Lettre ouverte à M. Jean-Yves Le Drian

Le 8 juin 2021

Monsieur le Ministre,

Nous avons pris connaissance des propos que vous avez tenus sur la situation en Palestine / Israël le 23 mai 2021 au Figaro. Nous retenons en particulier deux éléments, et celui-ci pour commencer :

« Pour la première fois, on a pu constater une conflictualité dans les localités israéliennes (…) Les communautés se sont affrontées ». 

C’est apparemment la « conflictualité dans les localités israéliennes » qui vous a fait réagir et vous avez raison de vous en inquiéter, le sort réservé par l’État israélien à ses citoyens palestiniens relevant de la discrimination en fonction de la nationalité. En effet cette discrimination est écrite dans la “Loi sur l’État Nation” adoptée le 19 juillet 2018 par le parlement israélien, loi qui définit clairement deux catégories de citoyens ne jouissant pas des mêmes droits civiques en fonction de la nationalité. Vous n’ignorez pas qu’Israël a décidé que ses citoyens d’origine palestinienne seraient de nationalité « arabe » pour la plupart, et ceci de manière héréditaire. Comment s’étonner que les enfants des citoyens israéliens de nationalité palestinienne aient le vif sentiment de recevoir l’apartheid en héritage, et de s’en indigner vivement ?

La discrimination en fonction de la nationalité est fermement condamnée en France, et ironiquement utilisée contre nous pour nos appels au boycott de l’apartheid israélien. N’appelant pas au boycott des personnes qu’elles soient israéliennes ou autre,  mais des organisations responsables ou complices de la politique discriminatoire d’Israël, la loi nous a donné raison.

Vous avez par ailleurs déclaré ceci : « Le risque d’apartheid est fort si on continue à aller dans une logique à un État ou du statu quo »

Selon vous, et pour reprendre vos propres termes, combien de temps faudra-t-il continuer à aller dans une logique à un Etat pour que le “risque fort d’apartheid” que vous évoquez devienne réalité ? Les 70 dernières années vécues de fait dans une “logique à un État” ne sont-elles pas suffisantes ? Nous nous étonnons par ailleurs que vous voyiez dans l’avancée permanente des intérêts israéliens en Palestine un « statut quo ».

Nous vous confirmons que le risque d’apartheid en Israël très très élevé. Israël n’a certes pas encore été condamné pour crime d’apartheid par une juridiction compétente, mais son régime d’apartheid a déjà été à maintes reprises documenté, analysé au regard de la définition internationale de crime d’apartheid, et clairement démontré. Citons chronologiquement le Tribunal Russel pour la Palestine en 2009, le rapport de Richard Falk et Virginia Tilley pour l’ONU en 2017, le rapport de Human Rights Watch intitulé “ Un seuil franchi – Les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution” publié ce mois d’avril 2021. Vous conviendrez j’espère que ces différentes organisations internationales ne peuvent être suspectées antisémitisme, de soutenir le terrorisme ou d’être des repaires d’islamo-gauchistes. Au risque de vous inquiéter davantage, nous tenons à vous préciser que le sort réservé aux autres composantes du peuple palestinien n’est pas meilleure et certainement pire que celui réservé aux Palestiniens d’Israël, que ce soit en Cisjordanie, à Jérusalem, à Gaza, dans le Golan syrien occupé ou encore dans les camps de réfugiés au Liban, en Syrie, en Jordanie et ailleurs.

Vous utilisez l’expression « logique à un État » qui correspond effectivement à la situation sur le terrain. La réalité juridique est autre : le 5 février 2021, dans le cadre de l’instruction de la plainte de l’Autorité Palestinienne pour crime de guerre, la Cour Pénale Internationale a jugé que la Palestine est un État avec souveraineté sur la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est. Vous constatez une « logique à un État » et vous savez certainement que deux États existent, même si l’un est virtuel et que l’autre exerce une domination absolue à son endroit. Cette situation ne semble pas vous émouvoir.

Dans ces circonstances nous voulons donc vous poser trois questions :

  • Pourquoi la diplomatie française a-t-elle des relations privilégiées avec Israël et ne cesse-t-elle de rehausser le niveau de ses relations avec lui dans tous les domaines, alors que l’État palestinien n’est pas considéré et ne bénéficie que de timides aumônes ?
  • Devons-nous considérer votre déclaration sur le « risque fort d’apartheid », accusation extrêmement grave envers un pays ami, comme un tournant de la diplomatie française envers Israël ?
  • Le risque d’apartheid étant fort et démontré, ne pensez-vous pas que des sanctions contre Israël doivent être réfléchies et appliquées sans attendre ?

En espérant que vous confortiez votre position sans vous laisser intimider par les propos indignés de Benyamin Netanyahou, alors premier ministre israélien, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à notre absolue sincérité.

La Campagne BDS France.

 




[Communiqué du BNC] Le BNC salue la décision de la CPI et appelle à agir

Par le Comité National BDS palestinien (BNC), le 6 février 2021

Nous appelons la Cour Pénale Internationale à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

Nous saluons la décision de la Cour Pénale Internationale qui confirme sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé.

Le régime d’apartheid israélien a tué plus de 3.600 Palestiniens depuis que la CPI a commencé son examen préliminaire de la situation en Palestine.

Assez de retard ! #ICC4Israel

Le Comité National BDS palestinien (BNC) salue la confirmation de compétence de la CPI sur le Territoire Palestinien Occupé (TPO) et nous appelons la CPI à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

La CPI agit comme un tribunal impartial, s’acquitte de son mandat selon le Statut de Rome et enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël dans le TPO, y compris le crime d’apartheid.

Les Palestiniens ne peuvent plus endurer plus de crimes et de souffrances. Une justice différée est une justice déniée. La CPI doit tenir Israël pour responsable de ses décennies de crimes contre le peuple palestinien.

 

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Des artistes et des universitaires de Montréal s’opposent à un accord de libre échange afin de défendre les droits des Palestiniens

Plus de 150 artistes et universitaires et plus de 20 syndicats, organisations culturelles, associations étudiantes et collectivités autochtones de Montréal appellent le gouvernement canadien à annuler l’Accord de Libre Echange Canada-Israël.

Cette déclaration communautaire d’opposition collective à l’Accord de Libre Echange Canada-Israël (CIFTA) a d’abord été lancée en juillet 2020 dans le cadre de la vague mondiale de protestations pour s’opposer à la poussée du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou pour annexer officiellement la Vallée du Jourdain, en territoire palestinien occupé.

Plus précisément, cette déclaration fait partie d’une série d’actions locales en cours à Tiohtià/ke/Montréal visant à construire une solidarité avec la lutte permanente des Palestiniens contre les démarches de l’ETat d’Israël pour étendre la colonisation à l’intérieur de la Cisjordanie.

Dans le contexte local, l’opposition au CIFTA proteste contre la complicité de la part du gouvernement canadien envers la politique de l’État d’Israël. Le CIFTA ne comporte aucune demande d’identification des produits israéliens fabriqués dans dans les colonies illégales en territoire palestinien occupé et vendus au Canada. Le CIFTA  fonctionne aussi comme un accord politique qui travaille à normaliser la politique violente de l’État d’Israël envers le peuple palestinien, comme l’incarcération de masse, sans accès à un procès équitable, de nombreux civils palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, comme le rapporte l’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et de défense des Droits de l’Homme.

L’Accord de libre-échange entre le Canada et Israël doit se terminer, tout comme l’annexion

Le Canada et Israël maintiennent un vaste accord de libre-échange, l’ALÉCI, établi pour la première fois en 1997 et « modernisé » lors de deux phases de négociation en 2014-2015 et 2017-2018.

En 2019, le gouvernement libéral a publiquement célébré l’accord remanié, avec l’annonce de l’ancien ministre de la Diversification du Commerce international : « Le Canada et Israël sont des amis et des alliés fidèles, et nous avons un nombre impressionnant d’activités de coopération entre nos deux pays. »

Alors que le gouvernement israélien s’apprête à annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne, y compris la vallée du Jourdain, le gouvernement canadien doit annuler l’ALÉCI.

Partout dans le monde, des organisations internationales de défense des droits humains, des militantes et militants et même certains gouvernements prennent des mesures diplomatiques à cet effet. Pourtant, le Canada n’a pas répondu à l’urgence de cet acte éhonté de colonisation par l’État israélien en Palestine occupée.

Aujourd’hui, les organisations et les individus soussignés s’unissent pour demander collectivement au gouvernement canadien d’annuler l’Accord de libre-échange Canada-Israël.

Il s’agit d’une large coalition composée de syndicats, d’organisations culturelles, de groupes communautaires et de collectifs militants. Nous exprimons notre soutien et notre solidarité avec la lutte palestinienne contre la colonisation israélienne en cours, tout en rejetant les actions complices du gouvernement canadien visant à offrir une protection diplomatique aux actions israéliennes.

Nous ne devons pas rester silencieux.

Signataires intiaux / letter initiators: 

Mostafa Henaway, Academics for Palestine.

Stefan Christoff, Howl! arts.

