Aux puces de Clermont-Fd pour GAZA et pour BDS

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63, et deux sympathisants, ont distribué 1.000 tracts pour Gaza et BDS, le dimanche 26 mai, de 10h à 12h, au marché aux puces des Salins, à Clermont-Ferrand. Notre banderole « Stop au blocus de Gaza », « Boycott d’Israel » et deux drapeaux AFPS ornaient une des entrées du marché.

Les passants nous ont souvent remercié pour notre action, et 4 ont laissé leur contact pour connaitre nos futures actions. Quelques partisans d’Israël ont déchiré le tract, ou souhaité l’extermination de la population de Gaza…




120 PERSONNES POUR GAZA ET BDS, ET CONTRE L’EUROVISION, A CLERMONT-FD

Cent-vingt personnes de tous âges et origines rassemblées à Clermont-Fd ont scandé de nombreux slogans devant Vercingétorix et un arrêt de tramway, pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv.

  

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS, BDSF et NPA ont distribué au centre ville de Clermont-Fd 700 ex. d’un tract de 28 organisations appelant à un rassemblement pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv. Puis 120 personnes de tous âges et origines, dont de nombreuses têtes inconnues, se sont rassemblées et ont formé un grand cercle sur la place de Jaude, près de la statue de Vercingétorix et d’un arrêt du tramway, autour de 4 banderoles appelant à la levée du blocus, au boycott de l’Etat d’apartheid et de l’Eurovision, et au droit au retour des réfugiés, en écoutant des chants militants pour la Palestine.

   

Des prises de parole de l’AFPS 63-BDSF 63 , de l’UNEF et du Collectif des Mosquées de Clermont-Auvergne ont rappelé, en ce jour anniversaire de la Nakba, la situation humanitaire dramatique de Gaza sous blocus et massacres, et la nécessité de BDS face à l’inaction ou la complicité des grandes puissances avec l’Etat colonial d’apartheid. La nécessité de se mobiliser plus largement a été soulignée. Des slogans ont été criés et parfois dansés entre les prises de parole :

Gaza / Vivra // Palestine / Vaincra

Israël / Assassin // Macron / Complice

Boycott / Israël / Etat / Criminel

A Paris / comme à Bruxelles // des sanctions / contre Israël

Occuper / est un crime // résister / est un droit

Halte / aux massacres / à Gaza

Pas d’Eurovision // Au pays / de l’apartheid

France Télévision // Complice / d’Israel

    

De nombreux passagers descendaient du tramway, toutes les 6 minutes environ, et pouvaient assister à cet événement qui a duré près d’une heure trente. Avant dissolution du rassemblement, rendez-vous a été donné pour nos prochaines actions BDS, notamment contre PUMA qui sponsorise le foot israélien, ainsi qu’au prochain rassemblement du collectif RESF 63. Radio Coquelicot (03-Ebreuil) a couvert notre événement. Plusieurs personnes nous ont laissé leur contact, et deux jeunes sont venus ensuite nous rejoindre dans notre local pour acheter des T-shirts BDS. Et des photos de cette soirée ont complété nos albums facebook sur Gaza et sur l’Eurovision…

 




Visite d’une délégation de 9 syndicalistes palestiniens de la GFIU, les 11-12 avril à Clermont-Ferrand 

Résumé : Neuf militant-e-s de la GFIU, Fédération Générale des Syndicats Indépendants en Palestine, ont été reçus à Clermont-Fd. Le 11 avril au soir, un groupe de militants AFPS 63 les a conduits pour une visite d’une entreprise de maraîchage Bio et de réinsertion professionnelle, puis d’une ferme Bio de céréales et poulets, dont le foncier est géré par le système associatif de Terre de liens. Les exploitants de la ferme, militants de la Confédération Paysanne et de la FNAB-Bio63, ont ensuite mis leurs locaux à notre disposition pour une soirée d’accueil avec une quinzaine de militants AFPS, BDSF et UNEF.

