons ce qu’il a appris du HCR à Tel Aviv et s’il fallait ainsi cautionner la politique d’apartheid menée par cet Etat.

pour le Comité BDS30

Nicole ZIANI

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Procès de Perpignan : soutien et mobilisation

Compte rendu du procès des militants BDS à Perpignan, 20 juin 2012

Les militants BDS étaient nombreux à venir soutenir lors de leur procès Bernard, Jeanne et Yamina, militants de la campagne poursuivis par des plaignants tels que le « Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme » (BNVCA) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » parce qu’ils ont participé il y a plusieurs années dans une grande surface à une action pacifique de sensibilisation au boycott des produits provenant d’Israël.

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Le procès a porté sur les enjeux politiques de cette inculpation dont la France a l’apanage, les militants ailleurs bénéficiant de leur liberté d’expression pour dénoncer la politique d’un Etat et appeler à sa mise au ban tout comme l’Afrique du Sud de l’Apartheid par exemple. Il n’y a aussi qu’en France qu’une ministre de l’intérieur, en l’occurrence Michèle Alliot-Marie a pu satisfaire la demande d’un lobby tel le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en donnant l’instruction au parquet de poursuivre en justice les militant-e-s de la Campagne BDS (circulaire toujours pas retirée par la garde des sceaux actuelle Christiane Taubira

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Sont intervenus comme témoins Paul Alliès (dont le témoignage peut être lu ici: http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-allies/210613/boycott-et-critique-de-la-politique-israelienne , André Rosevègue de l’Union Juive Française pour la Paix et Michel Warchawski venu spécialement de Jérusalem, qui ont tous les trois faites de très bonnes et complémentaires interventions. Michel Warchawski a notamment rappelé, en défendant la Campagne BDS, qu’il avait reçu le prix des droits de l’Homme des mains de Christiane Taubira.

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Les plaignants ont expliqué qu’ils ne représentaient pas Israël, mais que la campagne BDS incitait à des actes antisémites en France. Ils se sont bien gardés d’en apporter le début d’un élément de preuve.

A l’agacement des avocats des officines sionistes, de nombreuses prises de parole se sont succédées  pendant l’après-midi au pied du tribunal, prononcées par des associations nationales ou locales, des témoins ou des accusés. Les animations autour du stand de la campagne BDS et d’autres stands du mouvement de solidarité ont sensibilisé un large public. Nous avons la conviction que la campagne BDS et les droits des Palestiniens vaincront !

Malaise chez les plaignants quand le procureur a demandé finalement… une condamnation minimale.Ce que nous voulons nous, c’est l’acquittement!

Le délibéré sera rendu le 14 août à 14h.

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Photos :

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Communiqués de soutiens :

Revue de presse :




Interview BDS dans « Le Courrier de l’Atlas »

« Boycott, Désinvestissement, Sanctions » : Non au régime d'apartheid israélien
Des militants mobilisés pour inviter Julien Clerc à refuser de cautionner l’apartheid en se produisant en Israël.

LCDL : Quand et pourquoi est né BDS ?

Imen HABIB : La campagne BDS a été initiée en 2005 par une coalition de 173 associations de la société civile palestinienne.
En effet, en juillet 2005, soit un an exactement après l’avis de la Cour Internationale de Justice demandant le démantèlement du mur de l’apartheid construit par la puissance occupante israélienne, ces diverses  organisations, forces syndicales et associations palestiniennes ont lancé l’appel au BDS, dont voici un extrait :
« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël, tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ».
Cette campagne s’est développée depuis lors à l’échelle internationale, dans d’innombrables opérations de « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), contre le régime d’apartheid israélien en s’inspirant de la campagne victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud.

En quoi consiste la Campagne BDS France ?

La Campagne BDS France (www.bdsfrance.org) est la plus large coalition pour le BDS en France. Elle regroupe environ une cinquantaine d’organisations, partis syndicats et comités locaux un peu partout en France.
Du boycott culturel, universitaire, à la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, en passant par la campagne contre l’Euro Espoirs en Israël, les activités et initiatives de la Campagne BDS France mais aussi des campagnes BDS au niveau international sont nombreuses.