Individual signatories:

1. Nawar Al Rufaie // DJ + musician, (Sandhill).

2. Faiz Abhuani // Brique par brique immobilier communautaire.

3. Dominique Daigneault // Présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

4. Chantal Ide // Vice-présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

5. Anna Pringel // Writer, artist, and activist with Solidarity Across Borders.

6. Kiva Stimac // Artist, Popolo Press, founder of Casa del Popolo.

7. Gwendolyn Schulman // Translator, co-host of Amandla! Radio on CKUT 90.3fm.

8. Nick Schofield // Musician, (Rêves sonores, Saxsyndrum).

9. Zahra Moloo // Filmmaker, photographer.

10. Norma Rantisi // PhD. Professor , Geography, Planning and Environment, Concordia University.

11. Norman Achneepineskum // Artist, musician, (Buffalo Hat Singers).

12. Mariana Marcassa // PhD in Clinical Psychology, artist and sound therapist.

13. Elena Razlogova // Author, Associate Professor, History, Concordia University.

14. Aziz Choudry // Associate Professor and Canada Research Chair in Social Movement Learning and Knowledge Production in the Department of Integrated Studies in Education, McGill University.

15. Eric Shragge // Associate Professor, Concordia University (retired), president of the Board of Directors of  the Immigrant Workers Centre.

16. Nadine Altounji // Musician, educator.

17. Razan AlSalah // Filmmaker, Assistant Professor, Communication Studies, Concordia University.

18. Adam Gwiazda-Amsel // Community organizer.

19. Anastasia Voutou // Community organizer.

20. Philippe Battikha // Musician.

21. Catherine Debard // Musician, (YlangYlang).

22. Albu // Artist.

23. Emily R. Douglas // PhD Candidate in the Department of Philosophy, McGill University.

24. Amanda Ruiz-Méndez // Artist.

25. Aaron Vansintjan // PhD Candidate, Community activist, unevenearth.org

26. Simone Lucas // video artist and community activist.

27. Emmanuel Madan // Artist and arts worker.

28. Airick Asher // Musician, (Doldrums).

29. Jessie Lauren Stein // Musician, geographer, artist, (The Luyas).

30. Mauro Pezzente // (Casa del Popolo, Godspeed You! Black Emperor).

31. Devlin Kuyek // Researcher, GRAIN.

32. Daniel Áñez // Musician, composer.

33. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

34. Nasir Hasan // Musician, cultural worker.

35. Duha Elmardi // Community activist, Convergence des luttes des Suds.

36. Moe Clark // Multidisciplinary Métis artist.

37. Yves Engler // Author.

38. Ricardo Lamour // Artist, community organizer, (Emrical).

39. Ky Grace Brooks // PhD Candidate, School of Information Studies, Musician (LungButter).

40. Kevin Yuen Kit Lo // Creative Director, LOKI

41. Kevin A. Gould // Associate Professor, Department of Geography, Planning and Environment, Concordia University.

42. Meriem Ramoul // Artist.

43. Freda Guttman // Artist, Activist.

44. Mary-Ellen Davis // Cinéaste, travailleuse culturelle, enseignante.

45. Amélie Nguyen // Coordonnatrice, Centre International de Solidarité Ouvrière (CISO).

46. Sheena Hoszko // Sculptor, anti-prison activist.

47. Léon Lo // Artist, (Skinnybones).

48. Sarah Pagé // Musician.

49. Omar BenAli // Community activist.

50. Mohamed El Fakir // Community activist.

51. Zahia El-Masri // Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

52. Guillaume Vallée // Film director.

53. Leila Bdeir // M.A., Humanities, Vanier College.

54. Kelly Nunes // Artist, Multimedia Director at Moment Factory.

55. Rose Marie Whalley // Community radio host, Older Women Live (OWL) on CKUT 90.3 FM.

56. Mouloud Idir-Djerroud // politologue et militant panafricaniste, Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (Montréal).

57. Norman Nawrocki // Author, musician, actor.

58. Hermine Ortega // Artist, Nullica, l’Oie de Cravan.

59. Andreas Iakovos Koch // Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

60. Maya Cardin // Artist, Mayamorphosis.

61. Sarah Mangle // Artist.

62. Samaa Elibyari // Community activist, Canadian Council of Muslim Women.

63. Lari Jalbert // Multidisciplinary artist.

64. Maude Caron // Artist.

65. Saeed Kamjoo // Artist, musician.

66. Brett Howie // Musician, McGill Law student.

67. Laura Bardsley // Artist, (blue odeur / punctï).

68. Jeremy Young // Musician (Sontag Shogun).

69. Julia E Dyck // Sound + Radio Artist + Educator.

70. Denis Kosseim-Philosophy professor Cégep André-Laurendeau.

71. Malek Abi-Saab, professor Dept. Of Islamic Studies, McGill University.

72. Rachad Antonius, Professor UQAM.

73. Adi Shulhut // Artist, Erorrist, Mediteranos.

74. Amy Macdonald // Musician, consultant // arts + culture (Nennen).

75. Bianca Mugyenyi // Writer, activist, Canadian Foreign Policy Institute.

76. Benjamin J. Allard // MFA, artist and cultural worker.

77. Fanny Latreille // visual artist + cultural worker.

78. Laurie Magnan // Master art history, Université du Québec à Montréal (UQAM).

79. Simon Brown // Poet, translator and interdisciplinary artist.

80. Sarah Chouinard Poirier // Performance artist.

81. Aidan Girt // musician (One Speed Bike, Godspeed You! Black Emperor).

82. Nelly Bassily // Activist, Disability justice, Media maker.

83. Aaron Lakoff // Media maker, activist, Communications at Independent Jewish Voices.

84. Sam Bick // Community activist, co-host TREYF podcast.

85. Miranda Gee Jones // Theatre/radio artist.

86. Aalya Ahmad, Ph.D., Comparative Literary Studies, former Adjunct Professor, Carleton University.
87. Leah Freeman // Travailleuse sociale.

88. Zackary Derrick //

89. Vicky Mettler // Musician, (Kee Avil).

90. Raphaël Foisy-Couture // Musicien, travailleur culturel 2. Freda Guttman // Artist, community activist.

91. Sam Shalabi // Musician, composer.

92. Samer Najari // Cinéaste.

93. Darren Ell // Photographer.

94. Amber Berson // Writer, curator, programming coordinator at articule.

95. Thomas Boucher // Photographer, musician, teacher.

96. Jérémie Dubé-Lavigne // Photographer.

97. Jason Gillingham // Artist, sculptor.

98. Nadia Moss // Artist, educator.

99. Jovien Smith // Artist.

100. Ghassen Ghariani // Community advocate.

101. Nadia Bashalani // Musician.

102. Wayne Tennant // Musician.

103. Adham Bozart // Musician, painter.

104. Adam Daudrich // Musician.

105. Aimé Claude // Organisateur communautaire, UQAM.

106. Ahmad Naser Eldein // Photographer.

107. Xarah Dion // Musician.

108. Ioannis Mitliagkas // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

109. Thanasis Papazoglou // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

110. Michalis Famelis // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

111. Stefan Verna // Filmmaker.

112. Hanadi Saad // Community activist, Justice Femme.

113. May Chiu // Attorney.

114. Noah Cannon // Concordia MSc. Geography Student

115. Brian Aboud // Professor, Humanities, Vanier College

116. Alessandra Renzi //Associate Professor, Communication Studies, Concordia University

117. Ariane Lorrain // Filmmaker

118. Krista Lynes // CRC in Feminist Media Studies, Associate Professor, Communication Studies

119. Ghassan Fayad // Producer

120. Diana Allan // Assistant Professor, Department of Anthropology and Institute for the Study of International Development, McGill University

121. Michelle Hartman // Professor Department of Islamic Studies, McGill University

122. Amir Massoumi //

123. Emma Haraké // Artist, educator.

124. Jérémi Roy // Musician.

125. Joël Lavoie // Musician.

126. Adam Kinner // Musician.

127. Alegría Gobeil // Performing artist.

128. Andrea Levy // Ph.D, writer and editor, Canadian Dimension Magazine.

129. David Widgington // Undisciplinary Artivist.

130. Zoë Thomas // Musician, Doctor at Department of Psychiatry at the Jewish General Hospital.

131. Chantal Partamian // filmmaker.

132. Natalie Kouri-Towe // Assistant Professor, Simone de Beauvoir Institute, Concordia University.

133. Sharlene Bamboat // Artist.

134. Alex Pelchat // Musician, enseignant à la CSDM.

135. Sarah Spring // Film producer.

136. Noam Bierstone // Musician, NO HAY BANDA.

137. Claudia Burneo // Artist.

138. Dr. Alan Wong // Community Organizer & Educator, Vanier College.

139. Aisling Chin-Yee // Filmmaker.

140. Alex Ginella // Musician.

141. Paul Phillips // Musician.

142. Aidee Arenas // Artist.

143. Samuel Landry // Musician (Le Berger).

144. Laurence Beaudoin Morin // Performance artist.

145. Shanice Nicole // Poet and educator.

146. Fabienne Presentey // Independent Jewish Voices Canada’s chapter in Montréal.

147. Clément Schreiber // Acteur-Comédien, Metteur en scène, Narrateur.

148. Parker Mah // Community worker, artist, DJ Rhythm & Hues.

149. Simone Lucas // Filmmaker, artist.

150. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

151. Cindy Milstein // Author, activist.

152. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

153. Nicolas Royer-Artuso // Scholar, musician and performance artist.

154. Amelia Orellana // Activiste, traductrice multilingue.

155. Anastasia Culurides // Musician, Interior Designer.

156. Jean-Pierre Gorkynian // Writer.

157. Omar Burgan

158. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

159. Naomi Bénéteau Goldberg // Climate justice organizer.

Organizational endorsements

1. Conseil central de Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

2. Suoni per il Popolo Festival.

3. McGill Radical Law Students’ Association.

4. Academics for Palestine Concordia University.

5. Centre des travailleurs et travailleuses immigrants / Immigrant Workers Centre.

6. Canadian Foreign Policy Institute.

7. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

8. Independent Jewish Voices Canada.

9. Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

10. Howl! Arts

11. Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

12. Le collectif Regards palestiniens.

13. College & University Workers United (CUWU).

14. Le Centre international de solidarité ouvrière (CISO).

15. Canadian Union of Postal Workers (CUPW).

16. Canadian Dimensions Magazine.

17. Indigenous Land Defenders.

18. No More Silence.

19. Faculty for Palestine (F4P), Toronto.

20. Labour4Palestine, Canada.

21. Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

22. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univesity.