 

Le 12 avril au matin, une réunion intersyndicale a eu lieu avec 8 militants CGT, Solidaires, FSU et UNEF. Nos camarades palestiniens nous ont posé de nombreuses questions sur la société française et les luttes en cours, le mouvement BDS et les amalgames entre antisionisme et antisémitisme.  Ils ont aussi répondu à nos questions sur les syndicats en Palestine et le renforcement de l’apartheid contre les Palestiniens et le blocus de Gaza. Dans la société palestinienne sous occupation israélienne, ils doivent aussi faire face à l’exploitation capitaliste mondialisée, au manque de liberté syndicale et d’aide à son développement, à l’absence de droit du travail et de sécurité sociale, aux pratiques de corruption des élites. 

Le 12 avril après midi, quatre « ateliers » ont permis d’approfondir les discussions sur les centres d’intérêt de la délégation. Une syndicaliste de l’enseignement à Jérusalem Est a participé à un groupe de discussion animé par 6 syndicalistes de Solidaires, CGT et CFDT. Trois autres membres de la délégation ont travaillé avec 4 syndicalistes de la CGT et de Solidaires sur les concepts et les outils développés en France pour la formation syndicale, et un projet de leur adaptation au contexte palestinien, y compris en langue arabe. Par ailleurs, une syndicaliste palestinienne de la santé a pu rencontrer une bonne trentaine de militant-e-s de la CE de la CGT-santé.

Enfin, un 4ème groupe de 4 jeunes Palestinien-ne-s impliqués dans l’agriculture a visité deux fermes  en compagnie de militant-e-s de l’UNEF,  de la Confédération Paysanne et de la CGT, ainsi que d’un jeune journaliste qui a produit un reportage en deux parties dans le journal Mediacoop. Un militant du collectif jeunes de la CGT et un autre, arabophone, de l’UNEF, ont en outre réalisé des interviews des 4 jeunes Palestinien-ne-s, diffusées le 17 avril durant une heure sur RadioCampus (Allume feu).

Les syndicalistes palestiniens et une quinzaine de militants syndicaux, AFPS et BDSF ont ensuite partagé un repas avant une réunion publique, avec 65 personnes qui ont écouté avec attention les témoignages de 4 membres de la délégation de la GFIU, puis ont pu leur poser de nombreuses questions. Les thèmes abordés ont concerné, entre autres, l’apartheid israélien, le syndicat « officiel » palestinien et sa collaboration obligatoire avec le syndicat sioniste israélien Histadrut qui capte la moitié des cotisations de travailleurs palestiniens, l’importance du mouvement BDS pour soutenir les Palestiniens. D’autres témoignages ont concerné les violations des droits humains, les annexions liées au Mur d’apartheid, les emprisonnements massifs arbitraires.

La seconde partie de la réunion a débuté par une intervention de Pierre Stambul, militant UJFP qui a évoqué, entre autres, l’histoire du syndicat sioniste Histadrut, qui est très actif dans les confédérations syndicales internationales pour lutter contre BDS. La discussion s’est poursuivie avec la salle sur antisionisme et antisémitisme, avant de revenir sur les difficultés et les succès des syndicalistes palestiniens, et l’importance de BDS.

(voir CR complet en P.J.)




GAZA et BDS au marché d’Aubière (63)

Treize militants de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvés le 31 mars au grand marché d’Aubière (63) pour informer la population sur la colonisation de la Palestine, le blocus de GAZA et les massacres qui continuent depuis le début de la grande marche du retour il y a un an, la journée de la Terre, l’apartheid, l’épuration ethnique, le droit au retour des réfugiés. Habillés de noir et portant des visuels et une banderole réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël », les militants alignés et silencieux ont fait de longues pauses bien visibles en 4 lieux du marché, et distribué 750 tracts GAZA-BDS. L’accueil des passants a été le plus souvent très bon, parfois indifférent, et ce fut aussi l’occasion  de discuter avec nos camarades de la municipalité d’Aubière ou de syndicats locaux, et de prendre de nouveaux contacts. 




CLERMONT-FD VEUT DU SOLEIL POUR GAZA !