Au temps de l’Afrique du Sud le boycott allait de soi, pourquoi ce n’est pas le cas quand il s’agit d’Israël ?

Effectivement,  il y a  là une forme d’hypocrisie à ce sujet. Certains appellent très librement au boycott de la Chine pour son non-respect des droits de l’Homme au Tibet, ou au boycott de l’Ukraine comme on l’a vu lors de l’ Euro 2012, mais dès lors qu’il s’agit d’Israël on cherche à enrober le discours.
On essaye de faire croire qu’il n’y a pas matière à BDS contre ce régime, comme si l’on voulait absolument ignorer ses innombrables exactions quotidiennes contre le peuple palestinien, ignorer l’occupation et la colonisations illégales, le régime de lois qui a créé des statuts différents pour les palestiniens, de citoyens de seconde zone en Israël, à résidents de Jérusalem, de non citoyens sous régime militaire d’occupation dans les territoires occupés, à assiégés sans aucun droit à Gaza.
Et avec tout  cela, l’Union Européenne, malgré sa condamnation de la colonisation, développe chaque année de nouveaux accords et partenariats avec Israël. C’est scandaleux, et c’est aussi contre cela entre autres que la Campagne se mobilise. Pour obtenir enfin que les sanctions légales prévues par l’UE soient enfin appliquées contre Israël, et qu’il cesse de bénéficier du régime d’exception dont il jouit.

Parlez-nous de vos prochaines actions.

Depuis des mois nous menons partout en France et aussi en coordination européenne une campagne d’information et de sensibilisation appelée « Carton Rouge pour Israël ».
Durant l’Euro Espoirs en Israël, nous organisons aussi  des mobilisations dans plusieurs villes pour dénoncer la décision de l’UEFA de maintenir l’Euro en Israël.
Au niveau culturel, la Campagne BDS France a écrit à de nombreux artistes qui étaient invités en Israël pour leur expliquer en quoi leur venue serait utilisée à cautionner le régime israélien et ses aspects revendiqués comme « démocratiques », et à dissimuler tous ses aspects sombres comme par exemple l’épuration en cours des Bédouins palestiniens citoyens d’Israël pour la judaïsation du Néguev.
Tout récemment elle s’est adressée à Julien Clerc qui a prévu de se produire en Israël en Juillet prochain. Pour l’en dissuader, des militants se sont mobilisés dans plusieurs villes où il s’y est produit pour l’inviter à refuser de cautionner l’apartheid en jouant là bas. Même s’il vient d’annoncer qu’il ira quand même, nous continuerons à l’interpeller, comme tout artiste français qui prévoira de se produire en Israël !
Au niveau de la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, une marche est prévue le 29 juin prochain au départ d’Avignon pour dire « Méhadrin dégage ! » (Méhadrin est le principal exportateur de produits agricoles israéliens qui bénéficie d’exemption de taxes et de tarifs douaniers préférentiels pour tous les produits qu’il importe dont des produits des colonies)
Le 8 juin prochain, un concert dans le cadre de la Campagne BDS France « Justice en Palestine » est organisé  à la Courveuve avec les artistes : …Toutes nos actualités sont publiées sur le site de la Campagne BDS France www.bdsfrance.org. Nous invitons toute les personnes motivées à développer la Campagne BDS en France à nous rejoindre !
Voir également l’interview de Nordin Idir qui nous parle de l’Euro Espoir de football.

Source : http://www.lecourrierdelatlas.com/490505062013-Boycott-Desinvestissement-Sanctions-Non-au-regime-d-apartheid-israelien.html




« Marseille 1 – Imams collabos 0 »

Le Conseil Régional PACA n’a pas accueilli Chalgoumi et « les musulmans maghrébins », comme… Pierre Stambul s’en félicitent !!
Publié le 15 avril 2013
par Ahmed Nadjar
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Connaissant les acteurs présents devant le Conseil Régional PACA le mardi 9 avril nous pouvons affirmer que ce ne sont certainement pas des radicaux comme le prétend « Le Meilleur de Marseille « . Ayette Boudelaa, Tahar Eddam, Pierre Stambul, Mouloud, patrice etc. sont pour la paix, pas pour la propagande qui consiste à redorer le blason d’israël en fraternisant à Marseille, pour mieux bombarder, massacrer et coloniser dans le même temps en Palestine.