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




BDS : décolonisons l’espoir !

Le 22 décembre

À celles et ceux qui nous soutiennent,

Nous gardons l’espoir, malgré tous les obstacles. Mais notre espoir n’est pas le produit de vœux pieux ou d’illusions quant aux défis qui nous attendent, car un tel espoir ne ferait que prolonger notre situation coloniale.
Notre espoir est ancré dans le riche héritage de lutte de notre peuple palestinien, dans le consensus palestinien sur lequel se fonde la résistance à l’oppression du mouvement BDS, réfléchie et globalisée, et dans votre solidarité enthousiasmante avec notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.
Nous sommes pleins d’espoir parce que votre soutien au mouvement BDS a multiplié son impact ces dernières années, affaiblissant davantage le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid exercé par Israël.

Notre espoir, comme le montre notre dernière vidéo, est décolonisé ! Allez voir ! Nous avons demandé à des Palestinien.ne.s d’âges et de milieux divers ce que BDS signifie pour eux/elles, et leurs réponses ont reflété le quasi-consensus de soutien à BDS. Des réfugié.e.s, des militant.e.s chevronné.e.s du boycott depuis la première Intifada, des grand-mères, des jeunes, des étudiant.e.s d’Acre, de Naplouse, de Tulkarem, un prêtre, le chef du syndicat des pêcheurs de Gaza, tou.te.s ont répondu à l’unisson : BDS, c’est l’espoir de réaliser nos droits.

DONNEZ !

Plus que jamais, nous avons besoin de votre généreux soutien tandis que nous affrontons un régime israélien brutal qui consacre d’énormes ressources financières, diplomatiques, politiques, dans le domaine du renseignement et de la propagande, au combat contre le mouvement BDS.

Pour mener à bien son projet colonial, il doit insuffler le désespoir dans la tête des colonisés. Notre projet de libération implique de décoloniser nos esprits au moyen d’une résistance stratégique, efficace et pleine d’espoir. BDS est au centre de cette belle résistance.

Votre soutien nourrit cet espoir décolonisé.

Omar Barghouti, défenseur des droits humains, co-fondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestinien.ne.s

BDS Movement
DONNEZ !

Le mouvement BDS non-violent pour la liberté, la justice et l’égalité est soutenu par la majorité absolue de la société palestinienne. BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Source : BDS Movement

Traduction SM pour BDS France




Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Communiqué du Comité national palestinien du BDS (BNC)

le 15 décembre 2020

 

Votre soutien a permis nos réalisations collectives, y compris les premières étapes vers les sanctions, mais nous avons besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

Malgré son investissement massif de ressources financières, politiques, diplomatiques, de propagande et d’espionnage dans sa guerre contre le mouvement BDS, Israël a échoué, comme l’admettent aujourd’hui certains de ses propres groupes de pression, grâce à votre soutien dans le monde entier.

Depuis des années, les militants se demandent quand nos efforts fructueux en matière de « B » et de « D » commenceront à déboucher sur un certain « S ». Quand nos campagnes de boycott et de désinvestissement à la base commenceront-elles à inciter les décideurs politiques à envisager d’imposer à l’Israël de l’apartheid des sanctions similaires à celles imposées à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans le passé ?

Nous partageons avec vous ci-dessous 20 des plus importants indicateurs d’impact que votre soutien nous a permis d’atteindre collectivement en 2020. Nous avons peut-être commencé les premières étapes de cette transition vers le « S », mais nous avons encore besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

DONNEZ !

  1. Soutien mondial à #UNInvestigateApartheid : L’appel palestinien à l’ONU pour enquêter sur l’apartheid israélien et imposer des sanctions pour y mettre fin, comme cela a été fait contre l’Afrique du Sud, a reçu un soutien massif de la société civile internationale. Parmi les signataires figurent 452 organisations de la société civile du monde entier, des pays du Sud, dix ex-présidents d’Amérique latine et d’Afrique, 720 parlementaires, diplomates et personnalités culturelles, ainsi que le diplomate des Nations unies membre de The Elders Lakhdar Brahimi.
  2. Des appels de plus en plus nombreux aux sanctions : Des dirigeants politiques et des personnalités du monde entier ont appelé à l’adoption de sanctions contre Israël afin de mettre un terme à l’annexion formelle et de facto des terres palestiniennes. Parmi eux, le Conseil oecuménique des Eglises et, au Royaume Uni, des députés, le Congrès des Syndicats (TUC), et des artistes de renom.
  3. Des dirigeants arabes appellent à des sanctions : Des dizaines de dirigeants arabes – anciens premiers ministres, ministres et diplomates, personnalités de la culture et de la société civile – appellent à « un large éventail de sanctions efficaces » pour contrer l’apartheid israélien et l’annexion illégale.
  4. L’ONU publie une base de données sur les colonies : L’ONU a publié » une liste très attendue de 112 sociétés complices de l’entreprise illégale de colonisation israélienne, un premier pas concret vers la responsabilisation des sociétés israéliennes et internationales qui permettent les graves violations des droits des Palestiniens par Israël. La Confédération syndicale internationale (CSI), qui représente 200 millions de travailleurs dans 163 pays, a appelé les entreprises figurant sur la liste des Nations unies à « mettre fin à leur présence illégale … sur la terre palestinienne ».  Néanmoins, de nombreuses entreprises complices ne sont pas encore incluses dans la base de données et doivent être ajoutées. Par exemple, plus de 100 organisations demandent que l’ONU ajoute HPE à la base de données pour sa complicité dans les colonies israéliennes.
  5. La justice israélienne subit des défaites : La guerre juridique d’Israël (lawfare) contre le BDS a subi des coups importants. Réprimandant le gouvernement français, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que le fait de préconiser le boycott des produits israéliens relevait de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits de l’homme. Un tribunal allemand a statué que la ville de Munich ne pouvait pas refuser un espace public aux groupes du BDS pour leurs manifestations. Aux États-Unis, une tentative incessante soutenue par le lobby israélien pour censurer et punir l’American Studies Association (ASA) pour son soutien au boycott universitaire d’Israël a une fois de plus échoué devant les tribunaux.
  6. La Cour suprême britannique soutient le désinvestissement local : La Cour suprême du Royaume-Uni, dans un arrêt historique, a rétabli le droit des fonds de pension des autorités locales à se désinvestir des entreprises complices des violations israéliennes des droits de l’homme, en réprimant les restrictions gouvernementales illégales.
  7. Soutien progressif croissant des États-Unis aux droits des Palestiniens et au BDS : Les représentants du Congrès américain appellent à conditionner le financement militaire d’Israël ; 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans soutiennent un boycott total d’Israël; Alexandria Ocasio-Cortez – AOC – a abandonné une manifestation célébrant Yitzhak Rabin, qui a dirigé le nettoyage ethnique et la répression violente du peuple palestinien ; la députée Cori Bush, qui soutient le BDS, a été élue malgré les dénigrements du lobby israélien.
  8. Les principales institutions financières désinvestissent : Davantage d’institutions financières de premier plan se sont retirées des entreprises impliquées dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens. Le fonds de pension néerlandais ABP s’est séparé de deux banques israéliennes qui finançaient les colonies, et la société norvégienne Storebrand s’est séparée de quatre sociétés profitant de l’occupation illégale d’Israël.
  9. Boycott culturel et gains contre le lavage des roses : Le soutien au boycott culturel des institutions culturelles israéliennes complices s’est accru. Plus de 170 réalisateurs de films queer s’engagent à ne pas participer au festival du film LGBT TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien. Dix-neuf participants au TLVFest 2020 se sont retirés, dont huit cinéastes brésiliens. Docaviv – le Festival international du film documentaire de Tel-Aviv 2020, qui s’associe à des ministères du gouvernement israélien, a également été bouleversé par quatre annulations de la part de cinéastes et d’invités internationaux.
  10. La semaine contre l’apartheid israélien intégrée dans les campagnes antiracistess: Plus de 100 groupes européens se sont joints à un appel palestinien pour coordonner les événements annuels de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) avec les activités marquant la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La Semaine contre l’apartheid israélien a été organisée dans le monde entier, malgré la pandémie de COVID-19, et de nombreux événements ont dû se dérouler en ligne.
  11. Les victoires du désinvestissement des campus : L’Université de Manchester (Royaume Uni) a désinvesti près de 2 millions de livres sterling à des entreprises complices de l’oppression d’Israël. Aux États-Unis, les étudiants de l’université Columbia, de l’université de l’Illinois Urbana-Champaign et de l’université d’Etat de San Francisco ont tous voté pour se désinvestir de l’apartheid israélien.
  12. Les victoires de la campagne de boycott du Puma : La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de parrainage avec Puma concernant le soutien de la société aux colonies israéliennes illégales. Le club de football Luton Town FC, qui fait partie de la Ligue de championnat britannique, a abandonné Puma comme fournisseur, tout comme le club de football Chester F.C. du Royaume-Uni. Dans un moment de franchise, un avocat de Puma a résumé l’impact de la campagne à un organisateur de boycott, en disant : « Vous nous rendez la vie misérable ».
  13. Les artistes arabes s’opposent à la normalisation des EAU : Près de 100 artistes arabes, y compris palestiniens, ainsi que 17 groupes et organisations culturelles se sont engagés à boycotter toutes les activités culturelles parrainées par le régime des EAU au sujet de la normalisation d’Israël. Parmi les signataires figurent des grands noms du cinéma, de la musique, de la photographie, des arts du spectacle et des arts visuels, entre autres.
  14. G4S perd des contrats : Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et une multinationale en Jordanie – qui a demandé à rester anonyme – ont décidé de ne pas renouveler leurs contrats avec G4S en 2020. G4S, la plus grande société de sécurité au monde, a une longue histoire d’implication dans les violations des droits de l’homme dans le monde entier, y compris la participation à la gestion de l’Académie de police israélienne à Jérusalem, la formation des forces de police israéliennes, avec un long historique d’implication dans les crimes de guerre.
  15. Propagation des zones libres d’apartheid : Malgré la pandémie de COVID-19, les zones libres d’apartheid (ZLA) continuent de se répandre et de mobiliser les communautés. En Italie, le nombre d’activités commerciales, de centres culturels et sportifs et d’associations qui se sont déclarés libres de l’apartheid israélien a dépassé les 200. Plus de 100 ZLA en Europe ont dénoncé le #CoronaRacism, y compris celui d’Israël. Au Chili, la Fédération des étudiants de l’Université Austral s’est déclarée zone libre d’apartheid, tout comme dix associations d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid.
  16. Victoires du #RightToBoycott : Malgré l’intensification des tentatives d’Israël et de ses alliés d’extrême droite pour réprimer le mouvement BDS, les militants des droits de l’homme ont remporté de nombreuses victoires du #RightToBoycott. Une puissante mobilisation mondiale a fait pression sur Israël pour qu’il libère le coordinateur général du mouvement BDS, Mahmoud Nawajaa, après 19 jours de détention sans inculpation. Le gouvernement écossais a réprimandé le gouvernement britannique en déclarant que les institutions publiques, les organisations ou les individus écossais devraient être libres de débattre, d’approuver ou de mettre en œuvre le BDS. Aux États-Unis, seule une fraction des projets de loi introduits ciblant le plaidoyer pour les droits des Palestiniens sont devenus des lois en raison des mobilisations citoyennes.
  17. Le soutien à l’embargo militaire s’accroît : 10 000 personnes ont demandé à l’UE de cesser d’utiliser les drones de la société israélienne Elbit Systems ; Liverpool et Séville ont annulé les principales foires aux armes, dont Elbit Systems, suite à l’opposition locale dans les deux villes ; et Microsoft s’est séparé de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision, qui aide Israël à maintenir son régime d’apartheid sur les Palestiniens.
  18. CAF soumise à des pressions pour abandonner le chemin de fer des colonies : 70 groupes basques ont demandé à la société CAF de se retirer du projet illégal de métro léger de Jérusalem, qui permet à Israël de poursuivre ses politiques coloniales et d’apartheid, et huit syndicats norvégiens ont demandé que CAF soit exclue des marchés publics.
  19. Lancement du boycott d’AXA : 10 000 personnes et 250 organisations se sont engagées à boycotter AXA pour ses investissements dans les banques israéliennes qui permettent l’occupation et l’apartheid d’Israël.
  20. Des artistes, des universitaires et des organisations culturelles s’opposent à la réduction au silence des défenseurs des droits des Palestiniens en Allemagne : 375 universitaires et artistes se sont opposés à des tests politiques décisifs en Allemagne visant à réduire au silence les défenseurs des droits des Palestiniens en vertu du droit international. Par ailleurs, 32 organisations culturelles allemandes de premier plan ont critiqué la résolution anti-BDS de 2019 du Parlement allemand, déclarant qu' »au lieu de freiner l’antisémitisme, la résolution a étouffé l’échange ouvert d’idées… et la liberté d’expression dans les arts », tous deux protégés par la Constitution.