 

Environ 400 personnes sont venues au cinéma le RIO de Clermont-Ferrand, écouter François Ruffin autour de son film « J’veux du soleil » (qui saisit sur le vif une partie du mouvement des gilets jaunes, fin 2018), et près de 320 ont pu assister à une des deux projections. Six militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63 ont distribué 300 tracts sur Gaza et BDS, ainsi que le flyer du festival Palestine en Vue, avec un très bon accueil. Et 44 personnes ont accepté de poser devant une banderole « Stop au blocus de Gaza, Boycott d’Israël », pour notre album photo sur Gaza.

 

 



Aubière (63) : Salah Hamouri citoyen d’honneur

Vendredi 5 octobre, 130 personnes environ se sont retrouvées à la mairie d’Aubière pour la cérémonie faisant Salah Hamouri citoyen d’honneur de la ville, 8 ans jour pour jour après la ville de Beaumont, à la différence notoire qu’en ce 5 octobre 2018 Salah Hamouri est libre.

Salah est en direct par Skype et accueilli par des applaudissements nourris.

Plusieurs élus du 63 sont présents :

François Saint-André, conseiller municipal et ancien maire de Beaumont

Boris Bouchet, conseiller régional AURA

Catherine Fromage, conseillère régionale AURA

Nadia Forte, adjointe du maire de Blanzat

Magali Gallais, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Pierre Miquel, conseiller municipal de Clermont-Ferrand

Nicole Prieux, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Delphine Lucard, conseillère municipale de Blanzat

et 13 conseillers municipaux d’Aubière.

Après la présentation de la soirée par monsieur le maire, Christian Sinsard, qui dit sa fierté d’organiser cette manifestation dans cette ville de plus de 10.000 habitants, André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, rappelle l’investissement pour la Palestine des parlementaires de son groupe à l’Assemblée Nationale. Il salue l’engagement, la pugnacité et l’énergie de Jean-Claude Lefort dans sa détermination pour la cause palestinienne et plus particulièrement pour ce qui concerne les prisonniers. Enfin, Il affirme son soutien à l’Afps 63 dont il connait le travail sur le terrain.

        

Jean-Claude Lefort, député honoraire, coordinateur du comité de soutien à Salah Hamouri et président d’honneur de l’Afps, retrace quant à lui, ce que furent ces 13 derniers mois pour tenter d’obtenir la libération de Salah et dénonce l’attitude honteuse de la France à l’encontre d’un de ses ressortissants, alors que même l’ONU a dénoncé cette incarcération arbitraire. Mais il rappelle qu’au-delà du cas particulier de Salah Hamouri ce sont tous les prisonniers palestiniens qui sont concernés. Il insiste par ailleurs sur la question cruciale de ce conflit et les injustices des siècles passés qui ont laissées des brûlures non refermées.

L’Afps 63 revient elle aussi sur la centralité du conflit Israélo-palestinien, qui est pour l’heure marginalisé, mais dont la résolution est une des clés de la paix dans la région et de la stabilité au-delà. Pour cela elle met l’accent sur la nécessité de rejoindre la campagne BDS, campagne non violente qui est certainement un des leviers les plus efficaces pour mettre fin à la politique israélienne de négation d’un peuple et de ses droits.  Elle rappelle aussi la situation des prisonniers politiques palestiniens, notamment les cas des enfants et des détenus « administratifs », et des figures comme Marwan Barghouti et Khalida Jarrar. Ainsi que la situation de Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 34 ans bien qu’il soit libérable depuis 19 ans !

La cérémonie se termine par l’intervention de Salah ou ( https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10209773080404061&id=1843006945 ) qui remercie la municipalité, les personnes présentes et tous ceux et celles qui partout en France et ailleurs se mobilisent pour apporter soutien et réconfort à l’ensemble des détenus palestiniens. Il dit combien la campagne de lettres aux prisonniers est essentielle : « chaque lettre reçue est comme un soleil qui illumine la cellule et aide à résister à la volonté des dirigeants israéliens de nous enlever toute humanité ». Une ovation debout de tous les participants fait suite à  son intervention.

