Aubière (63) : Salah Hamouri citoyen d’honneur

Vendredi 5 octobre, 130 personnes environ se sont retrouvées à la mairie d’Aubière pour la cérémonie faisant Salah Hamouri citoyen d’honneur de la ville, 8 ans jour pour jour après la ville de Beaumont, à la différence notoire qu’en ce 5 octobre 2018 Salah Hamouri est libre.

Salah est en direct par Skype et accueilli par des applaudissements nourris.

Plusieurs élus du 63 sont présents :

François Saint-André, conseiller municipal et ancien maire de Beaumont

Boris Bouchet, conseiller régional AURA

Catherine Fromage, conseillère régionale AURA

Nadia Forte, adjointe du maire de Blanzat

Magali Gallais, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Pierre Miquel, conseiller municipal de Clermont-Ferrand

Nicole Prieux, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Delphine Lucard, conseillère municipale de Blanzat

et 13 conseillers municipaux d’Aubière.

Après la présentation de la soirée par monsieur le maire, Christian Sinsard, qui dit sa fierté d’organiser cette manifestation dans cette ville de plus de 10.000 habitants, André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, rappelle l’investissement pour la Palestine des parlementaires de son groupe à l’Assemblée Nationale. Il salue l’engagement, la pugnacité et l’énergie de Jean-Claude Lefort dans sa détermination pour la cause palestinienne et plus particulièrement pour ce qui concerne les prisonniers. Enfin, Il affirme son soutien à l’Afps 63 dont il connait le travail sur le terrain.

        

Jean-Claude Lefort, député honoraire, coordinateur du comité de soutien à Salah Hamouri et président d’honneur de l’Afps, retrace quant à lui, ce que furent ces 13 derniers mois pour tenter d’obtenir la libération de Salah et dénonce l’attitude honteuse de la France à l’encontre d’un de ses ressortissants, alors que même l’ONU a dénoncé cette incarcération arbitraire. Mais il rappelle qu’au-delà du cas particulier de Salah Hamouri ce sont tous les prisonniers palestiniens qui sont concernés. Il insiste par ailleurs sur la question cruciale de ce conflit et les injustices des siècles passés qui ont laissées des brûlures non refermées.

L’Afps 63 revient elle aussi sur la centralité du conflit Israélo-palestinien, qui est pour l’heure marginalisé, mais dont la résolution est une des clés de la paix dans la région et de la stabilité au-delà. Pour cela elle met l’accent sur la nécessité de rejoindre la campagne BDS, campagne non violente qui est certainement un des leviers les plus efficaces pour mettre fin à la politique israélienne de négation d’un peuple et de ses droits.  Elle rappelle aussi la situation des prisonniers politiques palestiniens, notamment les cas des enfants et des détenus « administratifs », et des figures comme Marwan Barghouti et Khalida Jarrar. Ainsi que la situation de Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 34 ans bien qu’il soit libérable depuis 19 ans !

La cérémonie se termine par l’intervention de Salah ou ( https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10209773080404061&id=1843006945 ) qui remercie la municipalité, les personnes présentes et tous ceux et celles qui partout en France et ailleurs se mobilisent pour apporter soutien et réconfort à l’ensemble des détenus palestiniens. Il dit combien la campagne de lettres aux prisonniers est essentielle : « chaque lettre reçue est comme un soleil qui illumine la cellule et aide à résister à la volonté des dirigeants israéliens de nous enlever toute humanité ». Une ovation debout de tous les participants fait suite à  son intervention.

La soirée s’est poursuivie par la projection du film de Franck Salomé « Palestine, la case prison » qui au travers de nombreux témoignages décortique et dénonce le système carcéral israélien à l’encontre des Palestiniens.

 

Questions et interventions s’en sont suivies auxquelles Jean-Claude Lefort a répondu longuement. Il est revenu sur la question des prisonniers qui pour lui constitue l’angle mort médiatique de la situation en Palestine, d’où la nécessité d’élargir au niveau européen l’information et la campagne des lettres aux prisonniers.

L’importance du mouvement BDS est rappelée, et notamment la campagne qui se met en place pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël. A une question sur le boycott sportif, il rappelle que le boycott de l’Afrique du sud a commencé par le boycott sportif et annonce qu’une campagne nationale va être lancée.

A propos des médias locaux, force est de constater leur absence à la soirée, attitude qui n’est pas différente de celles des médias nationaux qui à l’exception de quelques journaux n’ont jamais évoqué le cas de Salah durant sa détention.

A aussi été évoqué le cas des franco-israéliens servant dans les rangs de l’armée israélienne qui pose la question de l’attitude de la France vis-à-vis d’un conflit dans lequel elle n’est pas officiellement engagée.

Un buffet offert par la municipalité, et autour duquel les discussions se sont poursuivies, a clos cette soirée ou la joie ne pouvait être complète aussi longtemps que la Palestine ne sera pas libre.

 

 

 

 




Le Parti travailliste doit rejeter la définition biaisée de l’IHRA qui entrave la défense des droits palestiniens

27 août 2018 / Par Palestinian civil society groups / UK

La société civile palestinienne a diffusé une déclaration incitant le Parti travailliste et les syndicats britanniques à rejeter la définition de l’antisémitisme par l’IHRA [International Holocaust Remembrance Alliance/Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste], définition incorrecte et anti-palestinienne, qui cherche à confondre antisémitisme et critique d’Israël. Cette définition vise à faire taire toute critique des politiques israéliennes qui violent clairement les droits humains palestiniens.

Saluant la croissance significative ces dernières années des politiques progressistes centrées sur la justice sociale et l’internationalisme au Royaume-Uni, en particulier à l’intérieur du mouvement ouvrier, nous, syndicats palestiniens, organisations et réseaux de masse, représentant la majorité de la société civile palestinienne, appelons le parti travailliste britannique, les syndicats, les conseils municipaux, les universités et la société civile dans son ensemble à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’IHRA, définition fausse et anti-palestinienne.

Cette définition, non contraignante juridiquement, cherche à effacer l’histoire palestinienne, à diaboliser la solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, à supprimer la liberté d’expression, et à protéger le régime d’extrême droite d’Israël — un régime d’occupation, de colonialisme et d’ apartheid — de toute mesure efficace pour lui faire rendre des comptes en accord avec le droit international.

Les directives  discréditées de l’IHRA confondent délibérément l’hostilité contre les Juifs ou les préjugés et la discrimination à leur égard d’un côté et les critiques légitimes des politiques et du système d’injustice d’Israël de l’autre.

L’année dernière, les Palestiniens ont commémoré les 100 ans de la Déclaration Balfour, qui a joué un rôle important en soutenant et enracinant la colonisation sioniste de la Palestine. Cette déclaration britannique typiquement coloniale a constitué une  déclaration de guerre contre notre peuple. Elle a facilité la naissance de l’état d’exclusion d’Israël qui maintient un régime d’apartheid et opprime systématiquement le peuple autochtone palestinien, nous arrachant nos droits fondamentaux et reconnus par les Nations Unies, dont le droit à l’égalité, le droit à l’auto-détermination et le droit de retour de nos réfugiés dans leurs foyers d’origine.

Nous sommes d’accord avec les personnalités palestiniennes britanniques qui ont affirmé que :

[T]out usage par des institutions publiques des exemples d’antisémitisme de l’IHRA qui, soit empêche une discussion relative à notre dépossession par nettoyage ethnique, quand Israël a été établi, soit essaie de réduire au silence des discussions publiques sur les pratiques courantes ou passées du colonialisme d’occupation, de l’apartheid, du racisme et de la discrimination [israéliens], et sur la violente occupation militaire en cours, contrevient directement aux droits fondamentaux. D’abord, les droits inaliénables du peuple palestinien qui restent protégés par les droits et les conventions internationaux ; et ensuite, les droits de tous les citoyens britanniques qui se tiennent à nos côtés, dans la solidarité de la commune humanité.

Nous reconnaissons la pression sévère exercée sur les institutions publiques, au Royaume-Uni et globalement, pour qu’elles adoptent cette définition politisée et frauduleuse de l’antisémitisme. Nous voudrions déclarer que celles du Royaume-Uni ont une obligation particulière, morale, politique et sans doute juridique, de réparer les crimes britanniques passés et actuels contre le peuple. Nous les appelons à :

  1.     Soutenir constamment la loi du Royaume-Uni sur les droits humains, la Déclaration sur les défenseurs des droits humains des Nations Unies et le droit à la liberté d’expression, dont celui de raconter l’histoire coloniale bien documentée de la Palestine, de plaider pour les droits palestiniens, de décrire le régime d’oppression d’Isaël comme raciste ou constituant un apartheid, et d’appeler au Boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël en tant que mesures non-violentes de reddition de comptes pour imposer qu’ Israël se conforme à ses obligations selon le droit international et au respect des droits palestiniens.
  2.     Soutenir sans équivoque les droits stipulés par les Nations Unies du peuple de Palestine, en particulier :
  •    le droit de vivre libre de toute occupation militaire dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est ;
  •     le droit à la pleine égalité des citoyens palestiniens d’Israël qui souffrent actuellement d’un système de discrimination raciale légalisé et institutionalisé ;
  •     le droit inhérent et garanti juridiquement des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers d’origine, nettoyés ethniquement pendant la Nakba et jusqu’à aujourd’hui.
  1.     Adopter officiellement un embargo militaire sur Israël, ainsi que le demandent la société civile palestinienne, l’Internationale socialiste, des partis politiques du Royaume-uni (dont les Démocrates libéraux, les Verts et le Parti national écossais), le Congrès des syndicats britanniques (TUC), de nombreuses ONG de développement (dont Oxfam et Christian Aid), des dizaines de parlementaires britanniques, des villes de toute l’ Europe, Amnesty International, des personnalités mondiales, entre autres. Rien qu’en 2017, les exportations d’armes du Royaume-Uni vers Israël atteignaient $284m, un nouveau record.
  2.     Condamner sans ambiguïté toutes les formes de racisme et de sectarisme, dont plus de 60 lois racistes d’Israël, en particulier sa plus récente loi constitutionnelle, la Loi fondamentale de l’état-nation juif, qui «  consacre la suprématie juive  » et l’ apartheid, tel qu’il est défini par les Nations Unies.

Adopter la définition de l’IHRA (avec ses exemples) ne ferait pas que diaboliser notre lutte actuelle pour la libération et l’auto-détermination. Cela « réduirait aussi au silence toute discussion publique [au Royaume-Uni] de ce qui est arrivé en Palestine et aux Palestiniens en 1948 », comme plus de 100 groupes noirs, asiatiques ou d’autres minorités ethniques (BAME) au Royaume-Uni en ont mis en garde. Cela glacerait aussi la défense des droits palestiniens, en particulier en vilipendant et en calomniant notre mouvement non violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens.

Ancré dans notre héritage de résistance populaire de plusieurs décennies et inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et le mouvement des droits civiques américain, le mouvement BDS  nominé pour le prix Nobel de la paix est soutenu par une écrasante majorité de la société civile palestinienne. Il a aussi l’aval de mouvements progressistes représentant des millions de personnes dans le monde entier, dont un nombre en croissance rapide de jeunes Juifs nés au 21e siècle.

BDS s’enracine dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et  adhère à la définition onusienne de la discrimination raciale. En conséquence, « il ne tolère aucun acte ou discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Redéfinir le racisme contre une communauté particulière pour servir le but politique d’exclure ou de vilipender le combat contre les autres formes de racisme est immoral et directement raciste. Cela devrait être condamné par tous les progressistes moralement cohérents.

L’échec total d’Israël à supprimer la croissance impressionnante de BDS dans le monde entier au cours des dernières années l’a poussé à redéfinir l’antisémitisme pour calomnier notre mouvement strictement anti-raciste.

Comme des intellectuels juifs britanniques et des experts juridiques de premier rang l’ont affirmé :

Critiquer les lois et les politiques de l’état d’Israël comme racistes et en tant qu’elles correspondent à la définition de l’apartheid n’est pas antisémite. Appeler pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions contre Israël pour s’opposer à ces politiques n’est pas antisémite.

Nous sommes d’accord avec l’analyse de plus de quarante organisations juives pour la justice sociale dans le monde entier, analyse selon laquelle nous vivons « dans un ère effrayante, avec un nombre croissant de régimes autoritaires et xénophobes dans le monde, le premier d’entre eux étant le gouvernement Trump, s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël tout en faisant cause commune avec des groupes et des partis suprémacistes blancs antisémites et racistes ».

Nous nous faisons aussi l’écho de leur appel :

Nous incitons nos gouvernements, municipalités, universités et autres institutions à rejeter la définition de l’IHRA et de prendre à la place des mesures effectives pour vaincre la haine et la violence nationaliste ou suprémaciste blanche et pour mettre fin à la complicité avec les violations par Israël des droits humains.

Nous n’avons besoin de la permission de personne pour raconter notre histoire, défendre nos droits inhérents et inaliénables ou pour mobiliser une solidarité internationale de principe avec notre lutte pour la mener à bien.