Avec votre soutien continu, nous pouvons commencer à voir se concrétiser davantage de « S » !

DONNEZ !

Source : BDS movement

Traduction JPB pour pour BDS FRance




[Communiqué du BNC] Nous ne serons pas réduits au silence.

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 2 décembre 2020

Notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est confronté à des attaques de plus en plus nombreuses. Leur guerre contre BDS est un échec, mais nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens.

Cette année, le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien a été confronté à une escalade des attaques de l’apartheid israélien et de ses partisans anti-palestiniens.

Dans de nombreux pays, en particulier en Europe et aux États-Unis, un climat inquiétant d’intimidation et de répression a résulté de la diffusion de la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA qui associe l’opposition légitime au régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation illégale d’Israël à l’antisémitisme.

Les militants de la solidarité avec la Palestine, les associations et le mouvement BDS dans son ensemble sont diffamés, se voient refuser l’accès aux espaces publics et aux financements, sont censurés par les fournisseurs de plateformes de médias sociaux et sont persécutés par les organisations de droit israélien dans le cadre de procès futiles. Des politiques et des lois restrictives sont adoptées pour diaboliser ou criminaliser les boycotts des consommateurs ainsi que le désinvestissement et l’approvisionnement éthique par les institutions publiques.

 

Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens

et notre liberté d’expression collective.

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

La bonne nouvelle, c’est que leur guerre contre le BDS est en train d’échouer.

Aux États-Unis, seule une fraction (25 %) des 202 projets de loi introduits pour supprimer notre défense des droits des Palestiniens est devenue une loi en raison de la forte opposition de la base et des libertés civiles.

La Cour européenne des droits humains (CEDH) a rendu une décision historique en juin, statuant que l’appel au boycott des produits israéliens relève de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits humains.

Les experts des droits humains des Nations unies sont intervenus contre les motions antidémocratiques et anti-palestiniennes adoptées contre le mouvement BDS en Allemagne, demandant au gouvernement allemand de veiller à ce que les groupes et les partisans du BDS « puissent mener à bien leur travail légitime dans un environnement sûr et favorable, et sans restrictions excessives ».

Des centaines d’universitaires juifs et israéliens, y compris des spécialistes renommés de l’histoire juive et de l’Holocauste, ont également condamné les résolutions parlementaires en Allemagne et en France qui assimilent l’antisionisme et le BDS à l’antisémitisme.

Au Royaume-Uni, la Cour suprême a confirmé le droit des fonds de pension publics de se séparer des entreprises complices de l’apartheid israélien en rejetant les restrictions illégales du gouvernement, tandis qu’un tribunal espagnol a rejeté le procès frivole d’un groupe de pression israélien contre l’annulation par la ville de Cadix d’un événement cinématographique parrainé par l’ambassade israélienne.

 

Avec votre soutien, nous continuerons à développer notre mouvement non-violent BDS, à construire des alliances plus fortes avec les mouvements de justice mondiale, et à donner de l’espoir et de l’inspiration aux Palestiniens alors que nous continuons sur la voie de la libération.

 

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

Source: BDS movement

Traduction GD pour BDS France

 

 




Nous défendons sans réserve le droit de toutes les nations à l’autodétermination

Communiqué du Comité National Palestinien

1er décembre 2020

« Le Comité national palestinien du BDS, la plus grande coalition de la société palestinienne, défend sans réserve le droit de toutes les nations à l’autodétermination, un droit qui est à la base de notre plaidoyer pour les droits des Palestiniens en vertu du droit international. Nous soutenons la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité des Nations unies qui appelle à « l’organisation et la supervision […] d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». L’application de cette résolution servira les intérêts de tous les peuples frères de la région » ».

Source: BDS  movement

Traduction GD pour BDS France




Le mouvement pacifique BDS l’emportera sur l’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 19 novembre 2020

 

Le Comité national palestinien du BDS répond à la guerre Trump-Netanyahu contre le mouvement BDS.

BDS movement

Ironiquement l’administration Trump, sous l’impulsion du régime d’apartheid israélien, continue de permettre et de normaliser la suprématie blanche et l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde tout en qualifiant d' »antisémite » le BDS, un mouvement de défense des droits humains dirigé par des Palestiniens et ses millions de partisans dans le monde. Le BDS a systématiquement et catégoriquement rejeté par principe toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-juif.

« L’alliance fanatique Trump-Netanyahu assimile intentionnellement l’opposition au régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid contre les Palestiniens avec l’appel à une pression non violente pour mettre fin à ce régime d’une part, et au racisme anti-juif d’autre part, afin de supprimer la défense des droits des Palestiniens en conformité avec le droit international. Cette révision frauduleuse de la définition de l’antisémitisme a été condamnée par des dizaines de groupes juifs dans le monde entier et par des centaines d’universitaires juifs et israéliens de premier plan, y compris les autorités mondiales en matière d’antisémitisme et d’Holocauste.