La soirée s’est poursuivie par la projection du film de Franck Salomé « Palestine, la case prison » qui au travers de nombreux témoignages décortique et dénonce le système carcéral israélien à l’encontre des Palestiniens.

 

Questions et interventions s’en sont suivies auxquelles Jean-Claude Lefort a répondu longuement. Il est revenu sur la question des prisonniers qui pour lui constitue l’angle mort médiatique de la situation en Palestine, d’où la nécessité d’élargir au niveau européen l’information et la campagne des lettres aux prisonniers.

L’importance du mouvement BDS est rappelée, et notamment la campagne qui se met en place pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël. A une question sur le boycott sportif, il rappelle que le boycott de l’Afrique du sud a commencé par le boycott sportif et annonce qu’une campagne nationale va être lancée.

A propos des médias locaux, force est de constater leur absence à la soirée, attitude qui n’est pas différente de celles des médias nationaux qui à l’exception de quelques journaux n’ont jamais évoqué le cas de Salah durant sa détention.

A aussi été évoqué le cas des franco-israéliens servant dans les rangs de l’armée israélienne qui pose la question de l’attitude de la France vis-à-vis d’un conflit dans lequel elle n’est pas officiellement engagée.

Un buffet offert par la municipalité, et autour duquel les discussions se sont poursuivies, a clos cette soirée ou la joie ne pouvait être complète aussi longtemps que la Palestine ne sera pas libre.

 

 

 

 




Le Parti travailliste doit rejeter la définition biaisée de l’IHRA qui entrave la défense des droits palestiniens

27 août 2018 / Par Palestinian civil society groups / UK

La société civile palestinienne a diffusé une déclaration incitant le Parti travailliste et les syndicats britanniques à rejeter la définition de l’antisémitisme par l’IHRA [International Holocaust Remembrance Alliance/Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste], définition incorrecte et anti-palestinienne, qui cherche à confondre antisémitisme et critique d’Israël. Cette définition vise à faire taire toute critique des politiques israéliennes qui violent clairement les droits humains palestiniens.

Saluant la croissance significative ces dernières années des politiques progressistes centrées sur la justice sociale et l’internationalisme au Royaume-Uni, en particulier à l’intérieur du mouvement ouvrier, nous, syndicats palestiniens, organisations et réseaux de masse, représentant la majorité de la société civile palestinienne, appelons le parti travailliste britannique, les syndicats, les conseils municipaux, les universités et la société civile dans son ensemble à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’IHRA, définition fausse et anti-palestinienne.

Cette définition, non contraignante juridiquement, cherche à effacer l’histoire palestinienne, à diaboliser la solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, à supprimer la liberté d’expression, et à protéger le régime d’extrême droite d’Israël — un régime d’occupation, de colonialisme et d’ apartheid — de toute mesure efficace pour lui faire rendre des comptes en accord avec le droit international.

Les directives  discréditées de l’IHRA confondent délibérément l’hostilité contre les Juifs ou les préjugés et la discrimination à leur égard d’un côté et les critiques légitimes des politiques et du système d’injustice d’Israël de l’autre.

L’année dernière, les Palestiniens ont commémoré les 100 ans de la Déclaration Balfour, qui a joué un rôle important en soutenant et enracinant la colonisation sioniste de la Palestine. Cette déclaration britannique typiquement coloniale a constitué une  déclaration de guerre contre notre peuple. Elle a facilité la naissance de l’état d’exclusion d’Israël qui maintient un régime d’apartheid et opprime systématiquement le peuple autochtone palestinien, nous arrachant nos droits fondamentaux et reconnus par les Nations Unies, dont le droit à l’égalité, le droit à l’auto-détermination et le droit de retour de nos réfugiés dans leurs foyers d’origine.