Mais nous attendons des partis politiques orientés vers la justice sociale, comme le Parti travailliste et les syndicats progressistes, qu’ils contribuent effectivement à mettre fin à la complicité britannique dans le système d’oppression d’Israël qui dénie nos droits, qu’ils protègent le droit à la liberté d’expression et qu’ils se dressent du bon côté de l’histoire. Nous attendons d’eux qu’ils nous aident dans la lutte contre l’apartheid et pour les droits égaux de tous les humains quelle que soit leur identité. Est-ce trop demander ?

Signataires:

–    General Union of Palestinian Workers

–    Global Palestine Right of Return Coalition

–    Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

–    Union of Professional Associations

–    Federation of Independent Trade Unions

–    Palestinian Journalists’ Syndicate

–    Palestinian New Federation of Trade Unions

–    General Union of Palestinian Teachers
–    General Union of Palestinian Women

–    General Union of Palestinian Peasants
–    Union of Palestinian Farmers

–    General Union of Palestinian Writers

–    The Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)

–    Palestinian Camps Boycott Movement-Lebanon (33 organisations from 11 refugee camps)

–    Palestinian NGO Network (PNGO)

–    Palestinian National Institute for NGOs

–    Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

–    Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)

–    Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

–    Union of Palestinian Charitable Organizations

–    Women Campaign to Boycott Israeli Products

–    Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem

–    Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative

–    Agricultural Cooperatives Union

[Trad. CG pour BDS]

Source : https://bdsmovement.net/news/labour-party-must-reject-biased-ihra-definition-stifles-advocacy-palestinian-rights




Le système des lois d’apartheid d’Israël

19 juillet 2018
Ce tableau montre comment le système juridique d’Israël permet l’apartheid. Il comporte des exemples de lois racistes significatives.
 
L’apartheid se distingue d’autres formes de discrimination raciale interdites par le caractère institutionnalisé et oppressif de la discrimination qui s’y inscrit. C’est toujours un régime de discrimination et d’oppression approuvé par l‘État.
Le système juridique israélien permettant le colonialisme, la domination juive et l’oppression des Palestiniens
Objectif/effet des lois israéliennes
Exemples de lois significatives
Établir la revendication de souveraineté d’Israël sur toute la Palestine d’avant 1948 comme loi
Permettre et réglementer l’annexion de 1967 du territoire palestinien occupé
Ordonnance n° 29 de 5708-1948 (22 septembre 1948) sur le champ de compétences et de pouvoirs
Ordonnance juridique et administrative, section 11 B (27 juin 1967) prise pour l’annexion de Jérusalem Est occupée ;
Loi sur les affaires juridiques et administratives (règlementation)(version consolidée) (1970) expliquant comment les lois israéliennes doivent être appliquées à Jérusalem ; permettant les revendications de propriété juives pré-1948 à Jérusalem Est mais non les revendications de propriétés palestiniennes pré-1948 à Jérusalem Ouest ;
Loi fondamentale « Jérusalem unifiée, capitale d’Israël » (1980) ;
Loi sur la régularisation des colonies en Judée Samarie 5777-2017 (6 février 2017).
Permettre une appropriation irréversible de la terre et des biens palestiniens pour « l’État juif » et le « peuple juif »
Loi sur la propriété des absents (1950) ; Loi sur l’Autorité de développement (transfert de propriété) (1950) ; Ordonnance sur l’acquisition de terres pour des objectifs publics (loi du mandat britannique de 1943) ; Loi d’acquisition de terres (validation des actes et compensations) (1953) ; Loi sur le Keren Kayemet Le-Israël/JNF(1953) ; Convention avec l’Exécutif sioniste (1954) ; Loi fondamentale : les terres israéliennes (1960) ; Loi d’administration de la terre d’Israël (1960 ; Loi sur l’administration des terres (réforme foncière) (2009)
Garantir la « nationalité juive » supérieure de à la population juive d’Israël ;
Définir Israël comme l’État du « peuple juif » ; protéger le  « caractère juif » de l’État des contestations politiques et juridiques
Loi du retour et loi (1950) sur la citoyenneté israélienne (1952) : garantissant à tout Juif en Israël, dans les TPO et à l’étranger, le statut supérieur et les droits des nationaux juifs d’Israël, dont le droit d’immigrer avec leur famille et l’accès automatique à la nationalité ;
Loi sur le statut de l’Organisation Sioniste Mondiale – Agence Juive (1952) ; Loi sur l’État-Nation juif »(2018) ;
Loi fondamentale : la Knesset (1958), Section 7A : vu que, entre autres, Israël est un « État juif », permettre l’exclusion d’élections parlementaires les partis politiques qui contestent ce principe ;
Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté (1992) délimitant les droits humains fondamentaux, y compris le droit à l’égalité, sous réserve que ces droits soient conformes aux valeurs d’Israël comme  « État juif et démocratique ».
Conférer un statut et des droits différents, toujours inférieurs, dans le pays aux populations palestiniennes
Loi sur la citoyenneté israélienne (1952) : privant (les descendants de)réfugiés palestiniens de la citoyenneté et de tous les droits dans leur pays ; définissant les Palestiniens présents en Israël comme « citoyens israéliens » sans les droits d’une nationalité ni d’un groupe ;
Loi de l’entrée en Israël (1952) et règlementation de l’entrée en Israël (1974) : définissant les Palestiniens de Jérusalem Est occupée comme « résidents permanents » sans droit permanent au séjour ni au regroupement familial ;
Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël (2003, amendée en 2007) : interdisant le droit de résidence via le regroupement familial en Israël et dans Jérusalem Est occupée avec des conjoint.e.s et des enfants de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de pays arabes désignés ;
Loi sur les Comités d’admission (2011) :elle permet des villages ruraux juifs à ne pas accepter des Palestiniens voulant y vivre, privant les Palestiniens du droit au logement et à la terre de l’État.
Restreindre le développement, permettre la destruction de maisons et villages palestiniens
Loi sur l’aménagement et la construction au niveau national (1965) et lois associées du domaine de l’aménagement, du zoning et de la construction
Permettre la restriction de la liberté d’expression et d’association, la liberté de mouvement comme la privation de liberté physique  et le droit à des procès justes pour ceux qui s’opposent à l’apartheid et au colonialisme;
Permettre et réglementer l’annexion du territoire palestinien occupé en 1967
État d’urgence (1948, toujours en vigueur) ; Règles de la défense (urgence) (1945) ; ordonnance de prévention du terrorisme (1948) ; Loi pour combattre le terrorisme (2016) ; Loi sur la Nakba (2011) ; Loi contre le boycott (2011) ; Loi sur le financement de gouvernements étrangers (2011) ; Loi sur la transparence des ONG (2016) ; Loi sur l’entrée en Israël (amendement n°27, refusant le visa et le permis de séjour aux défenseurs du boycott d’Israël) de 2017
 
Pour plus de détails sur ces lois israéliennes et d’autres, voir : Adalah «Base de données des lois discriminatoires » https://www.adalah.org/en/content/view/7771
L’application de ce système de lois racistes et de jurisprudence ne se limite pas au territoire d’Israël internationalement reconnu parce qu’il est mis en œuvre dans tout le territoire sous administration ou contrôle effectif d’Israël, c’est à dire en Israël depuis 1948 et dans les TPO depuis 1967. Il est étendu dans les OPT de plusieurs manières : annexion de jure (Jérusalem Est) fondée sur des lois qui donnent pouvoir aux gouvernements israéliens d’étendre la compétence d’Israël à l’ensemble des TPO ; application personnelle du droit intérieur israélien aux colons et aux visiteurs juifs et application progressive aux colonies de Cisjordanie (« annexion rampante de facto ») ; et par la « canalisation », qui veut dire l’incorporation d’éléments du droit civil israélien dans les ordres militaires principalement dirigés vers la population palestinienne des TPO.
Traduction SF pour BDS France



Femmes de Clermont solidaires de la marche des femmes de Gaza du 3 juillet 2018

 
Trente trois femmes de Clermont-Ferrand (voir 10 photos ci-jointes) ont affiché leur solidarité avec la marche des femmes de Gaza  du 3 juillet 2018: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/07/02/les-femmes-palestiniennes-de-gaza-font-appel-a-la-solidarite-au-moment-de-marcher-pour-briser-le-siege/ .
Ces manifestations de solidarité « photographique » ont eu lieu lors de deux événements organisés le 30 juin dans la métropole clermontoise.
    

Une centaine de personnes ont assisté le matin en mairie de Ménétrol aux parrainages républicains de 24 familles d’exilés en provenance des Balkans, d’Afrique, de Tchétchénie et du Moyen Orient. La cérémonie a été conduite par Mme Nadine Boutonnet de Carvalho,  maire de Ménétrol, Mme Michèle Aguay, son adjointe, et Mme la députée Christine Pires-Beaune, ainsi que par deux autres maires du 63 (villes de Besse, et Pessat Villeneuve). Un jeune palestinien a été marrainé par l’AFPS 63 et 3 de ses adhérentes.

    

Environ 150 personnes ont manifesté l’après midi à Clermont, en solidarité avec les exilés contre la loi « Asile Immigration » et pour le respect des droits humains, à l’appel de 19 organisations des États Généraux des Migrations (EGM), dont l’AFPS 63.

    

Une belle et chaude journée où ont convergé les solidarités avec les réfugiés et migrants des différents pays et régions du monde, et avec la population de Gaza. Deux jours auparavant, l’AFPS 63-BDSF 63 avait tenu un stand et présenté des affiches sur la Nakba et BDS, au concert des EGM (environ 200 personnes).

  




CÉRÉMONIE pour SALAH HAMOURI le 6 juillet à la MAIRIE de MONTCEL (63)

Grégory BONNET, Maire de Montcel, et le Conseil Municipal, ont organisé une cérémonie au cours de laquelle Salah Hamouri, jeune avocat franco-palestinien, a été déclaré citoyen d’honneur de la commune de Montcel. Après le discours du Maire, en présence d’une cinquantaine de personnes, des prises de parole ont été faites par Christine Pires-Beaune, députée de la circonscription, Jean-Claude Lefort, coordinateur du comité de soutien à Salah Hamouri, député honoraire, Yves Chilliard, Président de l’Association France Palestine Solidarité 63, ainsi que par Denise Hamouri, mère de Salah, qui était en direct de Jérusalem par liaison Skype. Plusieurs élu-e-s étaient présent-e-s : Fatima Bezli-Parret, conseillère régionale ; Jocelyne Glace-Le Gars, conseillère départementale ; Clémentine Raineau, conseillère départementale ; Jean-Marie Mouchard, Président de la communauté de communes et maire de Loubeyrat ; Sylvain Lelièvre, maire de St-Hilaire-la-Croix.

  

La cérémonie a été suivie d’un moment de convivialité, puis d’un ciné-débat organisé par l’AFPS 63, avec la projection du film «PALESTINE, La case prison » (Franck Salomé, 2014). Un débat très riche de plus de deux heures a suivi ce film très émouvant et révoltant, qui a permis à JC Lefort de compléter les informations données durant la cérémonie sur les prisonniers politiques palestiniens, et la fidélité de Salah à ses racines palestiniennes.

  

L’ensemble de cette soirée, très riche, conviviale et émouvante, a permis de rappeler l’importance de la question de l’emprisonnement massif, brutal et arbitraire des Palestiniens par Israël, dans le cadre de sa politique coloniale, d’apartheid, d’épuration ethnique, et de ses dérives fascisantes. L’inaction et la complicité des grandes puissances, dont la France, donnent le feu vert à la politique israélienne d’expansion continue et de non respect du droit international et des droits humains. On a souligné l’importance des actions de solidarité avec les prisonniers (information, écriture aux prisonniers, cérémonies en France pour Salah, …) et plus généralement de la mobilisation populaire, notamment dans le cadre du mouvement BDS qui progresse en France et dans le monde. La situation alarmante des 2 millions d’habitants du ghetto de Gaza sous blocus a aussi été soulignée, ainsi que la coopération sécuritaire entre « l‘Autorité » palestinienne et l’État colonial israélien.




Montpellier : Solidarité avec la « Grande Marche du Retour » et les prisonniers.

Lecture de poèmes, textes… en hommage aux initiatives des palestiniens de Gaza

A peine installés samedi 21 avril place de la comédie que la police municipale s’est manifestée. Elle nous demande de présenter les autorisations pour tenir le stand. Nous expliquons que face au refus systématique de la mairie d’accorder la moindre autorisation (5 demandes déposées par 3 associations en 2017 : 5 refus) nous avons décidé de désobéir car nous ne permettrons pas qu’on face silence sur ce qui se passe en Palestine en général et en ce moment en particulier dans la Bande de Gaza.

En 4 jours de manifestations  40 civils assassinés et près de 4 000 blessés sans la moindre sanction contre Israël !

Depuis 2015 le Maire de Montpellier fait la chasse au BDS par tous les moyens. Émule du très sioniste Georges Frêche, Philippe Saurel a toujours soutenu les initiatives pro-israéliennes à Montpellier. Grand ami déclaré de Manuel Valls il vient de signer son engagement dans le manifeste contre le prétendu « nouvel antisémitisme ».

Ce harcèlement policier est d’autant plus injustifié et discriminatoire que juste derrière notre stand, se tient au même moment et sans autorisation municipale, le stand d’une association de lutte contre la prostitution.