« Par cette définition révisionniste et frauduleuse, même les organisations de défense des droits humains qui ne font pas partie du mouvement BDS mais qui soutiennent l’interdiction des produits des colonies, par exemple, ainsi que quelque 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans, qui soutiennent un boycott total d’Israël selon un récent sondage, seraient également désignés comme « antisémites ».

« Le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est aux côtés de tous ceux qui luttent pour un monde plus digne, plus juste et plus beau. Avec nos nombreux partenaires, nous résisterons à ces tentatives McCarthystes visant à intimider et à harceler les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux afin qu’ils acceptent l’apartheid israélien et le colonialisme des colons comme une fatalité ».

Source: BDS Movement

Traduction : GD pour BDS France

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réponse à cette provocation de Mike Pompéo :

BDS : les États-Unis qualifient d' »antisémite » le mouvement de boycott d’Israël

Le secrétaire d’État Mike Pompeo fait une annonce alors qu’il se prépare à visiter la colonie israélienne illégale en Cisjordanie

Par le MEE et les agences – 19 novembre 2020 08:44 UTC

Les Etats-Unis qualifieront d’antisémite la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui vise à isoler Israël sur son traitement des Palestiniens, a déclaré jeudi le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Qualifiant le mouvement de « cancer », Pompeo a déclaré que les États-Unis « considéreront la campagne mondiale anti-Israël BDS comme antisémite… Nous voulons être aux côtés de toutes les autres nations qui reconnaissent le mouvement BDS pour le cancer qu’il est ».

Pompeo a fait ses commentaires lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors qu’il se préparait à visiter une colonie israélienne illégale, en violation controversée du protocole diplomatique.

Nétanyahou interrompit Pompeo, lui disant que son annonce « sonne tout simplement merveilleusement « (…)

Source: Middleeasteye

 




Le 20 novembre: dites à CAF de descendre du train de l’Apartheid

BNC, le 18 novembre 2020

A la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre, nous exigeons que la compagnie CAF mette fin à son rôle dans le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem (JLR). Le JLR permet l’annexion en cours du territoire palestinien occupé, et le renforcement de l’apartheid israélien.

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, et plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’État espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics. Des personnes connues comme le coureur Javi Dominguez et le journaliste Amparo Lasheras appellent à la mobilisation au Pays Basque le 28 novembre et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’offre pour fournir le matériel roulant de HS2.

Bien que CAF ait fini 2019 avec des ventes record, la compagnie menace de fermer son usine de Trenasa, ce qui signifierait que 118 ouvriers perdraient leur travail. Nous sommes solidaires de ces ouvriers. Il est clair que CAF ne pense pas aux droits de ses ouvriers. Pourquoi sinon la compagnie participerait-elle à un projet illégal qui la met totalement en péril ?

Le tramway de Jérusalem (JLR) fait partie d’un processus en cours d’enracinement de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël et de son vol des terres palestiniennes à et autour de Jérusalem. Le JLR relie Jérusalem-Ouest à des colonies illégales sur des terres palestiniennes occupées, qui sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

Shapir, le partenaire israélien de CAF pour le projet de JLR, est cité dans la base de données des Nations Unies des compagnies complices avec lesquelles les relations économiques devraient cesser à cause de leur violation du droit international et des droits humains du peuple palestinien. Si CAF ne change pas d’avis, la compagnie sera incluse aussi dans cette base de données.

En 2007 la campagne contre le rôle de Veolia dans le projet JLR avait été lancée à Bilbao. Après des années de campagne, Veolia a abandonné le projet après avoir perdu plus de 20 milliards de dollars de contrats.

Rejoignez cette journée internationale d’action pour que la compagnie basque CAF mette également fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

 

Le 20 novembre, nous voulons faire beaucoup de bruit!

Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Vous pouvez agir comme suit:

 

1 – Action sur les médias sociaux

a)  Imprimez cette image:

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. CAF, écoutez-nous: cessez de développer le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem qui renforcent les colonies de peuplement israéliennes sur des terres volées aux Palestinien.nes à Jérusalem Est occupée.

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

Suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

La campagne du BNC: bdsmovement.net/boycott-caf

d) Partagez ces tweet en anglais:

  • Tell CAF to get off Israel’s apartheid train
  • Tell your government and elected officials to exclude CAF from public contracts due to its complicity in illegal Israeli settlements
  • Spread the word about CAF’s role in helping Israel’s annexation and ethnic cleansing of Palestinians in Jerusalem

2 – Une masse de courriels

Pour envoyer un courriel au directeur général de la société CAF à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël, rendez-vous sur la page du BNC: https://bit.ly/3lIulSs

Et utilisez le formulaire encadré en rouge sur le côté droit de cette page.

Le texte de la lettre est déjà écrit (en anglais, voir la traduction en français tout en bas de ce message). Vous n’avez plus qu’à entrer votre Prénom, votre Nom, éventuellement votre organisation, votre pays, et votre adresse email, puis valider en cliquant sur SEND.

 

3 – Laissez un message à CAF

Appelez l’entreprise au téléphone pour demander que CAF cesse sa participation au projet de tramway de Jérusalem

Appelez au 01 82 73 01 00 et laissez un message sur le répondeur pour dire: Je vous appelle pour me plaindre du fait que CAF participe au projet du tramway illégal de Jérusalem, et je souhaiterais en discuter au plus vite avec la direction de CAF.

 

 

Source : BDS Movement

 

Le texte de la lettre en français:

Cher M. Arizkorreta,

J’écris à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien établie par les Nations unies pour demander que CAF mettre fin à sa participation dans le développement et la maintenance du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem (Jérusalem Light Train, JLR).
La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’état espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics, et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’appel d’offre destiné à fournir le matériel roulant de HS2 , le nouveau chemin de fer à grande vitesse du Royaume-Uni. EH Bildu, le deuxième plus grand parti d’Euskadi, la communauté autonone du pays basque, appelle aussi CAF à abandonner le JLR, ainsi qu’Amnesty International Espagne.
A moins que CAF ne change d’avis, la compagnie finira probablement sur la liste publiée par les Nations unies des compagnies complices impliquées dans les activités des colonies illégales israéliennes et avec lesquelles les relations commerciales devraient cesser. Shapir, le partenaire de CAF, est déjà sur cette liste.
Le projet de JLR est un élément clé dans la stratégie des autorités israéliennes pour formaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé et dénier au peuple palestinien leurs droits fondamentaux selon le droit international.
En 2016, le Conseil des droits humains des Nations unies a appelé à la cessation de « l’exploitation par Israël d’un tramway reliant les colonies à Jérusalem-Ouest, ce qui est une claire violation du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ».
Le JLR lui-même représente un outil de l’apartheid israélien puisque sa construction entraîne l’expropriation forcée de terres et la destruction de propriétés palestiniennes. Son exploitation profitera principalement à la population israélienne, particulièrement aux colons illégaux.
Le propre code de conduite de CAF affirme que « toutes les actions de CAF et de ceux qui représentent la compagnie respecteront scrupuleusement le droit, les droits humains et les libertés publiques ». Le code ajoute que « chaque entité ou personne qui travaille pour, ou est en affaires avec, CAF doit observer soigneusement les obligations juridiques actuelles, le code de conduite et les règlements internes de CAF ».
Conformément à ce code, le comité des ouvriers des usines CAF de Beasain et Irun a demandé publiquement que la compagnie se retire du contrat illégal pour le JLR.
La compagnie française Veolia a abandonné tous ces travaux pour le JLR en 2015 après avoir perdu une somme estimée à 20 milliards de dollars en contrats et appels d’offre après des campagnes de la société civile visant à faire pression sur la compagnie pour mettre fin à sa participation dans ce projet.
La pression et les protestations internationales continueront jusqu’à ce que CAF cesse de profiter de la colonisation par Israël des terres palestiniennes. Nous demandons donc à CAF d’annuler immédiatement son contrat pour le tramway de Jérusalem.
Avec l’expression de mes sentiments distingués,



Appel au boycott des produits israéliens : quand le ministère français de la Justice refuse de distinguer entre des produits et des hommes

Par Ghislain Poissonnier et Nicolas Boeglin, le 14 novembre

Peut-on encore espérer des autorités françaises une attitude rationnelle au sujet des appels au boycott des produits israéliens ? On peut légitimement se poser la question à la lecture d’une récente dépêche du ministère de la justice.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France [1], la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut pas en soi constituer une infraction pénale : il est en effet couvert par la liberté d’expression [2]. La France n’ayant pas fait appel de l’arrêt, celui-ci est donc juridiquement définitif depuis le 11 septembre 2020.

On pouvait donc s’attendre à ce que le ministère français de la Justice prenne les mesures qui s’imposent afin d’abroger les circulaires Alliot-Marie du 12 février 2010 [3] et Mercier du 15 mai 2012 [4]. En effet, ces circulaires prescrivent aux procureurs de poursuivre les personnes appelant au boycott des produits israéliens dans le cadre de la campagne internationale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Le 20 octobre 2020, le ministère de la Justice a cependant adressé aux procureurs une dépêche consacrée « à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens » [5], dépêche qui s’efforce de préserver la pénalisation à la française des appels au boycott.