Nous sommes d’accord avec les personnalités palestiniennes britanniques qui ont affirmé que :

[T]out usage par des institutions publiques des exemples d’antisémitisme de l’IHRA qui, soit empêche une discussion relative à notre dépossession par nettoyage ethnique, quand Israël a été établi, soit essaie de réduire au silence des discussions publiques sur les pratiques courantes ou passées du colonialisme d’occupation, de l’apartheid, du racisme et de la discrimination [israéliens], et sur la violente occupation militaire en cours, contrevient directement aux droits fondamentaux. D’abord, les droits inaliénables du peuple palestinien qui restent protégés par les droits et les conventions internationaux ; et ensuite, les droits de tous les citoyens britanniques qui se tiennent à nos côtés, dans la solidarité de la commune humanité.

Nous reconnaissons la pression sévère exercée sur les institutions publiques, au Royaume-Uni et globalement, pour qu’elles adoptent cette définition politisée et frauduleuse de l’antisémitisme. Nous voudrions déclarer que celles du Royaume-Uni ont une obligation particulière, morale, politique et sans doute juridique, de réparer les crimes britanniques passés et actuels contre le peuple. Nous les appelons à :

  1.     Soutenir constamment la loi du Royaume-Uni sur les droits humains, la Déclaration sur les défenseurs des droits humains des Nations Unies et le droit à la liberté d’expression, dont celui de raconter l’histoire coloniale bien documentée de la Palestine, de plaider pour les droits palestiniens, de décrire le régime d’oppression d’Isaël comme raciste ou constituant un apartheid, et d’appeler au Boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël en tant que mesures non-violentes de reddition de comptes pour imposer qu’ Israël se conforme à ses obligations selon le droit international et au respect des droits palestiniens.
  2.     Soutenir sans équivoque les droits stipulés par les Nations Unies du peuple de Palestine, en particulier :
  •    le droit de vivre libre de toute occupation militaire dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est ;
  •     le droit à la pleine égalité des citoyens palestiniens d’Israël qui souffrent actuellement d’un système de discrimination raciale légalisé et institutionalisé ;
  •     le droit inhérent et garanti juridiquement des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers d’origine, nettoyés ethniquement pendant la Nakba et jusqu’à aujourd’hui.
  1.     Adopter officiellement un embargo militaire sur Israël, ainsi que le demandent la société civile palestinienne, l’Internationale socialiste, des partis politiques du Royaume-uni (dont les Démocrates libéraux, les Verts et le Parti national écossais), le Congrès des syndicats britanniques (TUC), de nombreuses ONG de développement (dont Oxfam et Christian Aid), des dizaines de parlementaires britanniques, des villes de toute l’ Europe, Amnesty International, des personnalités mondiales, entre autres. Rien qu’en 2017, les exportations d’armes du Royaume-Uni vers Israël atteignaient $284m, un nouveau record.
  2.     Condamner sans ambiguïté toutes les formes de racisme et de sectarisme, dont plus de 60 lois racistes d’Israël, en particulier sa plus récente loi constitutionnelle, la Loi fondamentale de l’état-nation juif, qui «  consacre la suprématie juive  » et l’ apartheid, tel qu’il est défini par les Nations Unies.

Adopter la définition de l’IHRA (avec ses exemples) ne ferait pas que diaboliser notre lutte actuelle pour la libération et l’auto-détermination. Cela « réduirait aussi au silence toute discussion publique [au Royaume-Uni] de ce qui est arrivé en Palestine et aux Palestiniens en 1948 », comme plus de 100 groupes noirs, asiatiques ou d’autres minorités ethniques (BAME) au Royaume-Uni en ont mis en garde. Cela glacerait aussi la défense des droits palestiniens, en particulier en vilipendant et en calomniant notre mouvement non violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens.

Ancré dans notre héritage de résistance populaire de plusieurs décennies et inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et le mouvement des droits civiques américain, le mouvement BDS  nominé pour le prix Nobel de la paix est soutenu par une écrasante majorité de la société civile palestinienne. Il a aussi l’aval de mouvements progressistes représentant des millions de personnes dans le monde entier, dont un nombre en croissance rapide de jeunes Juifs nés au 21e siècle.