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Stand qui se tient au même moment que celui de BDS France Montpellier sans autorisation municipale et sans problème…(c’est tant mieux pour eux!)

Nous rappelons à la police qui voudrait nous interdire de filmer que c’est un droit de le faire mais ils poursuivront leurs tentatives d’intimidation en exigeant un contrôle d’identité des seules personnes qui filment leur présence. Ce qui est une forme de pression pour interdire de filmer.

Chacun-e trouvera à ce lien la règlementation en vigueur sur le sujet qu’il est bon de connaitre.

Cette vidéo est centrée sur l’intervention de la police municipale :

Malgré la tentative d’interdiction, protégés par les passants-tes notre rassemblement a pu se tenir.

L’EMPRISONNEMENT MASSIF EST UN DES PILIERS DU SYSTÈME D’APARTHEID.

Une première intervention portait sur l’emprisonnement, le nombre de prisonniers-res et mettait l’accent sur deux caractéristiques de l’apartheid israélien : La détention administrative et la détention et l’emprisonnement des enfants.

Le dernier rapport de l’association Adameer indique qu’il y avait en mars 2018 :

– 6 050 prisonniers , dont 356 enfants et mineurs de moins de 18 ans, 62 femmes, 7 parlementaires palestiniens. 427 prisonniers en détention administrative dont 13 mineurs.

Ensuite pour rendre hommage à l’initiative non-violente des manifestants de Gaza qui s’étaient assis face à la frontière dressée par Israël et s’étaient mis à lire, un petit groupe de militants-tes « prisonniers » ont lu des poèmes et des extraits de textes relatifs aux prisonniers et à leur situation.

 

Quelques images …

 




MANIFESTactions ! pour Gaza

La mobilisation BDS France Montpellier du samedi 7 avril 2018 fera date à Montpellier. Plus de 250 personnes ont écouté les diverses interventions des militants-tes BDS France Montpellier place de la Comédie avec un pic plus important au moment de la prise de parole, en direct de GAZA, de Haider Eid, coordinateur BDS pour la Bande de Gaza, solennellement écouté et chaleureusement applaudi.

LA MANIFESTaction

Comme toutes les manifestations BDS, celle-ci a été combative. La colère, mais aussi l’enthousiasme et la solidarité explosent et s’expriment du début à la fin des manifestations. Déjà en 2014, BDS Montpellier avait ancré les manifestations dans l’activité BDS, en lien avec les campagnes en cours. Ainsi une manifestation de plus de 2000 personnes avait marché « sur la Mairie » pour protester contre la « Journée sioniste » dite de Jérusalem et contre le jumelage avec la ville israélienne de Tibériade.

Cette fois-ci, répondant à l’Appel du BNC palestinien qui cible l’embargo sur les armes et les entreprises qui collaborent aux programmes d’armement, à la surveillance dite « sécuritaire » et à la répression des populations civiles, le parcours de la manifestation a ciblé deux agences AXA.

Une première intervention faisant le point sur les massacres des 30 mars et 6 avril,

(3mn 43)

Et en attendant l’heure du rendez-vous avec Haidar Eid, ont successivement été développées des interventions sur la désobéissance civile comme forme de résistance  aux complicités nationales et locales avec l’apartheid israélien,

4mn44

Et aussi de comment combattre ici l’apartheid israélien en visant toutes les représentations et présences israéliennes officielles, telles que les spectacles soutenus par Israël, comme le prochain festival « Montpellier Danse » qui a programmé deux spectacles dans le cadre de la « Saison France – Israël », véritable opération de propagande en faveur de l’État d’apartheid.

3mn50

 

Puis nous avons écouté Haidar Eid : (13mn45)

 

Et enfin la manifestation qui dans son tour de ville a ciblé deux agences AXA, complices de l’apartheid…

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300 personnes à Clermont pour GAZA et pour BDS

Manifestation à Clermont-Ferrand : « GAZA, halte aux massacres et au blocus – Boycott et Sanctions contre l’Etat d’Israël »

Environ 300 personnes se sont  rassemblées samedi 7 avril à 14h sur la place de Jaude de Clermont-Ferrand (où déambulaient de nombreux passants sous le soleil), pour dénoncer les crimes de guerre cyniques commis depuis le vendredi 30 mars par l’armée israélienne contre les habitants de Gaza qui manifestaient pacifiquement contre le blocus et pour leur droit au retour sur la terre de Palestine.

Cette manifestation a eu lieu à l’initiative de l’AFPS 63 et BDSF 63, et à l’appel de 33 organisations signataires du tract ci-joint, ainsi que plus récemment de 3 autres organisations : « Ass. Excellence Education Savoir », « Génération.s 63 » et « Mosaïc 63 ». Le syndicat Solidaires Auvergne avait mis à disposition son véhicule et la sono, et le NPA tiré la moitié des 2.000 tracts du Collectif (1.100 ont été distribués au total).

 

A partir de 13h, une quinzaine de militants (AFPS, BDSF, NPA, UNEF, …) ont distribué des centaines de tracts dans des zones passantes du centre ville.

L’accueil des manifestants a été un peu chahuté par la sono d’un stand voisin de LREM en campagne pour les européennes de 2019, d’où quelques échanges verbaux et slogans dénonçant la complicité de Macron avec Israël, jusqu’à ce que des militants du Collectif Palestine aillent calmer le jeu, et qu’un cordon de policiers vienne s’interposer. La présence de ce stand LREM nous a toutefois valu une bonne visibilité de la manifestation dans le journal de FR3 Auvergne (voir entre 1 min 30 et 1 min 52) :

 

Vers 14h30, Marwan de l’AFPS a lu une liste, malheureusement incomplète, des noms et de l’âge des jeunes victimes. Puis les participants, qui reflétaient une grande diversité de citoyens de tous âges, dont de nombreuses femmes, ont fait une minute de silence, la plupart en s’allongeant par terre. Nous avons ensuite défilé pendant plus d’une heure autour de la place de Jaude, puis sur un parcours du centre ville autour de la préfecture, derrière une grande banderole « Justice pour les Palestiniens, Boycott et Sanctions contre Israël », ainsi que de nombreux drapeaux AFPS et une banderole BDSF.

Le défilé a été très dynamique et déterminé, de très nombreux manifestant-e-s reprenant sans cesse 4 slogans principaux :

« GAZA VIVRA, PALESTINE VAINCRA » ; « ISRAËL ASSASSIN, MACRON COMPLICE » ; « BOYCOTT ISRAËL, ÉTAT CRIMINEL » ; «A PARIS COMME A BRUXELLES, DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL ». Des visuels A4 et A3 avec ces slogans étaient portés par de nombreuses personnes.

Des slogans de l’UNEF pour la libération de Salah Hamouri et des prisonniers politiques palestiniens ont aussi été repris par la manifestation.

Comme ni Mr le Préfet, ni son représentant n’avaient prévu de nous recevoir ce samedi, nous sommes ensuite revenus sur la grand place au pied de la statue de Vercingétorix, et différentes organisations ont fait des prises de parole avant la dispersion de la manifestation : AFPS 63, MJCF 63, Albertville Vallée Jourdain Solidarité, UNEF et CGT. Ces prises de parole ont, notamment, appelé le gouvernement français à prendre des sanctions fortes, comme l’embargo militaire, et nos concitoyens à boycotter l’État israélien, aux niveaux politique, économique, culturel, sportif et universitaire.

 

Nous avons enregistré une adhésion et 3 promesses d’adhésion à l’AFPS 63. Plusieurs manifestant-e-s que nous rencontrions pour la première fois ont indiqué avoir été mobilisé-e-s par notre page Facebook Palestine 63 solidarité.

 




Issoire (63), 10 mars : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Participation de Clermont-Ferrand/Issoire le 10 mars 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders  (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices (dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit ) (voir détails dans le tract ci-joint).

Environ 1.200 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché d’Issoire (63) par 17 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, RESF, LDH, CGT, FSU, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri, Khalida Jarrar, Marwan Barghouti et/ou Munther Amira (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, d’autres refusaient les tracts par principe. Le niveau d’information sur la question palestinienne nous est paru parfois faible, notamment auprès des populations rurales très présentes sur le grand marché de cette sous-préfecture, où nous intervenions pour la première fois. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militant-e-s, des placards avec les photos des prisonnier-e-s, de notre banderole BDS, et des appels au boycott. Nous avons recueilli environ 70 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

La matinée s’est terminée par un casse-croute partagé dans le café associatif La Gabare où de jeunes militant-e-s et sympathisant-e-s d’Issoire ont pu échanger avec celles/ceux de Clermont, notamment en vue de développer de futures actions BDS locales.




Clermont-Ferrand, 4 février : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Liberte pour prisonniers Palestiniens-Boycott 

Participation de Clermont-Ferrand le 4 février 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

 

 

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices – dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit  (voir détails dans le tract ci-joint ).

Environ 1.500 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché aux puces des Salins à Clermont-Ferrand (dont certains étaient aussi des participants au festival international du court-métrage, voisin) par plus de 15 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, UEC, RESF, LDH, CGT, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri ou Marwan Barghouti (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, dont celles/ceux qui nous ont remerciés pour notre activité et quelques uns qui ont laissé leurs coordonnées. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militantEs, des placards avec les photos des prisonniers (dont la photo d’Ahed Tamimi, reconnue par pas mal de passants) et des appels au boycott. Des exemplaires du tract ont par ailleurs été mis en libre service sur le stand du journal l’Humanité pendant la semaine du festival international du court-métrage.

 

 




Vidéo de la conférence de Richard Falk à la Fête de l’Humanité

Le Professeur Richard Falk a donné dimanche 17 septembre 2017 une conférence organisée par l’AURDIP et l’AFPS dans le cadre de la Fête de l’Humanité.

Résumé : Les preuves confirment la conclusion selon laquelle, en vertu du droit international, Israël est coupable d’apartheid en raison des pratiques et des politiques qu’il poursuit en ce qui concerne le peuple palestinien. Le seul chemin vers la paix pour les deux peuples est qu’Israël démantèle ses structures d’apartheid. Pour une paix durable, il ne suffit pas de mettre fin à l’occupation, il est nécessaire de mettre fin à l’apartheid, non seulement en ce qui concerne la Cisjordanie et Gaza, mais aussi les Palestiniens réfugiés et ceux qui vivent en tant que minorité en Israël et à Jérusalem.

Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, et actuellement directeur du projet “Global Climate Change, Human Security, and Democracy,” à l’Université de Californie (Santa Barbara). Il a écrit un grand nombre d’ouvrages sur le droit international et a été entre 2008 et 2013 rapporteur spécial des Nations unies sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». Il a également d’autres activités humanitaires, comme la présidence de la Nuclear Age Peace Foundation

La conférence a été présentée et modérée par Dominique Vidal, avec la participation de Pierre Barbancey (l’Humanité), Ivar Ekeland (AURDIP), Bertrand Heilbronn (AFPS), Patrick Le Hyaric (directeur du groupe L’Humanité, député européen) et Annick Suzor-Weiner (AURDIP).
La traduction a été assurée par Lamia Somai-Lasa.

Le rapport « Les pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid » de Richard Falk et Virginia Tilley est disponible pour les organisations et associations signataires de la Campagne BDS France à cette adresse: campagnebdsfrance@yahoo.fr 

Source: AURDIP




Le géant de l’assurance AXA est exhorté à mettre fin à son soutien en faveur des crimes de guerre israéliens

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 31 juillet 2017

Soixante-dix organisations, partis politiques et syndicats exhortent le géant des assurances aux origines françaises AXA à mettre fin à son soutien à l’occupation, au colonialisme et à l’apartheid israéliens.

Ils affirment qu’AXA doit se désinvestir des trois banques israéliennes – Hapoalim, Leumi et MIzrahi Tefahot – impliquées dans la construction des colonies de peuplement illégales d’Israël sur la terre palestinienne occupée.

Les groupes indiquent également que par le biais de sa filiale AB, AXA détient des parts chez le fabricant d’armes israélien Elbit.

Dans une déclaration ce vendredi, ces groupes de la société civile soulignent que des campagnes populaires ont contraint plusieurs grandes sociétés, dont Veolia et Orange, à cesser leur participation dans la colonisation israélienne.

La complicité des banques israéliennes a déjà conduit plusieurs grandes institutions financières à travers le monde à se désinvestir des banques israéliennes ou de les exclure de leurs portefeuilles.

Des banques capitales pour l’occupation

Cinq grandes banques israéliennes, dont les trois dans lesquelles AXA a investi, sont fortement impliquées dans la colonisation illégale de la Cisjordanie occupée par Israël.

Selon le groupe de recherche Who Profits, « les banques israéliennes fournissent l’infrastructure financière pour toutes les activités des entreprises, agences gouvernementales et personnes liées à l’occupation continue de la terre palestinienne ».

En janvier 2016, Human Rights Watch a mis en avant le rôle des banques israéliennes dans l’activité de colonisation – un crime de guerre en vertu du droit international.

Human Rights Watch a déclaré que les banques israéliennes « aident les colonies illégales en Cisjordanie à fonctionner comme des marchés immobiliers viables, permettant ainsi au gouvernement d’y transférer des colons ».