La dépêche (en réalité une circulaire de politique pénale) affirme même que les circulaires Alliot-Marie et Mercier sont toujours valables et que les opérations appelant au boycott des produits israéliens sont encore susceptibles de constituer une infraction.

On est donc en droit de se demander ce que fait la France d’un arrêt du 11 juin 2020 dans lequel le juge européen s’est senti obligé de rappeler qu’il :

« … a souligné à de nombreuses reprises que l’article 10 § 2 ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. » (§78).

Quelques lignes plus haut, le juge européen avait indiqué que les appels au boycott des produits israéliens concernent précisément « un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Il est clair que les autorités françaises refusent, en violation de la hiérarchie des normes, de se soumettre à la décision de la CEDH et au droit européen. Pire encore, la dépêche nous fait revenir en arrière, avant le 11 juin 2020, quand la chambre criminelle de la Cour de cassation voyait dans l’appel au boycott un appel discriminatoire.

Comme si la summa divisio consacrée par la CEDH n’existait pas. L’arrêt Baldassi explique pourtant de manière très claire qu’il convient de distinguer entre, d’une part, l’incitation à ne pas consommer des produits pour contester la politique d’un Etat, et d’autre part, des appels à la violence contre les personnes (ou des propos racistes et antisémites visant les juifs en tant que collectif ethnico-religieux) ou à la destruction de biens. La première est parfaitement licite, car couverte par le droit à la liberté d’expression. Les seconds relèvent des discours de haine qui doivent être interdits.

La dépêche joue sur ce qui pourrait à première vue apparaître comme une zone grise située entre ces deux situations, en demandant aux parquets d’observer si l’appel au boycott de produits constitue ou non un appel à la discrimination fondé sur l’origine nationale d’une personne ou d’un groupe de personnes. Partant, la dépêche alimente l’ambiguïté autour de ces deux situations, en refusant d’admettre, à la différence de la CEDH qui le conçoit, qu’il est possible de distinguer, pour parodier Steinbeck, entre « des produits et des hommes ».

Une ambiguïté qui est également alimentée en entretenant un flou entre appel au boycott des produits israéliens et antisémitisme, sans préciser clairement ce qui pourrait faire basculer l’un vers l’autre [6].

Au final, la dépêche est plus que décevante en ce qui concerne son contenu juridique. Sans doute parce qu’elle ne parvient pas à masquer son but, qui est manifestement politique : réprimer à tout prix les appels au boycott des produits israéliens lancés dans le cadre de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).




Une douzaine de cinéastes Queer abandonnent le TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 11 Novembre 2020.

Les cinéastes Queer sont solidaires des Palestiniens queer qui appellent au boycott de la TLVFest [ The Tel Aviv International LGBT Film Festival ] pour son rôle dans le pinkwashing des crimes d’Israël. Un webinaire coïncidant avec la soirée d’ouverture du TLVFest présente des cinéastes qui rejoignent le Queer Cinema for Palestine.

Plus d’une douzaine de cinéastes se sont retirés du TLVFest, le festival du film LGBT organisé par le gouvernement israélien, qui se déroule du 12 au 21 novembre.

Les Queer Palestinians appellent au boycott du TLVFest en raison de son rôle dans le programme de pinkwashing du gouvernement israélien, qui utilise les droits LGBTQIA+ pour dissimuler son régime d’apartheid et son oppression de millions de Palestiniens, queer et non queer.

Cette année, le TLVFest a élargi son partenariat avec le gouvernement israélien d’extrême droite pour inclure le célèbre ministère des affaires stratégiques, qui dirige les efforts répressifs manifestes et secrets du gouvernement pour endiguer la vague de solidarité internationale avec les Palestiniens, en coordination avec les services secrets criminels d’Israël, le Mossad.

Six des cinéastes qui se sont retirés du TLVFest cette année ont rejoint plus de 160 cinéastes de plus d’une vingtaine de pays qui ont signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, dont John Eames, réalisateur du long métrage March for Dignity (Royaume-Uni), Maggie Bailey, réalisatrice de Sweet Sweet Kink (États-Unis), Andrew Blackman, réalisateur de Inferno (Nouvelle-Zélande) et Victor Costa Lopes, réalisateur de Revoada (Brésil). Les signataires s’engagent à ne pas participer à la TLVFest ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « tant qu’Israël ne se conformera pas au droit international et ne respectera pas les droits humains des Palestiniens ».

Le cinéaste sud-coréen Shin Seung Eun, qui a également signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, a déclaré dans un communiqué :

J’ai retiré mon film Mother-in-Law de la TLVFest en Israël. Je suis contre le pinkwashing de l’occupation militaire israélienne de la Palestine. Je suis en solidarité avec les queers palestiniens !

La cinéaste grecque Artemis Anastasiadou a également signé l’engagement, déclarant

Je défends la cause palestinienne à 100% et j’ai retiré mon film  Je suis Mackenzie  du TLVFest en raison de son partenariat avec le gouvernement israélien. Je suis solidaire de l’appel des homosexuels palestiniens.

Sept autres cinéastes ont répondu à l’appel de militants et de membres de Queer Cinema for Palestine en disant qu’ils avaient demandé à la TLVFest de retirer leurs films en solidarité avec les Palestiniens. Comme les années précédentes, la TLVFest refuse d’honorer ces demandes.

Ghadir Shafie, co-fondatrice et directrice d’Aswat – Centre féministe palestinien pour le genre et les libertés sexuelles, a déclaré :

Les prétentions ridicules de la TLVFest de soutenir les queers palestiniens, avancées chaque année en réponse aux retraits des cinéastes consciencieux, sont encore plus évidentes cette année par son partenariat de pinkwashing avec le ministère israélien même qui s’est engagé à combattre la solidarité internationale avec les Palestiniens par des moyens criminels. TLVFest refuse même de respecter les demandes des cinéastes désireux de se montrer solidaires des Palestiniens de ne pas projeter leurs films au festival.

La TLVFest a cherché à cacher ou à obscurcir son partenariat avec le ministère des affaires stratégiques suite aux premiers retraits de cinéastes. Elle a d’abord remplacé la version anglaise du logo du ministère par une version en hébreu, puis l’a complètement retiré pour le remplacer à nouveau par un logo sans marque.

Les cinéastes ont informé Queer Cinema for Palestine que TLVFest avait de nouveau enrôlé Creative Community for Peace (CCFP) pour contrer l’appel des queers palestiniens. La CCFP est une façade de propagande basé aux États-Unis pour l’organisation de lobbying du gouvernement israélien Stand With Us, qui s’est alliée avec le film raciste et homophobe de John Hagee « Christians United for Israel ».

Shafie a ajouté :

La TLVFest est une partie essentielle de la stratégie israélienne de pinkwashing, qui étend son récit colonial, décrivant les Palestiniens indigènes comme étrangers à leur patrie, aux homosexuels palestiniens les montrant comme des étrangers dans leur propre société. Le TLVFest efface les queers palestiniens et arabes en affirmant de manière raciste qu’il est « le seul festival de films LGBT au Moyen-Orient ».

Nous sommes encouragés par l’afflux de soutien des cinéastes queers cette année. Nous encourageons les autres à rejoindre la charte du Cinéma Queer pour la Palestine en reconnaissance de nos luttes contre l’oppression, qui sont intimement liées.

Des dizaines de cinéastes ont répondu positivement aux appels des queers palestiniens et de leurs alliés à se retirer du TLVFest au cours des dernières années.

Plus de 15 cinéastes ont envoyé des vidéos expliquant pourquoi ils s’étaient engagés à boycotter le TLVFest, dont Alain Guiraudie, nominé à la Palme d’Or, Elle Flanders et Tamira Sawatzky du collectif primé Public Studio et Ian Iqbal Rashid, réalisateur de Touch of Pink.

Le réalisateur canadien primé John Greyson a déclaré :

En 2009, j’ai retiré mon film Fig Trees du TLVFest. Je ne pouvais pas permettre que mon film, qui parle de la façon dont l’activisme contre le sida en Afrique du Sud est né du mouvement anti-apartheid, soit utilisé comme un écran de fumée rose pour dissimuler le régime d’apartheid israélien qui opprime les Palestiniens. Il est encourageant de voir tant de cinéastes du monde entier se retirer du TLVFest – et s’engager à boycotter le TLVFest – en réponse à l’appel des homosexuels palestiniens. Les cinéastes queers disent que la libération des queers est indivisible de la libération des Palestiniens – et que le boycott est une tactique queer efficace et constructive.

Shafie, Greyson et Flanders seront rejoints par Shohini Ghosh et Syrus Marcus Ware pour le « Love Queer Cinema. Hate Apartheid », pour webinaire le jeudi 12 novembre, qui coïncide avec la soirée d’ouverture du TLVFest.

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, a déclaré :

Le TLVFest est lancé alors qu’Israël enracine son système d’apartheid et son occupation militaire vieux de plusieurs décennies, qui emprisonne des enfants palestiniens dès l’âge de 12 ans, démolit des maisons palestiniennes, près de 400 depuis le seul mois de mars, et maintient des millions de Palestiniens en état de siège à Gaza, dont les Nations Unies ont prédit en 2012 qu’il serait impossible d’y vivre cette année .