BDS s’enracine dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et  adhère à la définition onusienne de la discrimination raciale. En conséquence, « il ne tolère aucun acte ou discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Redéfinir le racisme contre une communauté particulière pour servir le but politique d’exclure ou de vilipender le combat contre les autres formes de racisme est immoral et directement raciste. Cela devrait être condamné par tous les progressistes moralement cohérents.

L’échec total d’Israël à supprimer la croissance impressionnante de BDS dans le monde entier au cours des dernières années l’a poussé à redéfinir l’antisémitisme pour calomnier notre mouvement strictement anti-raciste.

Comme des intellectuels juifs britanniques et des experts juridiques de premier rang l’ont affirmé :

Critiquer les lois et les politiques de l’état d’Israël comme racistes et en tant qu’elles correspondent à la définition de l’apartheid n’est pas antisémite. Appeler pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions contre Israël pour s’opposer à ces politiques n’est pas antisémite.

Nous sommes d’accord avec l’analyse de plus de quarante organisations juives pour la justice sociale dans le monde entier, analyse selon laquelle nous vivons « dans un ère effrayante, avec un nombre croissant de régimes autoritaires et xénophobes dans le monde, le premier d’entre eux étant le gouvernement Trump, s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël tout en faisant cause commune avec des groupes et des partis suprémacistes blancs antisémites et racistes ».

Nous nous faisons aussi l’écho de leur appel :

Nous incitons nos gouvernements, municipalités, universités et autres institutions à rejeter la définition de l’IHRA et de prendre à la place des mesures effectives pour vaincre la haine et la violence nationaliste ou suprémaciste blanche et pour mettre fin à la complicité avec les violations par Israël des droits humains.

Nous n’avons besoin de la permission de personne pour raconter notre histoire, défendre nos droits inhérents et inaliénables ou pour mobiliser une solidarité internationale de principe avec notre lutte pour la mener à bien.

Mais nous attendons des partis politiques orientés vers la justice sociale, comme le Parti travailliste et les syndicats progressistes, qu’ils contribuent effectivement à mettre fin à la complicité britannique dans le système d’oppression d’Israël qui dénie nos droits, qu’ils protègent le droit à la liberté d’expression et qu’ils se dressent du bon côté de l’histoire. Nous attendons d’eux qu’ils nous aident dans la lutte contre l’apartheid et pour les droits égaux de tous les humains quelle que soit leur identité. Est-ce trop demander ?

Signataires:

–    General Union of Palestinian Workers

–    Global Palestine Right of Return Coalition

–    Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

–    Union of Professional Associations

–    Federation of Independent Trade Unions

–    Palestinian Journalists’ Syndicate

–    Palestinian New Federation of Trade Unions

–    General Union of Palestinian Teachers
–    General Union of Palestinian Women

–    General Union of Palestinian Peasants
–    Union of Palestinian Farmers

–    General Union of Palestinian Writers

–    The Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)

–    Palestinian Camps Boycott Movement-Lebanon (33 organisations from 11 refugee camps)

–    Palestinian NGO Network (PNGO)

–    Palestinian National Institute for NGOs

–    Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

–    Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)

–    Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

–    Union of Palestinian Charitable Organizations

–    Women Campaign to Boycott Israeli Products

–    Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem

–    Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative

–    Agricultural Cooperatives Union

[Trad. CG pour BDS]

Source : https://bdsmovement.net/news/labour-party-must-reject-biased-ihra-definition-stifles-advocacy-palestinian-rights




Le système des lois d’apartheid d’Israël

19 juillet 2018
Ce tableau montre comment le système juridique d’Israël permet l’apartheid. Il comporte des exemples de lois racistes significatives.
 