Mais les pratiques embeded de ce journal des (fausses) bonnes nouvelles – aussi crédible dans le monde du journalisme que Chalgoumi ne l’est dans le monde de l’islam de France n’étonneront pas grand monde. Rien que son appellation « Le Meilleur de Marseille » (rien que ça !) démontre tout le sérieux et l’humilité de son proprio.
Ce journal s’illustre pour l’occasion avec un article « bon exemple de fraternisation entre juifs et musulmans » est digne du mythe Marseille Capitale de la Fraternité mais beaucoup moins crédible qu’un épisode de la fiction « Plus Belle la Vie », c’est vous dire ! Mais, bon, quand on est embeded par le consulat d’Israël on ne va pas expliquer à ses lecteurs, que les palestiniens, peuvent avoir différentes religions (musulmans, catholiques, orthodoxes ou athées comme le communiste Georges I.A….), à quoi bon rappeler que la Bonne Mère, symbole de Marseille, vient de Palestine..

Et oui, ça risque de rendre sympathique cette Palestine occupée, donc nuire à l’idéologie coloniale. Pour finir comme « Le Meilleur de Marseille » (M. Pillet) donne des leçons de rigueur journalistique à ses anciens collègues de la Provence, nous voulons juste lui dire, qu’il ferai bien d’appliquer les leçons qu’ils donne. Bref, pour en revenir à notre reportage, donnons tout simplement la parole à ceux qui sont traité par « Le Meilleur de Marseille » de radicaux. Puisque ce grand journaliste n’a pas daigné rencontrer ces fameux « musulmans maghrébins » comme… Pierre Stambul de l’Union Juive pour la Paix. Vidéo sur le site de Med in Marseille

Oui missiou « Le Meilleur de Marseille » nous sommes en mesure aujourd’hui de décoder la pratique de votre journalisme coloniale qui consiste à creuser un fossé entre les bons et mauvais musulmans, désigner les modérés Comoriens pour mieux exclure les radicaux maghrébins sous pretexte qu’ils « boudent » la manipulation du consulat israélien. Non ils ne la boudent pas M. « Le Meilleur de Marseille », il la boycotte ! S’il y a bien une bonne nouvelle, dans votre article, c’est que le temps des arabes de service, commence à prendre fin, les habituels vendus ont dû rebrousser chemin.

La preuve : même l’imam Ghoul et une élue d’origine (dont je ne citerai pas le nom par charité laïque) ont fait marche arrière. Non vous n’arriverez pas à monter les « musulmans maghrébins » contre « Les musulmans Comoriens ». D’ores et déjà des Marseillais d’origines comoriennes dénoncent toujours sur les réseaux sociaux, avec brio cette manipulation :
Je cite l’excellent Solly : « J’en ai marre que des gens qui ne représentent qu’eux mêmes et leurs petits intérêts (ou qui sont inconscients des enjeux dans ce jeu de dupe ), nous associent systématiquement à leurs actions.
Hacène Boukhelifa ne représente pas plus les berbères de Marseille que ces « 200 personnes » représentent la communauté comorienne de Marseille qui compte près de 80 000 âmes. Nous n’avons pas envoyé ces gens nous représenter, personne ne les a élu pour parler en notre nom, pas le mien en tout cas. Bien entendu je suis pour le vivre ensemble et le rapprochement entre toutes les confessions mais dans l’état actuelle des choses au Moyen Orient, je refuse d’être associé à ce genre d’initiative financé par le pouvoir sioniste. Je ne cautionne pas »

Enfin pour finir, je vous rappelle qu’il fut un temps, pendant que certains marseillais dînaient également avec des occupants, des maghrébins « radicaux » libéraient notre bonne ville de Marseille :

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Soldats Maghrébins défilant sur le vieux port après avoir libéré Marseille des nazis.