Le partenaire de la TLVFest, le fanatique régime d’apartheid israélien, s’est allié avec des leaders d’extrême droite, intolérants, racistes et homophobes du monde entier, de Trump à Bolsonaro, et de Modi à Orban. Le mouvement palestinien de boycott non-violent fait au contraire partie du mouvement mondial, progressiste, de justice pour tous, qui défend les droits des communautés opprimées partout dans le monde. Il est tout à fait naturel que les cinéastes queer se joignent à notre lutte pour la justice pour les Palestiniens autochtones en boycottant le TLVFest.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI, un élément clé du mouvement mondial BDS dirigé par les Palestiniens, plaide pour le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international. Visitez le site PACBI à https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: BDS Movement

Traduction BDS-France




Après 100 jours de grève de la faim, Maher Al-Akhras, en détention israélienne, est en danger imminent de mort. Agissez maintenant !

Par le Comité national Palestinien du BDS (BNC), le 3 Novembre 2020

Nous appelons les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur le régime d’apartheid israélien pour qu’il le libère immédiatement et sans condition.

Le citoyen palestinien Maher Al-Akhras, 49 ans, père de six enfants, a entamé une grève de la faim le 27 juillet 2020, soit 100 jours aujourd’hui. Il proteste contre sa détention administrative – détention sans inculpation ni procès – par les forces d’occupation israéliennes. C’est la cinquième fois qu’Israël l’arrête. Sa seule revendication est d’être libéré.

Bien que la santé d’Al-Akhras se détériore et que sa vie soit en grand danger, le régime d’apartheid israélien, avec la complicité de sa Haute Cour, continue de le détenir sous bonne garde dans un hôpital israélien.

Le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC) a déclaré que Maher « est confronté à une menace sérieuse et imminente pour sa vie au centre médical de Kaplan. En raison d’une carence en sels et en liquides dans son corps, et de son refus de prendre des suppléments nutritionnels, Maher souffre de fréquentes crises, de maux de tête aigus, d’une déficience visuelle et auditive importante, en plus de douleurs intenses dans tout son corps, en particulier au niveau de la poitrine« .

Michael Lynk, le rapporteur spécial des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, a appelé à la libération immédiate d’Al-Akhras et à la fin de la pratique illégale de la détention administrative par Israël. L’Association internationale des juristes démocrates a demandé la libération immédiate d’Al-Akhras et a appelé les gouvernements, y compris le gouvernement américain et les gouvernements européens, à cesser de soutenir les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, appelle les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement et sans condition Maher Al-Akhras. Le régime d’extrême droite israélien doit être contraint, par le biais du BDS et d’autres formes de pression pacifique, de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens, y compris des prisonniers politiques.

Les entreprises israéliennes et internationales qui profitent de l’incarcération, de l’occupation militaire et de l’apartheid d’Israël doivent faire face à de graves conséquences en termes de perte de contrats, d’offres et d’investissements. Un moyen puissant de soutenir les droits des Palestiniens est de soutenir le boycott de ces entreprises, notamment Elbit Systems, qui vend des armes testées sur le terrain sur des Palestiniens, G4S, qui gère l’académie centrale de formation de la police israélienne et HP, qui fournit la technologie pour les « check-points » israéliens et le registre de la population de l’apartheid, entre autres.

La détention administrative est une procédure qui permet aux autorités d’occupation israéliennes de détenir indéfiniment des prisonniers sur la base d’informations « secrètes », sans les inculper ni leur permettre de bénéficier d’un procès équitable. Dans la pratique, Israël utilise couramment la détention administrative en violation des paramètres stricts établis par le droit international.

Selon l’organisation de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer, Israël détient actuellement plus de 4 400 prisonniers politiques palestiniens, 350 détenus administratifs et 155 mineurs dans ses cachots. Israël a régulièrement recours à la torture et aux mauvais traitements contre les détenus palestiniens, y compris les mineurs, comme le démontrent les organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits humains.

En outre, Israël n’a pas réussi à protéger de manière adéquate les prisonniers politiques palestiniens contre le coronavirus. Par exemple, rien qu’hier, Israël a annoncé plus de 73 nouveaux cas de COVID-19 parmi les prisonniers palestiniens de la prison de « Gilboa ».

Il est temps d’agir pour sauver la vie de Maher Al-Akhras et défendre les droits humains fondamentaux de tous les Palestiniens.

Traduction GD pour l’Agence Media Palestine

Source: BDS movement




Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




Michel Warschawski, Israël et BDS, à Clermont-Fd

L’amphi 120 de la fac de lettres de Clermont-Fd était presque plein (environ 100 personnes) le 12 février 2019 pour accueillir Michel Warschawski, dans le cadre de sa tournée en France, organisée par l’UJFP.

L’étape de Clermont-Fd était à l’appel de l’AFPS, BDSF, Amis Temps Des Cerises, Amis de l’Huma, Amis du Diplo, LDH, UD CGT, Solidaires, ATTAC, FSU.

A partir de son livre « Israël, chronique d’une catastrophe annoncée… et peut-être évitable » (Syllepse, 2018), Michel Warschawski a fait un exposé précis et détaillé de la situation en Israël, qui a beaucoup intéressé l’amphi, où régnait un grand silence. Il a expliqué qu’Israël se définit comme un « Etat nation du peuple juif », ouvert à tous les Juifs du monde, alors que les Palestiniens autochtones restants sont discriminés, sans droits fondamentaux et que le droit au retour des réfugiés est nié.

Netanyahou et l’extrême droite israélienne s’allient avec les gouvernements fascisants, racistes et souvent antisémites d’Europe de l’Est et d’Amérique, dans une perspective « judéo-chrétienne » islamophobe, sous couvert de lutte contre le « péril islamique » et contre l’Iran. Tout en tentant des alliances avec les gouvernements arabes les plus réactionnaires. L’Etat d’Israël, colonial, est en train de devenir fasciste, sur les plans constitutionnel, législatif et moral (analyses d’Avraham Burg, et Zeev Sternell). Pour avancer en ce sens il lui faut affaiblir le garde-fou de la Cour Suprême de Justice, et celui des médias qui ne sont pas aux ordres. Adalah recense 80 lois discriminatoires pour les Palestiniens citoyens d’Israël, et parmi les plus récentes l’interdiction de célébrer la Nakba, et du droit à la réunification familiale. Par ailleurs, de nombreux jeunes Israéliens s’exilent à Berlin (aidés par le gouvernement allemand) pour fuir cette société, où l’on observe aussi d’immenses inégalités sociales.

Comme l’a exprimé Jean Ziegler dans la préface du livre de Michel Warschawski: « Malgré toute la haine raciste et coloniale et le cynisme des dirigeants israéliens, malgré le malheur qui frappe les Palestiniens -et grâce à leur formidable capacité de résistance-, malgré sa propre hantise de l’abîme, Michel Warschawski respire l’espérance. Il croit que l’histoire a un sens et que ce sont les peuples qui la font. »

Michel Warschawski a rappelé, dans un contexte où le mouvement de la paix israélien n’existe quasiment plus, et d’impunité sur le plan international, l’importance fondamentale de soutenir la campagne BDS, économique, culturelle, académique, sportive. C’est un acte de justice, aux succès rapides depuis 2005, seul outil capable de répondre aux aspirations palestiniennes et de contraindre Israël à abandonner l’apartheid. C’est pourquoi elle est combattue prioritairement par le ministère israélien des affaires stratégiques.

La conférence a été enregistrée par les Amis du Temps des Cerises.

Le débat fut riche et dense, sur la résistance, le sumud et l’espoir palestiniens, la laborieuse décolonisation des esprits, l’impunité qui repose sur l’alliance avec les « Blancs (post)coloniaux européens »,  l’efficacité du Hezbollah, le « suicide » du mouvement de la paix en août 2000 (suite aux calomnies d’Ehud Barak contre Yasser Arafat), les crimes contre l’humanité à Gaza (qui devraient conduite certains dirigeants israéliens devant la cour de justice internationale si les gouvernements européens avaient un minimum de dignité), le débat permanent et stérile en France sur une solution à un ou deux Etats (qui empêche d’avancer sur les campagnes prioritaires, pour les prisonniers politiques, pour Gaza, pour BDS, …).

Une partie de l’assemblée s’est ensuite réunie au pied de l’estrade, devant notre décor auvergnat pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël, pour une belle photo collective à mettre sur notre album facebook.

La librairie des Volcans avait commandé des livres pour vente-dédicace aux participant-e-s à la conférence : 40 exemplaires ont été vendus. Et sur la table de presse AFPS-BDSF, 50 signatures de la pétition contre l’accord d’association UE-Israël ont été recueillies.

La soirée se termina par un repas partagé avec 6 militant-e-s afps et bdsf, et un jeune Palestinien de Clermont-Fd. Et le lendemain matin, une visite d’une exploitation viticole bio dont l’exploitant avait rendu visite à Michel à Jérusalem en 2017, qui nous a expliqué comment ce voyage avait enrichi sa vision des choses. Nous n’aurons qu’un regret à l’issue de ce passage très enrichissant de Michel : que la grippe ait empêché certain-e-s de venir l’écouter, et notamment une partie de l’équipe de FR3 Auvergne qui devait venir le filmer sur l’exploitation viticole !




APARTHEID – Conférence « Israël, la radicalisation jusqu’où ? »

Trente-sept personnes ont assisté, le 7 novembre à Clermont-Ferrand (maison des associations, rue de l’Oradou) à la conférence de Thomas Vescovi, professeur dans le secondaire et chercheur indépendant en histoire contemporaine.