L’apartheid se distingue d’autres formes de discrimination raciale interdites par le caractère institutionnalisé et oppressif de la discrimination qui s’y inscrit. C’est toujours un régime de discrimination et d’oppression approuvé par l‘État.
Le système juridique israélien permettant le colonialisme, la domination juive et l’oppression des Palestiniens
Objectif/effet des lois israéliennes
Exemples de lois significatives
Établir la revendication de souveraineté d’Israël sur toute la Palestine d’avant 1948 comme loi
Permettre et réglementer l’annexion de 1967 du territoire palestinien occupé
Ordonnance n° 29 de 5708-1948 (22 septembre 1948) sur le champ de compétences et de pouvoirs
Ordonnance juridique et administrative, section 11 B (27 juin 1967) prise pour l’annexion de Jérusalem Est occupée ;
Loi sur les affaires juridiques et administratives (règlementation)(version consolidée) (1970) expliquant comment les lois israéliennes doivent être appliquées à Jérusalem ; permettant les revendications de propriété juives pré-1948 à Jérusalem Est mais non les revendications de propriétés palestiniennes pré-1948 à Jérusalem Ouest ;
Loi fondamentale « Jérusalem unifiée, capitale d’Israël » (1980) ;
Loi sur la régularisation des colonies en Judée Samarie 5777-2017 (6 février 2017).
Permettre une appropriation irréversible de la terre et des biens palestiniens pour « l’État juif » et le « peuple juif »
Loi sur la propriété des absents (1950) ; Loi sur l’Autorité de développement (transfert de propriété) (1950) ; Ordonnance sur l’acquisition de terres pour des objectifs publics (loi du mandat britannique de 1943) ; Loi d’acquisition de terres (validation des actes et compensations) (1953) ; Loi sur le Keren Kayemet Le-Israël/JNF(1953) ; Convention avec l’Exécutif sioniste (1954) ; Loi fondamentale : les terres israéliennes (1960) ; Loi d’administration de la terre d’Israël (1960 ; Loi sur l’administration des terres (réforme foncière) (2009)
Garantir la « nationalité juive » supérieure de à la population juive d’Israël ;
Définir Israël comme l’État du « peuple juif » ; protéger le  « caractère juif » de l’État des contestations politiques et juridiques
Loi du retour et loi (1950) sur la citoyenneté israélienne (1952) : garantissant à tout Juif en Israël, dans les TPO et à l’étranger, le statut supérieur et les droits des nationaux juifs d’Israël, dont le droit d’immigrer avec leur famille et l’accès automatique à la nationalité ;
Loi sur le statut de l’Organisation Sioniste Mondiale – Agence Juive (1952) ; Loi sur l’État-Nation juif »(2018) ;
Loi fondamentale : la Knesset (1958), Section 7A : vu que, entre autres, Israël est un « État juif », permettre l’exclusion d’élections parlementaires les partis politiques qui contestent ce principe ;
Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté (1992) délimitant les droits humains fondamentaux, y compris le droit à l’égalité, sous réserve que ces droits soient conformes aux valeurs d’Israël comme  « État juif et démocratique ».
Conférer un statut et des droits différents, toujours inférieurs, dans le pays aux populations palestiniennes
Loi sur la citoyenneté israélienne (1952) : privant (les descendants de)réfugiés palestiniens de la citoyenneté et de tous les droits dans leur pays ; définissant les Palestiniens présents en Israël comme « citoyens israéliens » sans les droits d’une nationalité ni d’un groupe ;
Loi de l’entrée en Israël (1952) et règlementation de l’entrée en Israël (1974) : définissant les Palestiniens de Jérusalem Est occupée comme « résidents permanents » sans droit permanent au séjour ni au regroupement familial ;
Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël (2003, amendée en 2007) : interdisant le droit de résidence via le regroupement familial en Israël et dans Jérusalem Est occupée avec des conjoint.e.s et des enfants de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de pays arabes désignés ;
Loi sur les Comités d’admission (2011) :elle permet des villages ruraux juifs à ne pas accepter des Palestiniens voulant y vivre, privant les Palestiniens du droit au logement et à la terre de l’État.
Restreindre le développement, permettre la destruction de maisons et villages palestiniens
Loi sur l’aménagement et la construction au niveau national (1965) et lois associées du domaine de l’aménagement, du zoning et de la construction
Permettre la restriction de la liberté d’expression et d’association, la liberté de mouvement comme la privation de liberté physique  et le droit à des procès justes pour ceux qui s’opposent à l’apartheid et au colonialisme;
Permettre et réglementer l’annexion du territoire palestinien occupé en 1967
État d’urgence (1948, toujours en vigueur) ; Règles de la défense (urgence) (1945) ; ordonnance de prévention du terrorisme (1948) ; Loi pour combattre le terrorisme (2016) ; Loi sur la Nakba (2011) ; Loi contre le boycott (2011) ; Loi sur le financement de gouvernements étrangers (2011) ; Loi sur la transparence des ONG (2016) ; Loi sur l’entrée en Israël (amendement n°27, refusant le visa et le permis de séjour aux défenseurs du boycott d’Israël) de 2017
 