Ce groupe, basé à New York, a  aussi exhorté toutes les entreprises à mettre fin totalement à leurs activités professionnelles dans les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem.

« Les entreprises coloniales contribuent inévitablement à la politique israélienne qui dépossède et discrimine gravement les Palestiniens, tout en tirant profit du vol par Israël de la terre et des autres ressources palestiniennes », soutient Arvind Ganesan, directeur de la division commerciale et des droits de l’homme d’Human Rights Watch.

En mars, des organisations de défense des droits de l’homme, françaises et palestiniennes, ont publié un rapport révélant que, comme AXA, plusieurs autres institutions financières françaises – BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE – détenaient aussi des parts dans des banques israéliennes.

Ces organisations des droits de l’homme tiennent l’État français – qui réglemente ces institutions financières – responsable pour les laisser soutenir la colonisation israélienne. « Le gouvernement français doit exercer des pressions sur ces banques et compagnies d’assurances afin qu’elles cessent l’ensemble de leur soutien », ont déclaré ces organisations.

« Une coquille vide »

De grandes compagnies d’assurances ont déjà été accusées de complicité dans de graves crimes contre l’humanité. AXA est l’un des grands assureurs européens à avoir conclu un accord avec le Congrès juif mondial, il y a près de 20 ans, pour payer les polices d’assurances des victimes de l’Holocauste nazi.

Le Congrès juif mondial a présenté cet accord comme une victoire pour les « survivants de l’Holocauste et de la cause de la justice ».

AXA, qui opère dans des dizaines de pays et compte plus de 100 millions de clients, a approuvé le Pacte mondial des Nations-Unies pour un développement durable, et s’est engagée « à intégrer les 10 principes universels des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption » dans sa politique de responsabilité sociale et environnementale.

Ces principes incluent la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« L’engagement d’AXA à respecter ces dix principes du Pacte mondial des Nations-Unies restera une coquille vide tant qu’AXA continuera de tirer profit de l’oppression du peuple palestinien et de l’occupation continue des terres palestiniennes » déclarent les 70 organisations de la société civile.

Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Un ‘Code de Déontologie’ israélien pour étouffer officiellement la Liberté Académique – les Palestiniens exhortent à intensifier le BDS

16 juin 2017 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Le ministère israélien de l’Education a proposé à l’université un « code de déontologie » qui institutionnaliserait une politique qui existe non officiellement pour étouffer la liberté académique.

Le ministre israélien d’extrême droite, pro-colons, de l’Education Naftali Bennett défend un nouveau « code de déontologie » qui interdirait aux professeurs d’université israéliens d’exprimer leurs « opinions politiques ».

Ce nouveau code interdirait aussi aux professeurs d’appeler ou de participer à un boycott académique d’Israël, ou même aux collèges ou départements universitaires de ses colonies de collaborer à des « organisations politiques ». On exigerait des institutions universitaires qu’elles organisent des comités dont le travail consisterait à surveiller l’activité politique des professeurs, à donner suite à des plaintes des étudiants et à prendre des mesures disciplinaires contre les transgresseurs.

L’ensemble des règles proposées, qui vont être soumises à l’approbation du Conseil de l’Enseignement Supérieur présidé par Bennett, ont été formulées par Asa Kasher, professeur à l’université de Tel Aviv et auteur du « code de déontologie » pour l’armée israélienne depuis le milieu des années 1990.

Kasher est bien connue pour fournir des arguments « éthiques » pour justifier les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël à Gaza.

Commentant la conduite de l’armée israélienne pendant le massacre de Gaza en 2014, qui a tué plus de 2.200 Palestiniens, dont plus de 500 enfants, Kasher a dit : « Le chiffre des pertes n’est pas pertinent – il ne parle ni de négligences ni d’aucun acte répréhensible. »

Les nouvelles règles font partie de l’attaque dangereuse et incessante d’Israël contre la liberté académique. Si on les rend effectives, le code de conduite deviendra un nouvel élément de la complicité des institutions universitaires israéliennes dans le programme politique de l’État, qui cible d’abord et avant tout les universitaires et les étudiants palestiniens.

Les citoyens palestiniens d’Israël sont depuis longtemps confrontés aux restrictions de leur activité politique, sur les campus universitaires et au dehors. Les étudiants et les universitaires palestiniens sont également l’objet d’une discrimination généralisée dans les institutions israéliennes d’enseignement supérieur et il existe d’importantes divergences de financement entre les écoles palestiniennes et juives d’Israël.

Dans le territoire palestinien occupé, les restrictions israéliennes sur les déplacements, des checkpoints au système kafkaïen des permis de circuler, rendent les déplacements à l’intérieur et entre la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, et Gaza, aussi bien qu’à l’étranger, une perspective difficile sinon impossible. Les personnes invitées dans les universités palestiniennes, dont et même spécialement les réfugiés palestiniens, sont à la merci d’Israël pour entrer.

Les raids militaires israéliens, les tirs à balle réelle et de gaz lacrymogènes ne sont pas rares sur les campus palestiniens.

Pendant l’attaque militaire de 2014 sur Gaza, Israël a ciblé au moins 153 écoles palestiniennes, dont 90 gérées par les Nations Unies, ainsi que la plus grande université de Gaza.

A l’étranger, les universitaires et étudiants palestiniens, ainsi que leurs soutiens, sont activement visés et réprimés par des lobbies influents et l’administration des universités exposées à leur intimidation et leur harcèlement.

Alors que certains dirigeants d’universités israéliennes ont émis des signes de critiques du code de conduite proposé, ils étaient eux mêmes connus pour avoir mis en place de façon informelle une politique similaire. Les institutions qu’ils dirigent ont non seulement gardé le silence face à l’étendue du déni des droits fondamentaux des Palestiniens, dont la liberté académique, mais, à de nombreuses reprises, ils ont directement soutenu ou justifié la répression incessante de l’éducation palestinienne et ont mené des actions pour réduire au silence les universitaires et les étudiants qui critiquent la politique de l’État palestinien.

Le nouveau « code de déontologie » proposé par le gouvernement israélien institutionnalise ce qui est souvent et déjà une politique non officielle. Ceux qui souhaitent sincèrement défendre la liberté académique pour tous devraient soutenir le boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce qu’elles reconnaissent la totalité des droits du peuple palestinien, tels que consacrés dans le droit international, et mettent fin à toute forme de complicité avec les violations de ces droits par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Rassemblement pour les prisonniers politiques palestiniens à Paris le 20 mai 2017

Samedi 20 mai

La Campagne BDS France à Paris à participé à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques palestiniens appelé par des associations palestiniennes en Ile de France .

Nous avons tenu une table BDS  (où il était possible d’écrire des messages de soutiens aux prisonniers politiques palestiniens) sur la  place de la République et nous avons pris la parole notamment pour lire l’appel du BNC en soutien aux prisonniers en date du 9 mai dernier.

Le représentant de l’ONG palestinienne « Al Haq » était aussi présent.

Nous avons pu aussi, grâce à l’invitation d’Attac prendre la parole à la plénière

« Nos droits contre leurs privilèges » pour présenter la situation actuelle des prisonniers palestiniens.

Des photos du rassemblement 

 

 




Compte-rendu du rassemblement pour les prisonniers politiques palestiniens devant le CICR

Vendredi 13 mai, la Campagne BDS France Paris  était présente au rassemblement près du siège du Comité International de la Croix Rouge.
 
Voici ci dessous le compte-rendu établi à l’issue de la rencontre avec le CICR, et les photos ici .

Compte-rendu de la délégation
auprès de trois responsables français du Comité International de la Croix Rouge au sujet de la situation dramatique des 1 800 prisonniers politiques palestiniens à leur 26e jour de grève de la faim illimitée commencée le 17 avril 2017.

Nous étions 5 camarades représentant l’Association de Palestiniens en Ile-de-France, l’Union Générale des Étudiants de Palestine, le  Forum Palestine Citoyenneté, l’Association Femmes Égalité, l’Association France Palestine Solidarité Paris-Sud – Campagne BDS France et avons :

  • rappelé le caractère unitaire de cette grève pour la dignité et la liberté et les risques encourus par les prisonniers politiques palestiniens (la mort, si le silence complice des diverses institutions, dont celui du CICR se perpétue), ainsi que leurs revendications, dont : fin de la détention administrative illégale, la fin des interdictions et interruptions des visites familiales, l’accès aux soins médicaux appropriés et la fin de la négligence médicale délibérée, la libération des prisonniers malades, en particulier des personnes handicapées et celles atteintes de maladies incurables, la fin de la tortures et humiliations…
 
  • décrit la barbarie des mesures que les autorités de l’occupation israélienne leur font subir : mises à l’isolement, déplacements continus d’une prison à l’autre, du Nord au Sud alors que les prisonniers sont affaiblis par leur grève, refus de visites des familles et des avocats, refus de soins pour les malades, confiscations du sel, d’objets personnels, des vêtements, inspections des cellules avec des chiens, menaces d’alimentation forcée, intervention dans les prisons de forces spéciales anti-émeutes…(Chronique de la grève de la faim – Cirepal).
 
  • Insisté sur l’emprisonnement des enfants, l’interdiction de poursuivre les études
Nous avons également rappelé les principes du CICR : « Le CICR est une institution indépendante et neutre qui fournit protection et assistance aux victimes de conflits armés et d’autres situations de violence. Il apporte une aide humanitaire dans les situations d’urgence, et s’emploie également à promouvoir le respect du droit international humanitaire et son intégration dans les législations nationales. »

 Nous avons fait remarquer aux représentants français du CICR que depuis plus de 50 ans, cette organisation, qui prétend combattre pour le respect du droit humanitaire et apporter une protection, se contente de visiter les prisons israéliennes et d’observer un silence complice sur les crimes des autorités d’occupation.
Ces dernières, qui selon eux leur donne le choix entre parler ouvertement ou être interdit de visite pour le CICR.

Devant notre dénonciation du système Silence = Complicité, ils nous déclarent que dans cette situation, ce n’est pas le CICR qui est l’ennemi.

 Les  représentants du CICR ont répété à plusieurs reprises que cette organisation a choisi la confidentialité et que ses délégués mènent des discussions aussi bien avec les israéliens qu’avec les prisonniers, établissant ainsi une sorte d’égalité entre les bourreaux et les victimes.

 Nous avons dénoncé l’inefficacité de la méthode du CICR puisqu’il n’a obtenu aucune amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques palestiniens, que celles-ci  se sont aggravées, sont  contraires à la dignité humaine et qu’elles les ont amenées a décidé une grève de la faim illimitée.

 Suite à cette rencontre et d’après les déclarations de ces trois représentants, la confidentialité du CICR se poursuivra, même en cas de décès de l’un des prisonniers.

 Cette déclaration confirme que le CICR a échoué dans sa mission de protéger les personnes emprisonnées en temps d’occupation et qu’il ne dénoncera pas les conditions de détentions qui condamne les prisonniers palestiniens à plus ou moins long terme à mort. Là est leur complicité dans les crimes de l’occupation.

 Tout en continuant à affirmer notre solidarité avec la résistance des prisonniers politiques palestiniens, nous devons aussi dénoncer tous ceux qui comme le CICR se rendent complices de l’occupant en lui écrivant :

Siège du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Paris
10 Bis Passage d’Enfer, 75014 Paris –



BDS : Défendre nos droits, résister à la Nakba permanente

Le BNC commémore le 69ème anniversaire de la Nakba palestinienne

     C’est possible…

     C’est possible au moins parfois

     C’est possible surtout maintenant

     De monter à cheval

     Dans une cellule

     Et de s’échapper…

     C’est possible pour des murs de prison

     De disparaître

     Pour la cellule de devenir une terre lointaine

     Sans frontières

     –Mahmoud Darwish

Palestine occupée, le 15 mai 2017 Aujourd’hui c’est le 69ème anniversaire de la Nakba de 1948, l’expulsion massive des Palestiniens de leur terre natale. Entre 1947 et 1949, les paramilitaires sionistes, puis les forces israéliennes, ont transformé 750.000 à un million de Palestiniens indigènes en réfugiés pour installer un État à majorité juive en Palestine.

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) appelle les gens de conscience du monde entier à intensifier encore plus les campagnes BDS pour rompre les liens de complicité académique, culturelle, sportive, militaire et économique avec le régime d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid d’Israël. C’est le moyen le plus efficace pour être solidaire du peuple palestinien en poursuivant nos droits naturels et stipulés par l’ONU et en résistant dans la non- violence à l’intensification de la Nakba permanente.

Le régime israélien poursuit aujourd’hui sans pitié l’unique constante stratégie de son projet de peuplement colonial – le pillage et la colonisation simultanés d’autant de terre palestinienne que possible et le nettoyage ethnique progressif d’autant de Palestiniens que réalisable sans susciter de sanctions internationales.