PS : Nous sommes prêt à co-animer, un débat sur la Paix avec le « Meilleur de Marseille ». Pour ce débat, qui pourrait faire un buzz exceptionnel, nous demandons à Didier Pillet d’inviter son champion l’imam Chalgoumi. De notre côté, nous proposons de convier le modeste militant de paix, le laïc Pierre Stambul de l’Union Juive pour la Paix.

PS 2 : Med In Marseille n’est pas un journal qui se prétend « objectif », du reste il n’en a pas les moyens. Pour cela il faut pouvoir consulter différentes sources pouvoir engager de nombreux journalistes etc.. Med’In Marseille se défini donc, en gros, comme un média de rattrapage républicain, privilégiant ceux que l’on ne consulte pas, ces citoyens victimes du « phocée médiatique ». Dans ce cas précis, les différents traitements d’une même information pourraient être étudiés par des écoles de journalisme. Si en assemblant le sujet réalisé par Med In Marseille, et le reportage de France 3

les citoyens auront l’ensemble des parties, les étudiants journalistes pourront analyser les choix de France 3 et ceux de Med’In Marseille. Notons que les propos en arabe du reportage de France 3 ont été traduit … par l’imam chalgoumi. Encore un bel exemple de déontologie journalistique ! Sachant que pour nous, c’est juste par manque de moyens que l’on a pas pu aller partout.

PS 3. L’idée du titre de l’article est la copie d’un commentaire de Samia Touati, une lectrice Marseillaise, vivant maintenant de l’autre côté de la méditerranée.

SOURCE : Med’In Marseille




Invité dans un festival israélien, Erik Truffaz est mis sous pression

Pas de trêve des confiseurs pour le mouvement de solidarité avec la Palestine.  Il faut dire que le vent semble tourner en sa faveur. Après le fiasco stratégique de l’armée israélienne à Gaza et la reconnaissance de la Palestine  comme Etat observateur à l’ONU, une cinquantaine de personnalités, dont plusieurs Prix Nobel, ont exigé un embargo militaire sur Israël. Et autant de footballeurs européens ont exprimé  leur soutien au boycott de la coupe du monde des moins de 21 ans, qui doit se tenir en Israël cette année.

Un article récent de Haaretz déplore  la mauvaise image internationale grandissante d’Israël et, dans ce contexte, de nombreux artistes ne veulent  pas y être associés. Après Cat Power et Cassandra Wilson en 2012, c’est Stevie Wonder qui a annulé in extremis, fin novembre, sa participation à un gala des Amis des Forces armées israéliennes, prévu à Los Angeles.

Autant dire qu’à l’annonce de la participation  de plusieurs artistes de renommée internationale au prochain Red Sea Jazz Festival d’Eilat en Israël (du 17 au 19 janvier), les militants pro-palestiniens, qui sont aussi des fans de musique, ont pris leurs plumes et activé leurs réseaux sociaux. Les Britanniques écrivent au Portico Quartet, les citoyens étasuniens écrivent à Stanley Jordan, les Français et les Suisses à Erik Truffaz, les Hollandais à Yuri Honing, les Français également à JackyTerrasson et les Brésiliens à Benjamin Taubkin. Les premiers à répondre,favorablement, sont les membres du Portico Quartet, qui déclarent sur leur page Facebook: «Vu les récentes actions du gouvernement d’Israël et, en particulier, la construction de 3000 nouveaux logements dans la zone E1, nous ne nous sentons plus capables de jouer au Red Sea JazzFestival (…). Nous appelons les autres artistes à rejoindre la campagne Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS).» Stanley Jordan adopte la méthode suivie par Macy Gray en 2011 et demande à ses fans sur Facebook ce qu’ils en pensent. Un débat extrêmement animé s’ensuit, y compris après qu’il a annoncé sa décision de se rendre en Israël, tout en promettant de donner un concert de sensibilisation aux Etats-Unis au profit des Palestiniens. A Jane Birkin, qui avait peu ou prou fait la même proposition et qui n’a pas tenu sa promesse à  ce jour , les Palestiniens ont répondu par une fin de non recevoir: lasituation n’est pas symétrique,  et ils réclament la justice, pas la charité. Pour la petite histoire, Macy Gray avait finalement donné son concert en Israël, avant de regretter publiquement sa décision…