En raison d’un retard SNCF, les participants ont consacré la première heure de la soirée à visionner la magnifique chanson de Dominique Grange « Détruisons le mur » (https://youtu.be/wRDdqDluwNg), à faire des photos de citoyens boycottant PUMA et l’Eurovision 2019 (pour les réseaux sociaux, à la demande du PACBI) puis à discuter de la situation en Palestine, des actions de parrainages (correspondance) aux prisonniers et des actions BDS en cours et futures dans le 63 (produits des colonies, PUMA, AXA, Eurovision 2019, …).

Dès son arrivée, Thomas a captivé l’auditoire par une présentation très documentée et très claire sur la vie politique israélienne, afin de mieux comprendre pourquoi Israël s’allie à des partis de gouvernement d’extrême droite et antisémites (USA, Brésil, Hongrie, Pologne, Autriche, Pays-Bas, Italie, …) ainsi qu’aux évangélistes chrétiens, eux aussi antisémites.

 

Le sionisme israélien, qui veut un État  pour les juifs, a évolué après les années 80 vers le post-sionisme et le néo-sionisme. Le post-sionisme, porté par la gauche sioniste issue notamment des juifs venus d’Europe (25 % des juifs israéliens) propose une société tournée vers des relations apaisées avec le M.O., étant donné la supériorité militaire évidente d’Israël. Mais c’est surtout le néo-sionisme qui s’est développé, en cultivant après la chute du bloc soviétique et surtout après le 11 septembre 2001, la peur du « choc des civilisations », de l’islam politique, du grand remplacement. Netanyahou s’est employé à développer une alliance entre la droite nationaliste, les juifs ultra-orthodoxes, et les juifs orientaux humiliés par la gauche sioniste. Ce mouvement veut continuer à conquérir des territoires vidés des Palestiniens, assimilés à des terroristes. Un proto-fascisme se développe et arrive au gouvernement, unifiant les droites nationaliste et religieuse, dont les jeunes attaquent physiquement les Palestiniens en toute impunité, les détournant ainsi de la lutte politique contre la colonisation et l’apartheid, et pour leurs droits nationaux.

La gauche israélienne, sioniste ou pas, ne parvient pas à développer une contre-culture capable de concurrencer les partis nationalistes et religieux. Depuis 2011, ces derniers ont fait voter un vaste ensemble de lois liberticides, dont la loi sur l’État-nation du peuple juif, de juillet 2018, qui légalise l’apartheid en Israël. Toutes ces mesures visent à favoriser l’immigration juive tout en poussant les Palestiniens à partir. De nombreux juifs israéliens antisionistes, marginalisés par cette évolution et menacés par la fin du jeu démocratique qui les protégeait autrefois, ont aussi quitté le pays.

Cet exposé a été suivi par une riche discussion.

Le cas des immigrants russes, juifs ou non, et représentés par le fasciste non-religieux Lieberman, est évoqué, dans sa surenchère avec les nationalistes religieux autour de Bennett, dont certains veulent raser Gaza, et d’autres l’occuper à nouveau. Des tentatives de séparer Gaza de la Palestine existent par ailleurs depuis longtemps et sont réactivées depuis la période Trump, où Israël, allié à l’Egypte et à l’Arabie Saoudite, fait des appels du pied au Hamas.

Le mouvement des femmes israéliennes et palestiniennes pour la paix, avec notamment des mères de jeunes décédés, est intéressant mais n’a pas de débouché ni politique ni électoral. Le journal Haaretz n’est que peu lu en Israël, mais la société israélienne ne pourra pas dire qu’elle ne connaissait pas ce qu’il dénonce. De nombreux jeunes juifs américains ne veulent pas qu’Israël et l’AIPAC parlent en leur nom, et BDS se développe sur les campus américains où un débat intense existe avec les propagandistes enrôlés par l’AIPAC.

La situation est d’autant plus inquiétante que la communauté internationale continue de refuser de contraindre les dirigeants israéliens à respecter les droits humains, le droit international et les nombreuses résolutions de l’ONU. Quelles perspectives pour le peuple palestinien dans cette droitisation de la société israélienne ? Quel avenir pour Jérusalem, censée être la capitale des deux États israélien et palestinien ? Comment les enjeux géopolitiques du Moyen-Orient pèseront-ils sur la région ?

Le mouvement BDS met l’accent sur la lutte pour les droits humains sur le territoire de la Palestine historique. Le gouvernement israélien considère que BDS est une menace sérieuse pour lui et son image et il a pris des mesures pour lutter contre les militants BDS. La lutte du BDS culturel répond aux tentatives israéliennes de développer une image acceptable autour du tourisme, du pink washing à Tel-Aviv, d’une start up nation civilisée, ayant des valeurs humaines et culturelles (importance de la campagne contre l’Eurovision 2019 à Tel-Aviv). La fascisation d’Israël, le documentaire publié par Orient XXI sur les méthodes du lobby israélien aux USA, et le projet de loi israélien pour exiger l’allégeance des artistes à l’État  nation du peuple juif facilitent l’argumentation et le développement du mouvement BDS.

 




France-Israël 2018: Action BDS à l’Institut Français à Paris le jeudi 26 octobre 2017

(English below)

Ce jeudi 26 octobre 2017, des militant.e.s de la Campagne BDS France sont intervenu.e.s devant le siège de l’Institut français à Paris pour dénoncer la scandaleuse opération de propagande « France-Israël 2018 », visant à valoriser les relations entre la France et le régime israélien d’apartheid.

VIDEO de l’action:

PHOTOS de l’action: 

https://photos.app.goo.gl/nx9F6hCptSoASUZr1

Les organisateurs de « France-Israël 2018 » sont réunis cette semaine à l’Institut Français pour planifier les événements qui se dérouleront l‘année prochaine.

Sur les pancartes tenues par les militant.e.s, était écrit:

Année France-Israël 2018 : Année de l’apartheid !

Ou encore : Année France-Israël 2018, ou comment divertir l’apartheid israélien ?

En 2018, nous commémorerons le triste anniversaire des 70 ans de la Nakba, c’est l’année choisie par l’ancien gouvernement « socialiste » pour encourager les politiques, y compris culturelles, de dépossession du peuple palestinien.

Nous ne nous laissons pas abuser par les appels au dialogue quand elles concernent un État qui se sert de la culture à des fins politiques pour redorer son image internationale. La culture ne pourra jamais blanchir l’État israélien de ses crimes, ses persécutions et ses discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza ou de Cisjordanie, contre les Palestiniens vivant en Israël, ou contre les réfugiés palestiniens.

Nous ne nous habituerons pas aux relations « de haut niveau »* entre la France et Israël visant à normaliser ce que l’ONU a récemment qualifié de « plus longue occupation de l’histoire récente ».**

C’est pourquoi nous appelons à boycotter les initiatives promues par la Saison France-Israël, qu’elles soient artistiques, culturelles, qu’elles concernent la recherche, l’enseignement supérieur, l’éducation, le sport, le tourisme, l’économie ou la gastronomie, et nous nous mobiliserons contre les événements qui seront organisés dans le cadre de l’année France-Israël 2018.

« France-Israël 2018 », la culture ne doit pas divertir l’apartheid israélien !

Boycottons la normalisation des relations avec l’État d’Israël 

Respect du droit international 

Solidarité avec le peuple palestinien !

*: http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

**: http://unctad.org/meetings/fr/SessionalDocuments/tdb64d4_fr.pdf

La Campagne BDS France-Paris

www.bdsfrance.org


ENGLISH:

Paris, 26 October 2017

On Thursday 26 October 2017 activists from the BDS France Campaign demonstrated in front of the headquarters of the French Institute in Paris to denounce the disgraceful propaganda exercise “France-Israel 2018” which aims to enhance the relations between France and the Israeli apartheid regime.

The organisers of next year’s operation met at the French Institute in order to plan the events which will be held in the framework of the “France-Israel” year.

Placards held by the activists read:

2018 France-Israel Year: No to the instrumentalisation of culture!

or: 2018 France-Israel Year – or how to entertain Israeli apartheid?

In 2018 we will commemorate the sad anniversary of 70 years of the Naqba. This is the same year chosen by the former “socialist” government to encourage the policy of dispossession of the Palestinian people.

We will not be fooled by calls for dialogue when those concern a State which uses culture for political ends in order to improve its international image. Culture can never whitewash the Israeli State’s crimes, the persecution and discrimination it carries out, whether it be against the population of Gaza or the West Bank, against the Palestinians living in Israel or against the Palestinian refugees.

We cannot accept “high level”* relations between France and Israel which aim to normalise what the United Nations this year described as “the longest occupation in recent history” **

Therefore we call for the boycott of any initiatives promoted by the France-Israel Season, whether they concern art, culture, gastronomy, research, education, higher education, sport, tourism or the economy.  We shall take action against the events organised in the framework of the 2018 France-Israel Year.

France-Israel” Season: Culture must not entertain Israeli apartheid!

Boycott the normalisation of relations with the State of Israel

Respect for international law

Solidarity with the Palestinian people!

*: http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

** http://unctad.org/meetings/en/SessionalDocuments/tdb64d4_en.pdf

BDS France Campaign – Paris

www.bdsfrance.org