Avançant dans les pas de tous les gouvernements israéliens précédents, l’actuel gouvernement d’extrême droite, le plus ouvertement raciste de l’histoire d’Israël, tient compte des paroles du dirigeant sioniste Ze’ev Jabotinsky qui écrivait en 1923 :

« Toute population native dans le monde résiste aux colons aussi longtemps qu’elle a le plus léger espoir de pouvoir se débarrasser du danger d’être colonisée. […] La colonisation sioniste doit s’arrêter, ou elle doit avancer sans tenir compte de la population d’origine. Ce qui veut dire qu’elle ne peut avancer et se développer que sous la protection d’un pouvoir indépendant de la population d’origine – derrière un mur de fer dans lequel la population native ne pourra pas ouvrir une brèche. »

Soixante neuf ans après le déracinement et la dépossession systématiques et prémédités de la plupart des Arabes palestiniens indigènes de la terre de Palestine aux mains des gangs sionistes et plus tard de l’État d’Israël, la Nakba n’est pas finie. Israël est résolu à construire son « mur de fer » dans l’esprit des Palestiniens, pas seulement sur nos terres, en étendant ses colonies illégales et ses murs de béton sur le territoire palestinien occupé, son siège génocidaire sur plus de 2 millions de Palestiniens à Gaza, son refus du droit au retour des réfugiés palestiniens, ses lois et sa politique racistes contre les Palestiniens d’Israël et l’escalade de son violent nettoyage ethnique à Jérusalem, dans la Vallée du Jourdain et dans le Naqab (Negev). Il ne fait grâce d’aucune brutalité dans ses tentatives incessantes, acharnées pour marquer au fer rouge nos consciences de la futilité de la résistance et de la vanité de l’espoir.

La grève de la faim massive actuelle de plus d’un millier de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes et le soutien populaire qu’elle a déclenché nous donne de l’espoir.

Le soutien croissant à BDS dans les syndicats étrangers, dont le plus récent adopté par la Confédération Norvégienne des Syndicats (LO) – qui représente plus de 910.000 travailleurs – à un « boycott international économique, culturel et académique d’Israël » pour permettre aux Palestiniens d’accéder à la totalité de leurs droits, nous donne de l’espoir.

Le fait qu’aucun des 26 nommés aux Oscar, qui s’étaient vu offrir un voyage d’une valeur de 55.000 $ par le gouvernement israélien, n’ait accepté ce cadeau de propagande et que six des onze joueurs de la Ligue Nationale de Football ait refusé un voyage aussi fastueusement offert par Israël nous donne de l’espoir.

Le mouvement BDS a réussi à faire vivement grimper le prix de la complicité des corps constitués avec les crimes d’Israël contre le peuple palestinien. Il a contraint des sociétés de la taille d’Orange et de Veolia à mettre fin à leur complicité et a poussé le géant mondial G4S à commencer à se retirer du marché israélien. Des églises, des conseils municipaux et des milliers de personnes dans le monde ont pris l’engagement de boycotter Hewlett Packard (HP) à cause de son énorme complicité avec l’occupation et l’apartheid israéliens. Tout ceci nous donne, et aux nombreuses campagnes pour les droits de l’Homme dans le monde, grand espoir.

La décision de la municipalité de Barcelone de mettre fin à sa complicité avec l’occupation israélienne, qui a suivi de près les dizaines de conseils locaux de l’État espagnol qui se sont déclarés « zones libres d’apartheid israélien », nous donne de l’espoir.

Le désinvestissement de quelques unes des principales églises des États Unis, dont l’Église Méthodiste Unie, l’Église Presbytérienne des USA et l’Église Unie du Christ, des banques israéliennes ou des entreprises internationales complices nous donne de l’espoir.

L’expansion de campagnes BDS remarquablement efficaces de l’Afrique du Sud à la Corée du Sud, d’Égypte au Chili, et du Royaume Uni aux États Unis nous donne un véritable espoir.

L’augmentation d’alliances croisées qui émergent dans de nombreux pays, reconnectant naturellement la lutte pour les droits des Palestiniens avec les différentes luttes internationales pour la justice raciale, économique, de genre, climatique et indigène nous donne un espoir sans limites.

En 1968, vingt ans après la Nakba, mais sans relations avec elle, le Dr. Martin Luther King a dit : « Il ne peut pas y avoir de justice sans la paix et il ne peut pas y avoir de paix sans justice. » Depuis 70 ans, envers et contre tout, les Palestiniens ont continué à affirmer notre droit à l’autodétermination et à une paix sincère, qui ne peuvent émerger que de la liberté, la justice et l’égalité.

Mais pour atteindre cette juste paix, nous réalisons que nous devons nourrir notre espoir en une vie digne en nous engageant sans limites dans une résistance à l’injustice, une résistance à l’apathie et, essentiellement, une résistance aux « murs de fer » du désespoir.

Dans ce contexte, le mouvement BDS mondial conduit par les Palestiniens, avec sa croissance impressionnante et son impact indiscutable, est aujourd’hui une composante indispensable de notre résistance populaire et la forme la plus prometteuse de solidarité internationale avec notre lutte pour nos droits.

Aucun mur de fer de leur part ne peut éteindre ou éclipser le soleil levant de notre émancipation.

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Justice pour la Palestine, maintenant! En finir avec la complicité européenne.

Justice pour la Palestine, maintenant! En finir avec la complicité européenne.

7 février 2017 – Un appel d’organisations de toute l’Europe

Plus de 250 organisations européennes publient un appel – Justice pour la Palestine, maintenant ! En finir avec la complicité européenne – marquant 100 ans d’injustice envers le peuple palestinien.

L’année 2017 marque :

-* les 100 ans de la « déclaration Balfour » de 1917, par laquelle le gouvernement britannique promettait unilatéralement l’établissement en Palestine d’un foyer national juif,
-* les 70 ans du plan de partage de la Palestine voté par l’ONU en 1947 dont a résulté la Nakba de 1948 – la destruction de plus de 530 villages palestiniens et l’expulsion de 750 000 Palestiniens de leur patrie dans un processus de nettoyage ethnique -,
-* les 50 ans de l’occupation par Israël, en 1967, de la Cisjordanie, de Jérusalem Est, de la Bande de Gaza et du plateau du Golan, et du processus continu de leur colonisation et de leur occupation par l’État d’Israël.

La dépossession continue des Palestiniens de leur territoire et de leurs moyens d’existence, notamment par les démolitions de maison, les confiscations de terre et le mur de l’apartheid ; le déni de leur culture et de leur mémoire ; le blocus de Gaza depuis plus de 10 ans qui crée des conditions de vie inhumaines associées à des attaques militaires récurrentes contre sa population ; la répression constante qui se traduit aujourd’hui par plus de 7000 prisonniers dont 400 enfants en détention militaire ; la situation catastrophique des réfugiés palestiniens encore accrue par la guerre en Syrie ; les lois discriminatoires et draconiennes en Israël même : ces faits, produits de plus de 100 ans de déni des droits du peuple palestinien, ne peuvent plus être acceptés.

Les anniversaires que porte l’année 2017
nous rappellent à quel point la logique coloniale, la négation des droits du peuple palestinien, le refus d’appliquer le droit international et les résolutions de l’ONU, conduisent à la catastrophe. Ils soulignent la responsabilité des pays européens et occidentaux dans cette situation, et l’impuissance dans laquelle s’est enfermée l’Union européenne, qui affiche les principes de respect du droit international sans prendre les moyens de les faire appliquer.

Ils nous rappellent aussi que la construction de la paix ne peut s’affranchir des faits historiques  ; reconnaître l’Histoire est de la responsabilité de tous, et en premier lieu de l’État et du peuple israéliens, à l’opposé de la politique négationniste constamment menée par Israël et poussée à son paroxysme par son gouvernement actuel. Les Etats européens, acteurs du système colonial entre les deux guerres mondiales, ont ensuite fait porter par la Palestine les conséquences du monstrueux génocide des Juifs européens par les nazis, puis n’ont rien fait pour qu’Israël respecte les résolutions de l’ONU : ils doivent eux aussi reconnaître la très grande responsabilité qu’ils portent dans la tragédie que subit aujourd’hui le peuple palestinien.

Nous appelons l’Union européenne et les États européens :

-* à faire de 2017 l’année de la réalisation des droits du peuple palestinien, dans un calendrier contraignant : le droit à l’autodétermination, la fin de l’occupation de la Cisjordanie y compris Jérusalem Est et de la Bande de Gaza, le droit à l’égalité pour tous les citoyens d’Israël, le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens dans les modalités de leur choix,
-* à cesser toute complicité avec la colonisation continue et les innombrables violations du droit international par Israël, et d’exiger la levée immédiate du blocus de la Bande de Gaza et la liberté de mouvement pour tous les citoyens palestiniens,
-* à prendre des mesures contraignantes vis-à-vis de l’Etat d’Israël, tant que celui-ci continuera à bafouer le droit international et les droits de l’Homme, y compris la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël tant que l’Etat d’Israël ne se conformera pas au droit international ; à commencer par la coopération militaire et sécuritaire, mal dissimulée dans plusieurs projets du programme Horizon 2020, qui doivent être suspendus d’urgence.

Nous, soussignées, organisations de la société civile européenne, associations, partis politiques, syndicats, réaffirmons solennellement qu’en 2017, après 100 ans de spoliations, de dénis et de nettoyage ethnique, les droits du peuple palestinien doivent enfin être mis en œuvre.

Chacun avec notre sensibilité, nous nous engageons à agir dans ce sens, avec la conviction que la paix ne peut venir que de l’application du droit.

Les signataires :

1. ECCP – European Coordination of Committees and Associations for Palestine

2. Transform ! Europe

3. PHM – Europe (People’s Health Movement)

4. Frauen in Schwarz (Wien), Austria

5. SODePAZ – Basque country

6. Internazionalistak Auzolanean – Basque country

7. ASOCIACIÓN BILADI РBasque country

8. Fundacion Mundubat, Basque country

9. PVDA/PTB – political party, Belgium

10. CNCD-11.11.11 – NGO platform, Belgium

11. 11.11.11 – NGO platform, Belgium

12. Broederlijk Delen – NGO, Belgium

13. Pax Christi – Flanders – NGO, Belgium

14. Solidarité socialiste – NGO, Belgium

15. Mouvement Ouvrier Chrétien, Belgium

16. Comac, Belgium

17. G3W–M3M – NGO, Belgium

18. Intal, Belgium

19. Association Belgo-Palestinienne WB, Belgium

20. Palestina Solidariteit, Belgium

21. Union des Progressistes Jiufs de Begique, Belgium

22. Vrede vzw, Belgium

23. Agir pour la Paix, Belgium

24. CADTM Belgique (Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes), Belgium

25. BACBI – Belgian Campaign For An Academic and Cultural Boycott of Israel, Belgium

26. Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Belgium

27. Plate-forme Charleroi-Palestine, Belgium

28. Solidarity With Bedouins Committee, Belgium

29. PJPO Ittre, Belgium

30. Via Velo Palestina, Belgium

31. Les Amis du Monde Diplomatique, Belgium

32. Composantes de la Communauté Arabe de Belgique – CoCABe, Belgium

33. V-SB (Vlaams-Socialistische Beweging)

34. Croiseregard asbl. Belgium

35. International Solidarity Movement, Czech Republic group

36. Finnish-Arab Friendship Society, Finland

37. The Israeli Committee Against House Demolitions (ICAHD)– Finland

38. EELV (Europe Ecologie les Verts) – political party, France

39. Ensemble – political party, France

40. Parti Communiste Français – political party, France

41. Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), political party, France

42. Parti des Indigènes de la République – political party, France

43. Federation Syndicale Unitaire – trade union federation, France

44. Union syndicale Solidaires – trade union, France

45. La Cimade, France

46. CCFD-Terre Solidaire, France

47. CEMEA Association Nationale, France

48. AFPS (Association France Palestine Solidarite), France

49. Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, France

50. MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’Amitie entre les peuples), France

51. Mouvement de la Paix, France

52. Union Juive Française pour la Paix, France

53. BDS France

54. Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), France

55. Femmes Egalité, France

56. Collectif Judeo Arabe et Citoyen pour la Palestine, France

57. Collectif Interuniversitaire pour la Cooperation avec les Universites Palestiniennes, France

58. CVPR-PO, France

59. La Forge, France

60. AJPF, France

61. CPPI Saint-Denis [Collectif Paix Palestine Israel], France

62. PHM France

63. Centre for Global Education, France

64. Espaces Marx, France

65. AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine
Union syndicale Solidaires), France

66. CJPP5 Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient 5e
PG, France

67. Droit Solidarité, France

68. MJCF Mouvement Jeunes Communistes de France, France

69. UTIT Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens, France

70. LA COURNEUVE-PALESTINE, France

71. Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), France

72. Terre des Hommes France, France

73. Association « Pour Jérusalem », France

74. Atelier Israël Palestine du GAIC : Groupe d’Amitié Islamo Chrétienne, France

75. The Fédération Artisans du Monde, France

76. Forum Palestine Citoyenneté, France

77. Participation et Spiritualité Musulmanes, France

78. AILES femmes du Maroc, France

79. Pax Christi Erding-Dorfen – NGO, Germany

80. Bundesarbeitskreis der LINKEN Gerechter Frieden in Nahost – Federal Working Group on “Just Peace in the Middle East”), Germany

81. DIE LINKE. Niedersachsen LAG Gerechter Frieden Nahost – State Working Group Lower Saxony on “Just Peace in the Middle East”), Germany