Le groupe Tuba Skinny, les artistes Jason Moran et Eddie Palmieri avaient annulé leur participation à l’édition 2011 du Red Sea JazzFestival, qui se tient dans une station balnéaire bien éloignée de la politique, mais qui est financé par le Ministère israélien de la culture et du tourisme. Erik Truffaz n’a pas encore répondu aux courriers qui lui sont parvenus de Genève et de Paris, mais qu’il déçoive ses fans ou non, l’agitation créée profite aux Palestiniens. Elle fait connaître la campagne BDS et ses trois revendications: la fin de l’occupation, de la colonisation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur; la fin de l’«apartheid» pour les Palestiniens israéliens; le droit au retour pour tous les réfugiés.

http://www.lecourrier.ch/104670/invite_dans_un_festival_israelien_erik_truffaz_est_mis_sous_pression




Les poursuites contre les militants du boycott doivent cesser

Par Alain Bertin, et Nicole Le Strat, membres de l’Association France palestine solidarité (AFPS).

Est-il permis de critiquer Israël ? C’est la question que se posent sept militants du Collectif Palestine Orne, à la suite de leur convocation au TGI d’Alençon (1). En effet, dans le cadre de la campagne de boycott des produits israéliens (campagne BDS) que nous menons depuis 2009 dans cette ville, une plainte a été déposée contre nous et jugée recevable par le procureur, ce qui est à la fois scandaleux et totalement incompréhensible.

Car, de quoi sommes-nous accusés ? D’une part, d’« incitation, de provocation à la discrimination, à la haine, à la violence à l’égard d’une personne, à raison de son appartenance ou non à une ethnie, une race, une religion, une nation », et d’autre part d’« entrave à l’activité commerciale d’un magasin » à la suite d’une action menée dans un magasin Carrefour d’Alençon, en février 2010.

Une loi qui évoque la « race » ! Notion dont nous affirmons l’inexistence. Nous sommes, comme Einstein, de la race humaine. Donc, accusations ahurissantes, sans fondement et sans aucun rapport avec les motifs et les modalités de notre action. L’assimilation systématique de toute critique d’Israël à l’antisémitisme est grotesque.

Cette campagne BDS, initiée par plus de 170 ONG palestiniennes en 2005, et maintenant relayée dans des dizaines de pays, est une méthode de lutte pacifique et non violente pour contraindre l’État d’Israël à respecter et à appliquer le droit international qui est le fondement de notre action. Les violations permanentes du droit international ainsi que la totale impunité dont jouit l’État d’Israël sont insupportables et amplifient le sentiment, tout à fait justifié, de deux poids, deux mesures. Israël occupe, colonise et pratique l’apartheid. C’est Israël qu’il faut inculper.

Nous revendiquons la légitimité de la campagne BDS et nous considérons que ces poursuites sont une atteinte grave à la liberté d’expression. Nous n’acceptons pas d’être considérés comme des délinquants, des fauteurs de trouble pour nous être pleinement engagés dans cette campagne, en citoyens responsables, comme nos camarades de Mulhouse, Pontoise, Bobigny, Paris, Bordeaux et Perpignan, eux aussi poursuivis par la justice.

Des appels au boycott ont été ou sont régulièrement lancés contre un certain nombre de produits et/ou pays (Chine, Mexique…) sans que cela entraîne des suites judiciaires pour leurs auteurs. Nous dénonçons ces tentatives d’intimidation, cette volonté de casser le mouvement de solidarité avec les Palestiniens. Et, faut-il le rappeler, cette criminalisation a été voulue et mise en place par une circulaire de Mme Alliot-Marie, alors ministre de la Justice du gouvernement Fillon, en février 2010, et … toujours d’actualité !

Il est à noter également que la France est le seul pays au monde où des militants, appelant au boycott des produits israéliens, sont poursuivis. Partout ailleurs, en Europe, au Canada, aux États-Unis, au Japon… les actions de la campagne BDS n’ont jamais été sanctionnées de quelque manière que ce soit.