82. Jewish Voice of Peace, Germany

83. German-Palestinian Association e.V., Germany

84. Palästinakomitee Stuttgart, Germany

85. Jewish-Palestinian Dialogue Group Munich, Germany

86. AK Nahost Berlin, Germany

87. Arbeitskreis Palästina, Nürnberg, Germany

88. Attac rhein-sieg, Germany

89. BDS Berlin, Germany

90. BDS Hamburg, Germany

91. BDS-Gruppe Bonn, Germany

92. « Das Palästina Portal », Germany

93. Deutsch-Palästinensische Gesellschaft Bremen e.V., Germany

94. Deutsch-Palästinensische Gesellschaft, Regionalgruppe Düsseldorf, Germany

95. Deutsch-Palästinensische Gesellschaft Nordrhein-Westfalen (Süd), Germany

96. Deutsch-Palästinensische Gesellschaft e.v. Regionalgruppe Ruhrgebiet, Germany

97. Deutscher Freidenker-Verband ; Landesverband Hessen, Germany

98. German Freethinkers Association, Germany

99. Frauennetzwerk für Frieden e.V., Germany

100. Frauen wagen Frieden (Projektgruppe in der evangelischen Frauenarbeit der Pfalz), Germany

101. Gesellschaft zur Humanitären Unterstützung der Palästinenser e.V., Germany

102. Israel-Palästina Solidaritätskreis Darmstadt, Germany

103. Keep Hope Alive, Germany

104. Palästina/Nahost-Initiative Heidelberg, Germany

105. Solidarität International e.V., Germany

106. The European Alliance in Defence of Palestinian Detainees, Germany

107. Union of Palestinian Communities, Institutions and Activities in Europe, Germany

108. Vitaminepalestine, Germany

109. Fiom-Cgil – trade union, Italy

110. Confederazione Cobas – trade union, Italy

111. ARCI, Italy

112. ArciMilano, Italy

113. ArciLombardia, Italy

114. AssopacePalestina, Italy

115. Associazione di Amicizia Italo-Palestinese Onlus, Italy

116. Associazione per la Pace, Italy

117. Associazione Oltre il Mare, Italy

118. BDS Italia, Italy

119. BDS Italia / Coordinamento campagna BDS Bologna, Italy

120. BDS Ravenna, Italy

121. Cultura è Libertà, Italy

122. Comitato Pistoiese per la Palestina, Italy

123. Donne in nero, Italia, Italy

124. Italia-Cuba Milano, Italy

125. Le radici e le ali Onlus Milano, Italy

126. Libera, associazioni nomi e numeri contro le mafie, Italy

127. Rete ECO (Ebrei contro l’occupazione), Italy

128. Rete romana di solidarietà con il popolo palestinese, Italy

129. Rete Radiè Resch – Gruppo di Udine, Italy

130. Salaam Ragazzi dell’Olivo-comitato di Mlano-Onlus, Italy

131. Servizio civile Internazionale, Italy

132. Statunitensi contro la guerra/U.S. Citizens Against War (Florence), Italy

133. Un Ponte per, Italy

134. Ulaia Arte sud, Italy

135. Women in culture, Italy

136. WILPF Italia (Women international league for peace and freedom), Italy

137. AWMR (Donne della regione mediterranea), Italy

138. Reti di pace – Laboratorio Monteverde Roma, Italy

139. Make An Impact Association ONLUS, Italy

140. GAZZELLA onlus, Italy

141. Trócaire – development agency of the Catholic Church in Ireland, Ireland

142. Mandate – the trade union for retail, bar and admin workers in Ireland

143. Communications Workers Union of Ireland – trade union, Ireland

144. Communication Workers Union Northern Ireland Region – trade union, Ireland

145. Derry Trades Union Council – trade union, Ireland

146. Sinn Féin – political party, Ireland

147. Communist Party of Ireland’ political party, Ireland

148. Action from Ireland (Afri), Ireland

149. Ireland-Palestine Solidarity Campaign, Ireland

150. Sadaka – the Ireland Palestine Alliance, Ireland

151. Trade Union Friends of Palestine, Ireland

152. Gaza Action Ireland, Ireland

153. Academics for Palestine, Ireland

154. Centre for Global Education, Ireland

155. The People’s Movement, Ireland

156. Jewish Voice for Just Peace, Ireland

157. Irish Anti-War Movement, Ireland

158. Peace and Neutrality Alliance, Ireland

159. Anti-Racism Network Ireland , Ireland

160. United Against Racism, Ireland

161. The Ireland Institute, Ireland

162. Workers Solidarity Movement, Ireland

163. Comité pour une paix juste au Proche-Orient, Luxembourg

164. FNCTTFEL – Landesverband, Luxembourg

165. Scotish Friends of Palestine – Scotland

166. Združena levica parliamentary group (ZL) – political party, Slovenia

167. Institute for Western Sahara studies – NGO, Slovenia

168. Institute Abraham – NGO, Slovenia

169. Drustvo Humanitas, Slovenia

170. Slovak Initiative for a Just Peace in the Middle East – Slovakia

171. Confederacion General del Trabajo CGT – trade union, Spain

172. Izquierda Unida – political party, Spain

173. Partido Comunista de España (PCE) – political party, Spain

174. Communist Youth Union of Spain, Spain

175. Coordinadora Valenciana de ONGD, Spain

176. Anticapitalistas, Spain

177. Asociacion Paz con Dignidad, Spain

178. Årea Paz y Solidaridad Izquierda Unida Toledo Provincial, Spain

179. Palestina Toma La Calle, Madrid, Spain

180. CAUM (Club de Amigos de la Unesco), Spain

181. Plataforma Córdoba por Palestina, Spain

182. ASPA, Asociación Andaluza por la Solidaridad y la Paz, Spain

183. Plataforma Solidaria con Palestina de Valladolid, Spain

184. Asociación Transformando Madrid, Spain

185. UNADIKUM España, Spain

186. Moviment 15M Sabadell, Spain

187. Comité de Solidaridad con la Causa Árabe (CSCA), Spain

188. Yayoflautas Madrid, Spain

189. Coordinadora Andalucía con Palestina, Spain

190. HILOMBÉ SOLIDARIDAD, Spain

191. Rumgo a Gaza, Spain

192. CERAI, Spain

193. Transformando, S. Coop. Mad., Spain

194. Tierra y Culturas, Spain

195. Al-Quds Association for Solidarity with People in Arab Countries, Spain

196. Plaza de los Pueblos 15M Madrid, Spain

197. ALQUDS, Spain

198. Plataforma Solidaria por Palestina Valladolid, Spain

199. NitDempeusBCN, Spain

200. Asociacion Paz con Dignidad, Spain

201. Colectivo de Solidaridad con Palestina Al’Madafa, Spain

202. Palestina Toma la Calle, Madrid, Spain

203. Coordinadora Vallés Occ. 15M, Spain

204. Asociación de la Comunidad Hispano – Palestina « JERUSALÉN », Spain

205. Moviment 15M Sabadell, Spain

206. ASOCIACIÓN BILADI, Spain

207. CATNPUD, Spain

208. Asociación Médica Hispano Palestina, Spain

209. NOVACT – International Institute for Nonviolent Action , Spain

210. RESCOP – coalition that consists of :,

1. Al’Madafa

2.Anticapitalistas

3. Asociación Al-Quds de Solidaridad con los Pueblos del Mundo Árabe (Málaga)

4. Asociación de Amistad Palestina-Granada « Turab »

5. Asociación Andaluza por la Solidaridad y la Paz – ASPA

6. Asociación Hispano Palestina Jerusalén (Madrid)

7. Asociación Palestina Biladi

8. Asociación Pau Ara y Sempre

9. Asociación Pro-Derechos Humanos de Andalucía

10. Asociación ProPalestina del Campo de Gibraltar

11. Asociación Unadikum

12. BDS Alacant

13. BDS Catalunya

14. BDS Granada

15. BDS Madrid

16. BDS País Valencià

17. Castelló per Palestina

18. Centro de Estudios Rurales y de Agricultura Internacional (CERAI)

19. Coalició Prou Complicitat amb Israel

20. Comité de Solidaridad con la Causa Árabe (Madrid, Asturias)

21. Comité de Solidaridad con los Pueblos – Interpueblos (Cantabria)

22. Comunidad Palestina en Canarias

23. Comunitat Palestina de Catalunya

24. Comunitat Palestina de València

25. Coordinadora de apoyo a Palestina (La Rioja)

26. Ecologistas en Acción (Confederal)

27. Fundación IEPALA

28. Fundación Mundubat

29. Grupo de Cooperación Sevilla Palestina

30. Hilombé Solidaridad

31. Izquierda Anticapitalista Revolucionaria (IZAR)

32. Komite Internazionalistak (Euskal Herria)

33. MEWANDO (Euskadi)

34. Movimiento de Jóvenes Palestinos

35. Mujeres en Zona de Conflicto – M.Z.C.

36. Mujeres por la Paz – Acción Solidaria con Palestina (Canarias)

37. Pallasos en Rebeldía

38. Paz Ahora

39. Paz con Dignidad

40. Plataforma de Solidaridad con Palestina (Sevilla)

41. Plataforma Palestina Ibiza

42. Plataforma Solidaria con Palestina de Valladolid

43. Palestina Toma la Calle

44. Red Judía Antisionista Internacional (IJAN)

45. Sodepau

46. Sodepaz

47. Sodepaz Balamil

48. Taula per Palestina (Illes Balears)

49. Unión de Juventudes Comunistas de España (UJCE)

211. Parti suisse du Travail – political party, Switzerland

212. Communist Party – political party, Switzerland

213. Housing and Land Rights Network, Switzerland

214. BDS Switzerland, Switzerland

215. Gerechtigkeit und Frieden in Palästina, Switzerland

216. Collectif Urgence Palestine Vaud, Switzerland

217. BDS Zuerich, Switzerland

218. Berner Mahnwache für einen gerechten Frieden in Israel/Palästina, Switzerland

219. Women in Black [Vrouwen in het Zwart Nederland], The Netherlands

220. Palestijnse gemeenschap in nederlad, The Netherlands

221. Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (docP), The Netherlands

222. Nederlandse-Filippijnse Solidariteitsbeweging, The Netherlands

223. Nederlands arabische stichting nas, The Netherlands

224. EMCEMO, The Netherlands

225. Internationale Socialisten, The Netherlands

226. A’idoun, The Netherlands

227. Breed Platform Palestina, The Netherlands

228. Stichting Palestijnse Vrouwen in Nederland, The Netherlands

229. Stichting Groningen-Jabalya, The Netherlands

230. Nederlandse-Filippijnse Solidariteitsbeweging, The Netherlands

231. Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (docP), The Netherlands

232. Netherlands Palestine Committee (NPK), The Netherlands

233. Palestine Workinggroup FNV, The Netherlands

234. Stichting Kairos Sabeel Nederland, The Netherlands

235. Christian Peacemaker Teams – Netherlands, The Netherlands

236. SAP/Grenzeloos, The Netherlands

237. Plant een Olijfboom, The Netherlands

238. Palestina Komitee Nijmegen, The Netherlands

239. The Norwegian United Federation of Trade Unions Department 850, Oslo Graphic Workers Union – trade union federation, Norway

240. Industri Energi – trade union, Norway

241. Norwegian Transport Workers’ Union – trade union, Norway

242. LO i Oslo – trade union, Norway

243. NNN Oslo og Akershus – trade union, Norway

244. The Red Party (Rødt) – political party, Norway

245. Rød Ungdom – political party youth organisation , Norway

246. The Association of Norwegian NGOs for Palestine – umbrella of NGOs, Norway

247. Kairos Britain – NGO platform, UK

248. Palestine Solidarity Campaign UK

249. Europal Forum-UK

250. The Israeli Committee Against House Demolitions UK – ICAHD UK

251. Liberal Democrats Friends of Palestine, UK

252. The Palestinian Return Centre, UK

253. Friends of Sabeel UK, UK

254. Muslim Association of Britain, UK

255. LibDem Friends of Palestine, UK

256. Make Apartheid History, UK

257. Amos Trust, UK

258. Palestinian Forum in Britain, UK

- ECCP




Initiative syndicale européenne pour la justice en Palestine

7 DÉCEMBRE 2016 – UNION EUROPÉENNE, ACTUALITÉ

 

Plus de 100 délégués de syndicats représentant vingt et un syndicats et trois millions de membres de toute l’Europe se sont rassemblés en une première rencontre historique à Bruxelles pour dénoncer la complicité des gouvernements européens avec Israël et créer une plateforme transeuropéenne en solidarité avec le peuple palestinien.

Le mépris scandaleux d’Israël pour le droit international est bien documenté. Peut-être son accord de coopération avec l’Union européenne l’est moins. Celui-ci lui donne accès aux échanges commerciaux et lui permet une participation à des programmes et des projets européens plus que n’importe quel autre pays non européen.

La Coordination Européenne des Comités et des Associations pour la Palestine (ECCP) a recensé que tandis que le gouvernement israélien avait contribué à hauteur de 535 millions d’euros à des programmes de recherche européens sur une période de six ans, des firmes et des institutions israéliennes avaient en réalité reçu encore plus de financement en retour – d’une valeur de 840 millions €. Israël s’attend à bénéficier de la même façon du nouveau programme de financement de la recherche Horizon 2020, à moins qu’il ne soit tenu compte des appels répétés du mouvement international Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS).

L’existence même de cet accord depuis 16 ans est d’autant plus remarquable que son article 2  met l’accent sur le fait qu’il est basé sur « le respect mutuel pour les droits humains et les principes démocratiques» ( !). Ce n’est pas quelque chose que l’on associe d’emblée à un État qui continue à occuper illégalement la terre palestinienne en violation du droit international et au mépris d’innombrables déclarations et condamnations de gouvernements et d’organisations du monde, dont de nombreux pays de l’UE elle-même.

La rencontre des syndicats, sur deux jours, a donné lieu à des appels à la fin de l’occupation de la Palestine et à l’abrogation de cet accord très critiqué, vu par beaucoup comme la légitimation de l’occupation illégale qui contrevient au droit international et aux conventions de l’ONU.

La nouvelle initiative a été prise par un groupe transeuropéen qui tente de développer un réseau qui puisse renforcer les liens entre les organisations de travailleurs en Europe tout en s’adressant aussi aux sections du mouvement syndical palestinien. Le PGFTU, l’Union des Travailleurs Arabes et les Nouveaux Syndicats ont bien sûr tous participé aux discussions.

La cible de la campagne porte sur l’élévation du niveau de conscience sur la complicité des gouvernements respectifs  sur la violation des droits humains et des crimes de guerre d’Israël, et sur la culpabilité des corporations qui soutiennent et tirent profit de l’occupation illégale.

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La critique mordante du comité d’organisation à l’égard de l’UE l’accuse de faillir à tenir Israël pour responsable de ses graves violations du droit international, de faillir à contester l’illégalité de l’occupation de la Palestine, de faillir à combattre la discrimination rampante des citoyens palestiniens d’Israël et les nombreuses violations des droits humains – dont le déni du droit au retour dans leur patrie des réfugiés palestiniens, adopté par la résolution 194 de l’ONU, il y a près de soixante dix ans.

La formation de ce réseau constitue une percée majeure pour le travail de solidarité au sein du mouvement syndical européen, qui a été constant dans son appel à une solution juste pour le peuple palestinien.

L’UE n’a pas hésité, à appliquer précédemment diverses formes de sanctions contre la Russie lorsqu’elle a annexé un territoire de l’Ukraine et elle a agi de la même façon à l’égard de quarante autres États à différents moments au cours des dernières années. Le double standard honteux appliqué dans le cas israélien est inacceptable et nombreux sont ceux qui l’interprètent comme un soutien tacite aux violations continues par Israël du droit international.

Sous l’effet d’une pression internationale massive, l’UE a décrété en 2015 que les produits des colonies illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, à Jérusalem Est et dans le Golan devraient être clairement étiquetés en tant que tels. Ce mois-ci, presque un an après, la France est le troisième État membre, après le Royaume Uni et la Belgique à appliquer cette décision.

Ironiquement, la décision originelle a conduit le gouvernement de Netanyahou à menacer  de boycotter la coopération avec l’UE tandis que The Independent rapportait qu’un ministre israélien traitait cette décision « d’antisémitisme déguisé » – le faux-fuyant habituel utilisé pour censuré un débat ouvert sur la politique israélienne brutale d’occupation.

Le même article cite des diplomates européens admettant « en privé que la force de la réponse israélienne avait rendu prudents certains États membres au point de créer leurs propres directives ». Les efforts concertés de la machine de propagande israélienne pour cataloguer antisémite toute action ou personne critique de sa politique gouvernementale porte clairement ses fruits dans certains milieux. Un des thèmes de la réunion de Bruxelles a donc porté sur la nécessité de se positionner contre la campagne fallacieuse du gouvernement israélien qui cherche à redéfinir l’antisémitisme pour servir son programme politique pervers.

Le gouvernement français a néanmoins rejoint désormais les rangs des principales nations européennes qui ont brisé cette barrière auto-imposée et le reste des gouvernements européens devrait suivre immédiatement. Le mouvement syndical européen fera de son mieux pour s’assurer que cela se passe le plus tôt possible.

Le mouvement mondial BDS a subi des attaques croissantes de la machine de propagande israélienne au cours de l’année écoulée, pourtant 2016 a proclamé une série de victoires importantes pour les droits en Palestine. Des sociétés internationales de premier plan comme Orange, CRH et G4S ont suivi Veolia et se sont retirées de projets portant atteinte aux droits des Palestiniens.

Cette année, également, un nombre croissant de municipalités européennes dans des pays aussi divers que la Norvège, l’Espagne et l’Irlande ont déclaré leur opposition à l’occupation israélienne tandis que des Églises importantes aux États Unis ont désinvesti de banques israéliennes et de sociétés internationales qui soutiennent l’occupation.

Le mouvement BDS s’étend et son bilan 2016 montre des succès majeurs pour le droit à boycotter Israël en soutien aux droits des Palestiniens selon le droit international, de la part de l’Union Européenne, des gouvernements de Suède, des Pays Bas et d’Irlande, comme d’Amnesty International, de l’Union Américaine des Libertés Civiles et de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme ou « de centaines de partis politiques, de syndicats et de mouvements sociaux autour du globe ».

Une autre victoire de premier plan a été remportée en mars de cette année lorsque le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a voté la création d’une base de données des corporations israéliennes et internationales qui sont complices et qui tirent profit de l’occupation israélienne – une évolution qui vise même de futurs intérêts économiques complices des nombreuses et continuelles violations par Israël du droit international.

Cette dernière mobilisation syndicale coordonnée à Bruxelles en soutien au peuple palestinien va certainement exercer encore plus de pression sur les gouvernements européens pour qu’ils répondent à leur devoir moral et légal et mettent fin à l’occupation israélienne illégale et au déni des droits des Palestiniens.

Lors de cette conférence de Bruxelles, un appel a été rédigé et envoyé à d’autres syndicats pour qu’ils s’engagent – si votre syndicat est intéressé à s’affilier à la campagne, veuillez contacter les organisateurs.

Voici la liste des syndicats déjà affiliés au réseau :

The Irish Congress of Trade Unions (ICTU), Fagforbundet (Norway), Union Syndicale Solidaires (France), La Centrale Générale-FGTB (Belgium), ACV/CSC Brussels (Belgium), UNISON (UK), The Norwegian Trade Union Federation LO in Trondheim, (Norway) Unison N. Ireland Region (Ireland), Derry Trades Union Council (Ireland), Belfast&District Trades Union Council (Ireland), Workmates – trade union section of Norwegian Palestine Committee (Norway), Trade Union Friends of Palestine (Ireland), Communications Workers Union (Ireland), Confederacion Intersindical Galega (Spain), Mandate Trade Union (Ireland), ELA – Basque Workers Solidarity (Euskadi), IRW-CGSP (Belgium), LBC-NVK (Belgium), Palestinawerkgroep-FNV (The Netherlands), CNE (Belgium), IAC (Spain), Civil Public and Services Union – CPSU (Ireland), Intersindical Valenciana (Spain), Irish National Teachers’ Organisation – Branches: Derry City, Newry, Dungannon, Armagh, Belfast West (Ireland), The Palestine Committee of Norway, Union section (Union of railway workers), IMPACT (Ireland), CGT France – 66, The Northern Ireland Public Service Alliance (NIPSA).

Eddie Whyte – représentant du syndicat norvégien des employés municipaux et autres (NUMGE) (Fagforbundet)

Traduction SF pour BDS France




Lettre au rédacteur en chef du New York Review of Books : L’arbre qui cache la forêt

Lettre au rédacteur en chef du New York Review of Books    (10 novembre, 2016)

Une déclaration récemment publiée dans le New York Review of Books appelle à « un boycott économique et une non-reconnaissance politique des colonies israéliennes dans les territoires occupés » (Lettres, 13 octobre).

Nous saluons la façon dont la déclaration brise le tabou qui frappe le boycott des institutions israéliennes complices – au moins partiellement – des violations des droits humains des Palestiniens.

Défiant néanmoins le sens commun, la déclaration appelle à boycotter les colonies en laissant Israël, l’État qui a illégalement construit et entretenu ces colonies depuis des décennies, en dehors du coup.

De plus, les banques israéliennes non implantées dans les colonies mais qui financent leur construction ne devraient-elles pas être ciblées elles aussi ? C’est ce qu’ont fait l’Église Méthodiste Unie et l’important Fond de pension néerlandais PGGM.

En omettant les autres violations graves du droit international perpétrées par Israël, la déclaration ne satisfait pas au test de cohérence morale. Les réfugiés palestiniens, qui représentent la majorité des Palestiniens, n’ont-ils pas droit au respect des droits qui leur sont stipulés par l’ONU ? Les citoyens palestiniens d’Israël ne devraient-ils pas jouir de l’égalité des droits, par le rejet des dizaines de lois israéliennes qui les soumettent à la discrimination raciale ?

La société civile palestinienne a appelé au Boycott, au Désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre toutes les entités, israéliennes ou internationales, qui se font complices de la négation des droits des Palestiniens où qu’ils soient. Comme l’a montré le boycott de l’apartheid sud africain, c’est le moyen non-violent le plus efficace pour atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour tous.

  1. Nadia Abu El-Haj, Co-director, Center for Palestine Studies, Columbia University, New York, USA
  2. Mamdouh Aker, MD, Commissioner, Palestinian Independent Commission for Human Rights, Ramallah, Palestine
  3. Chandler Davis, Professor of Mathematics, University of Toronto, Toronto, Canada
  4. Angela Y. Davis, Distinguished Professor Emerita, History of Consciousness and Feminist Studies, University of California, Santa Cruz, California, USA
  5. Laurence Dreyfus FBA, Professor Emeritus of Music, University of Oxford, Oxford, UK
  6. Farid Esack, Chair, Dept. of Religion Studies, University of Johannesburg, Johannesburg, South Africa
  7. Richard Falk, Professor of International Law, Emeritus, Princeton, Santa Barbara, USA
  8. Ronnie Kasrils, Former Minister of Intelligence, Johannesburg, South Africa
  9. Robin D. G. Kelley, Gary B. Nash Professor of American History, UCLA, Los Angeles, CA, USA
  10. Rashid Khalidi, Edward Said Professor of Modern Arab Studies, Columbia University, New York, USA
  11. Malcolm Levitt FRS, School of Chemistry, University of Southampton, Southampton, UK
  12. Miriam Margolyes, Actress, O.B.E., London, UK
  13. John Pilger, Journalist and filmmaker, London, UK
  14. Barbara Ransby, Distinguished Professor of Liberal Arts and Sciences, University of Illinois at Chicago, Chicago, USA
  15. Alice Rothchild, MD, Retired Assistant Professor of Obstetrics, Gynecology and Reproductive Biology, Faculty of Medicine, Harvard University, Seattle, USA
  16. Sarah Schulman, Distinguished Professor, City University of New York, New York, USA
  17. Joan W. Scott, Professor Emerita, Institute for Advanced Study, Princeton, USA
  18. Peter H. S. Sporn, MD, Professor of Medicine, Northwestern University, Chicago, USA
  19. Rebecca Vilkomerson, Executive Director, Jewish Voice for Peace, New York, USA
  20. Alice Walker, Writer, Berkeley, CA, USA
  21. Roger Waters, Musician, New York, USA

et cent quatre autres signataires

Les affiliations institutionnelles sont mentionnées à des fins d’identification seulement

Traduction SF pour l’AURDIP

Source: AURDIP


Liste complète des signataires (11 octobre 2016)