Cela doit cesser et toutes les poursuites doivent être abandonnées. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, et la ministre de la Justice en particulier, s’honoreraient en prenant immédiatement les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation.

Plus que jamais – et la nouvelle agression de l’armée israélienne contre la bande de Gaza est là pour nous le rappeler – les Palestiniens ont besoin de notre soutien et de notre solidarité.

(1) Rassemblement devant le palais de justice d’Alençon le jour de la convocation : jeudi 10 janvier 2013, à 14 heures.

Alain Bertin et Nicole Le Strat

http://www.humanite.fr/monde/les-poursuites-contre-les-militants-du-boycott-doivent-cesser-509904




La cour d’appel de Colmar rendra sa décision le 3 octobre dans l’affaire de douze militants de Boycott 68.

L’affaire des douze militants de Boycott 68, relaxés par le tribunal correctionnel de Mulhouse en décembre dernier, a fait étape, hier, à la cour d’appel de Colmar ( L’Alsace du 16 décembre 2011). Rappelons que les prévenus étaient poursuivis pour « provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse » pour avoir mené une campagne au magasin Carrefour d’Illzach en septembre 2009 et mai 2010. Ils appelaient les clients de l’hypermarché à ne pas acheter de produits provenant d’Israël pour dénoncer la politique de ce pays à l’encontre des Palestiniens.
Le parquet avait fait appel de la décision mulhousienne, entraînant une riposte des avocats des prévenus sous la forme d’une QPC, question prioritaire de constitutionnalité, que les juges de première instance avaient rejetée. Le procès d’hier était consacré uniquement à cette question et la cour ne rendra son arrêt que le 3 octobre.
Les prévenus remettent en cause la constitutionnalité de la loi Perben 2 de 2004 qui a instauré une prescription spécifique d’un an pour certaines infractions, dont, la provocation à la discrimination…, alors qu’elle était jusqu’alors de trois mois comme pour les autres infractions regroupées dans la loi de la presse de 1881. Pour la défense, le débat est important puisque dans un cas, il n’y aurait plus de procès et dans l’autre si.
Celle-ci, par la voix de M e Comte de Paris, a défendu que « cette différence de délais de prescription n’était pas justifiée » et qu’elle portait atteinte au « principe d’égalité ».

Sérieux, pas sérieux ?

Pour qu’une QPC puisse être posée (à la cour de cassation, puis devant le conseil constitutionnel), elle doit revêtir un caractère sérieux dit la loi. Ce qu’ont contesté les avocats des parties civiles. « Ce n’est que de la poudre aux yeux pour retarder la procédure », a lancé M e Benjamin Markowicz, représentant du Bureau de vigilance contre l’antisémitisme. M e Cahn, pour la Licra, a affirmé qu’« à situations distinctes, il y a des prescriptions différentes », prenant pour exemple la prescription particulière pour les viols sur mineurs.
L’argument a été également cité par l’avocat général François Jurdey qui s’est prononcé contre cette QPC. Celui-ci a estimé qu’il n’y avait « pas rupture du principe d’égalité », en précisant « la seule égalité, toute relative, c’est celle des citoyens entre eux » devant la loi.
Pour l’anecdote, le procès a démarré par une sorte de défilé de mode. Les avocats des parties civiles demandant que soient expulsés de la salle trois membres du comité de soutien (venu manifester devant la cour une heure avant l’audience) arborant un tee-shirt appelant au boycott d’Israël avec, dessiné, un missile pointé en direction d’un landau. Le président Meyer a demandé aux trois intéressés de venir à la barre montrer leurs tenues. Ce qu’ils ont fait sous les applaudissements du public. Celui-ci a décidé que les trois mannequins d’un jour pouvaient rester dans la salle s’ils retiraient leur tee-shirt. L’un s’est dénudé pour mettre le haut à l’envers ; un second l’a enlevé ; et le troisième a préféré sortir.

http://www.lalsace.fr/actualite/2012/09/20/le-proces-a-demarre-par-un-defile-de-mode