  1. Ahmed Abbes, Directeur de Recherche au CNRS, Paris, France
  2. Ramy Abu Abdu, Al-Aqsa University, Gaza, Palestine
  3. Nadia Abu El-Haj, Co-director, Center for Palestine Studies, Columbia University, New York, USA
  4. Assad Abu Sharkh, Al-Azhar University, Gaza, Palestine
  5. Lila Abu-Lughod, Columbia University, New York, USA
  6. Ali Abunimah, Author and journalist, Chicago, USA
  7. Mamdouh Aker, MD, Commissioner, Palestinian Independent Commission for Human Rights, Ramallah, Palestine
  8. Huwaida Arraf, Civil rights attorney, Detroit, USA
  9. Sion Assidon, Human rights activist, BDS Morocco, Casablanca, Morocco
  10. Fouad Ayyad, Al-Aqsa University, Gaza, Palestine
  11. Omar Barghouti, Human rights defender, BDS movement, Acre, Palestine/Israel
  12. Riham Barghouti, Co-founder, Adalah-NY, New York, USA
  13. Nasser Barghouti, Board Member, American-Arab Anti-Discrimination Committee-San Diego, San Diego, USA
  14. Ronnie Barkan, Human rights activist, Boycott from Within, Tel Aviv, Israel-Palestine
  15. Hatem Bazian, University of California, Berkeley, Berkeley, CA, USA
  16. Sherna Berger Gluck, Emerita faculty, California State University, Long Beach, Long Beach, USA
  17. Samia Botmeh, Birzeit University, Ramallah, Palestine
  18. Robert Boyce, London School of Economics and Political Science, London, UK
  19. Jean Bricmont, Professeur de physique à Université de Louvain, Louvain La Neuve, Belgium
  20. Victoria Brittain, Author and playwright, London, UK
  21. Diana Buttu, Lawyer, Nazareth, Palestine/Israel
  22. Partha Chatterjee, Professor of Anthropology, Columbia University, New York, USA
  23. Elliott Colla, Dept. of Arabic and Islamic Studies, Georgetown University, Washington, DC, USA
  24. Lawrence Davidson, Professor Emeritus of History, West Chester University, West Chester, PA, USA
  25. Chandler Davis, Professor of Mathematics, University of Toronto, Toronto, Canada
  26. Angela Y. Davis, Distinguished Professor Emerita, History of Consciousness and Feminist Studies, University of California, Santa Cruz, California, USA
  27. Colin Dayan, Professor of English & Professor of Law, Vanderbilt University, Nashville, USA
  28. Herman De Ley, Emeritus Professor, Ghent University, Nevele, Belgium
  29. Mary Ann De Vlieg, Independent evaluator and consultant, Venice, Italy
  30. Raymond Deane, Composer and author, Dublin, Ireland
  31. James Dickins, University of Leeds, Leeds, United Kingdom
  32. Laurence Dreyfus FBA, Professor Emeritus of Music, University of Oxford, Oxford, UK
  33. Nasser Eid, Al-Aqsa University, Gaza, Palestine
  34. Haidar Eid, Professor of Literature, Al-Aqsa University, Gaza, Palestine
  35. Farid Esack, Chair, Dept. of Religion Studies, University of Johannesburg, Johannesburg, South Africa
  36. Richard Falk, Professor of International Law, Emeritus, Princeton, Santa Barbara, USA
  37. Margaret Ferguson, Distinguished Professor of English, University of California, Davis, Davis, US
  38. Bill Fletcher, Jr., Writer, talk show host, Maryland, USA
  39. Naomi Foyle, University of Chichester, Brighton, UK
  40. Cynthia Franklin, University of Hawai’i, Manoa, Manoa, USA
  41. Irene Gendzier, Prof Emeritus, Boston University, Boston, USA
  42. Jess Ghannam, Clinical Professor of Psychiatry, University of California San Francisco, San Francisco, CA, USA
  43. Terri Ginsberg, Assistant Professor & Director of Film, The American University in Cairo, Cairo, Egypt
  44. Neta Golan, Co-founder and activist, International Solidarity Movement, Nablus, Palestine
  45. Kevin A. Gould, Concordia University, Montreal, Quebec, Canada
  46. Dorothy Griffiths OBE FCGI FRSA, Imperial College London, London, UK
  47. Andrew Paul Gutierrez, University of California Berkeley, Berkeley, CA, USA
  48. Marwan Hamdan, Al-Azhar University, Gaza, Palestine
  49. Michael Harris, Professor of Mathematics, Columbia University, New York, USA
  50. Salah Hassan, Michigan State University, Lansing, US
  51. Kamel Hawwash, University of Birmingham, Birmingham, UK
  52. Nasser Hejazi, Al-Quds Open University, Gaza, Palestine
  53. Nadia Hijab, Author and human rights advocate, London, UK
  54. Patricia Penn Hilden, Professor Emeritus, University of California, Berkeley, Berkeley, US
  55. Ray Jureidini, Professor, Doha, Qatar
  56. Andrew Kadi, Steering Committee Member, US Campaign to End the Israeli Occupation, Washington, DC, USA
  57. Remi Kanazi, Poet, New York, USA
  58. Ronnie Kasrils, Former Minister of Intelligence, Johannesburg, South Africa
  59. J. Kehaulani Kauanui, Wesleyan University, Middletown, CT, USA
  60. Robin D. G. Kelley, Gary B. Nash Professor of American History, UCLA, Los Angeles, CA, USA
  61. Assaf Kfoury, Boston University, Boston, USA
  62. Rashid Khalidi, Edward Said Professor of Modern Arab Studies, Columbia University, New York, USA
  63. Suhail Khoury, Director, Edward Said National Conservatory of Music, Jerusalem, Palestine
  64. David Klein, Professor of Mathematics, California State University, Northridge, Northridge, US
  65. David Landy, Trinity College Dublin, Dublin, Ireland
  66. Michael Letwin, Co-Convener, Labor for Palestine ; Former President, Association of Legal Aid Attorneys/UAW 2325, NYC, USA
  67. Les Levidow, Open University, London, UK
  68. Malcolm Levitt FRS, School of Chemistry, University of Southampton, Southampton, England
  69. David Lloyd, Distinguished Professor of English, University of California, Riverside, Riverside, US
  70. Yosefa Loshitzky, SOAS, University of London, London, UK
  71. Anna Majavu, PhD Candidate, University of Auckland, Auckland, New Zealand
  72. Rayaz A. Malik, Professor of Medicine, Weill Cornell Medical College, Doha, Qatar
  73. Mike Marais, Rhodes University, Grahamstown, South Africa
  74. Miriam Margolyes, O.B.E., Actress, London, UK
  75. Rania Masri, Associate Director, Asfari Institute, American University Beirut, Beirut, Lebanon
  76. Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London, London, UK
  77. Omar M. Masri, Managing Director, EDGO, Amman, Jordan
  78. William Messing, Professor of Mathematics, University of Minnesota, Minneapolis, MN, USA
  79. Alan Meyers, Professor of Pediatrics, Boston University School of Medicine, Boston, USA
  80. Michel Mietton, Professeur émérite, Université Lyon 3 – Jean Moulin, Lyon, France
  81. Fred Moten, University of California, Riverside, Riverside, CA, USA
  82. Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University, West Lafayette, US
  83. Dorit Naaman, Alliance Atlantis Professor of Film and Media, Queen’s University, Kingston, Canada
  84. Karma Nabulsi, Oxford University, Oxford, UK
  85. Rima Najjar, Professor (retired), Al-Quds University, Abu Dis, Palestine
  86. Mica Nava, Emeritus Professor of Cultural Studies, University of East London, London, UK
  87. Josiane Olf-Nathan, Ingénieur d’Etudes (retired), Université de Strasbourg, Strasbourg, France
  88. Dina Omar, PhD Candidate, Yale University, New Haven, CT, USA
  89. Ayyoub Othman, Al-Azhar University, Gaza, Palestine
  90. David Palumbo-Liu, Louise Hewlett Nixon Professor, Stanford, Stanford, USA
  91. David Pegg, Professor of Biology, University of York, York, UK
  92. John Pilger, Journalist and filmmaker, London, UK
  93. Sami Ramadani, London Metropolitan University, London, UK
  94. Barbara Ransby, Distinguished Professor of Liberal Arts and Sciences, University of Illinois at Chicago, Chicago, USA
  95. Marwan Rashed, Université Paris-Sorbonne, Paris, France
  96. Roshdi Rashed, Directeur de recherche émérite au CNRS, Professeur honoraire à l’Université de Tokyo, Paris, France
  97. Timothy Reiss, Professor Emeritus, New York University, Berkeley, US
  98. John Reynolds, National University of Ireland, Maynooth, Ireland
  99. Nick Riemer, University of Sydney, Sydney, Australia
  100. Bruce Robbins, Old Dominion Professor in the Humanities, Columbia University, New York, US
  101. Steven Rose, Emeritus Professor of Neuroscience, The Open University, London, UK
  102. Jonathan Rosenhead, Emeritus Professor, London School of Economics, London, UK
  103. Bob Ross, Point Park University, Pittsburgh, USA
  104. Alice Rothchild, MD, Retired Assistant Professor of Obstetrics, Gynecology and Reproductive Biology, Faculty of Medicine, Harvard University, Seattle, USA
  105. Josh Ruebner, Policy Director, US Campaign to End the Israeli Occupation, Washington, DC, USA
  106. Samah Sabawi, Author and playwright, Melbourne, Australia
  107. Steven Salaita, Edward W. Said Chair, American University Beirut, Beirut, Lebanon
  108. C. Heike Schotten, University of Massachusetts, Boston, Boston, US
  109. Malini Schueller, University of Florida, Gainesville, USA
  110. Sarah Schulman, Distinguished Professor, City University of New York, New York, USA
  111. Joan W. Scott, Professor Emerita, Institute for Advanced Study, Princeton, USA
  112. Richard Seaford, University of Exeter, Exeter, UK
  113. Sid Shniad, Member, National Steering Committee, Independent Jewish Voices Canada, Vancouver, Canada
  114. David Simpson, Distinguished Professor of English, University of California, Davis, Davis, USA
  115. Kobi Snitz, Weizmann Institute of Science, Rehovot, Israel
  116. Ahdaf Soueif, Writer, Cairo, Egypt
  117. Peter H. S. Sporn, MD, Professor of Medicine, Northwestern University, Chicago, USA
  118. Lina Suleiman, Royal Institute of Technology KTH, Stockholm, Sweden
  119. Salim Vally, Director, Center for Education Rights and Transformation, University of Johannesburg, Johannesburg, South Africa
  120. Rebecca Vilkomerson, Executive Director, Jewish Voice for Peace, New York, USA
  121. Alice Walker, Writer, Berkeley, CA, USA
  122. Roger Waters, Musician, New York, USA
  123. Craig Willse, George Mason University, Washington, DC, US
  124. Hatem Zaag, Directeur de recherche au CNRS, Université Paris 13, Paris, France
  125. Haifa Zangana, Author and UN-ESCWA Adviser, London, UK

Institutional affiliations for purposes of identification only




Boycotter « l’occupation » ne suffit pas

Par Ali Abunimah

21.10.2016 – Plus tôt ce mois-ci, The New York Review of Books a publié un appel pour « un boycott ciblé de tous les biens et services en provenance de toutes les colonies israéliennes dans les territoires occupés, ainsi que tous les investissements qui font la promotion de l’occupation, jusqu’à ce qu’un accord de paix soit négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne. »

Cet appel, signé par Peter Beinart, Todd Gitlin, Michael Walzer et plus de 70 autres écrivains et sommités sionistes libéraux, déclare que ce qu’on nomme la Ligne verte – la ligne d’armistice de 1949 qui sépare la Cisjordanie occupée de l’Israël actuel – « doit être le point de départ des négociations entre les parties israélienne et palestinienne sur les futures frontières entre deux Etats. »


Coopter BDS

C’est précisément contre ce genre de tentative de cooptation du succès du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) que le professeur de l’université de Colombia Joseph Massad met en garde dans son article de 2014 pour The Electronic Intifada : les sionistes libéraux visent à redéfinir et à réorienter la force et les initiatives du mouvement pour préserver, au lieu de contrer, Israël en tant qu’Etat raciste, d’apartheid et colonial.

Massad avertit que le BDS pourrait se transformer en quelque chose d’ « intouchable par les responsables européens et américains et les universitaires et militants libéraux – qui ont compris que son but ultime est non seulement de refuser de garantir la survie d’Israël en tant qu’Etat raciste, mais qui vise aussi spécifiquement à démanteler toutes ses structures racistes – en quelque chose de plus en plus sûr à adopter par la plupart d’entre eux, car il peut maintenant être utilisé pour assurer la survie d’Israël. »

Les Palestiniens doivent insister, écrit Massad, auprès de leurs soutiens pour qu’ils adoptent le BDS avec un engagement explicite à ses objectifs « pour mettre un terme au racisme d’Israël et au colonialisme sous toutes ses formes à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de 1948 » – l’ensemble de l’Israël actuel, la Cisjordanie occupée et la Bande de Gaza.

Ouverture

Dans le numéro en cours de The New York Review of Books, plus de 100 militants , universitaires et artistes de Palestine et du monde entier – dont Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement BDS, la militante et universitaire Angela Davis, l’historien Joan Scott, Roger Waters de Pink Floyd, l’écrivain Alice Walker et le combattant sud-africain pour la liberté Ronnie Kasrils – ont répondu.

La nouvelle lettre, dont je suis l’un des signataires, dit qu’appeler seulement « au boycott des colonies tout en laissant Israël, l’Etat qui les construit illégalement et les entretient depuis des décennies en tout impunité » défie « le bon sens ».

« En passant sous silence d’autres violations graves du droit international par Israël, la déclaration échoue au test de cohérence morale, » ajoute la lettre. « Les réfugiés palestiniens, qui constituent la majorité des Palestiniens, n’ont-ils pas droit à leurs droits prévus par l’ONU ? Les citoyens palestiniens d’Israël ne doivent-ils pas jouir de droits égaux en abrogeant les dizaines de lois israéliennes qui pratiquent la discrimination raciale contre eux ? »

Elle souligne que l’appel palestinien pour le BDS vise « toutes les entités, israéliennes et internationales, qui sont complices du déni des droits des Palestiniens où qu’ils se trouvent. »

Comme The Nation et The London Review of Books, The New York Review of Books a rarement ouvert ses pages aux écrivains palestiniens, et est un bastion de l’orthodoxie sioniste libérale.

Donc, dans ce sens, sa publication de la lettre représente une petite ouverture dans le mur de l’exclusion.

Source : The Electronic Intifada

Traduction : MR pour ISM : http://www.ism-france.org/analyses/Boycotter-l-occupation-ne-suffit-pas-article-20118