Pour plus de détails sur ces lois israéliennes et d’autres, voir : Adalah «Base de données des lois discriminatoires » https://www.adalah.org/en/content/view/7771
L’application de ce système de lois racistes et de jurisprudence ne se limite pas au territoire d’Israël internationalement reconnu parce qu’il est mis en œuvre dans tout le territoire sous administration ou contrôle effectif d’Israël, c’est à dire en Israël depuis 1948 et dans les TPO depuis 1967. Il est étendu dans les OPT de plusieurs manières : annexion de jure (Jérusalem Est) fondée sur des lois qui donnent pouvoir aux gouvernements israéliens d’étendre la compétence d’Israël à l’ensemble des TPO ; application personnelle du droit intérieur israélien aux colons et aux visiteurs juifs et application progressive aux colonies de Cisjordanie (« annexion rampante de facto ») ; et par la « canalisation », qui veut dire l’incorporation d’éléments du droit civil israélien dans les ordres militaires principalement dirigés vers la population palestinienne des TPO.
Traduction SF pour BDS France



Femmes de Clermont solidaires de la marche des femmes de Gaza du 3 juillet 2018

 
Trente trois femmes de Clermont-Ferrand (voir 10 photos ci-jointes) ont affiché leur solidarité avec la marche des femmes de Gaza  du 3 juillet 2018: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/07/02/les-femmes-palestiniennes-de-gaza-font-appel-a-la-solidarite-au-moment-de-marcher-pour-briser-le-siege/ .
Ces manifestations de solidarité « photographique » ont eu lieu lors de deux événements organisés le 30 juin dans la métropole clermontoise.
    

Une centaine de personnes ont assisté le matin en mairie de Ménétrol aux parrainages républicains de 24 familles d’exilés en provenance des Balkans, d’Afrique, de Tchétchénie et du Moyen Orient. La cérémonie a été conduite par Mme Nadine Boutonnet de Carvalho,  maire de Ménétrol, Mme Michèle Aguay, son adjointe, et Mme la députée Christine Pires-Beaune, ainsi que par deux autres maires du 63 (villes de Besse, et Pessat Villeneuve). Un jeune palestinien a été marrainé par l’AFPS 63 et 3 de ses adhérentes.

    

Environ 150 personnes ont manifesté l’après midi à Clermont, en solidarité avec les exilés contre la loi « Asile Immigration » et pour le respect des droits humains, à l’appel de 19 organisations des États Généraux des Migrations (EGM), dont l’AFPS 63.

    

Une belle et chaude journée où ont convergé les solidarités avec les réfugiés et migrants des différents pays et régions du monde, et avec la population de Gaza. Deux jours auparavant, l’AFPS 63-BDSF 63 avait tenu un stand et présenté des affiches sur la Nakba et BDS, au concert des EGM (environ 200 personnes).

  




CÉRÉMONIE pour SALAH HAMOURI le 6 juillet à la MAIRIE de MONTCEL (63)

Grégory BONNET, Maire de Montcel, et le Conseil Municipal, ont organisé une cérémonie au cours de laquelle Salah Hamouri, jeune avocat franco-palestinien, a été déclaré citoyen d’honneur de la commune de Montcel. Après le discours du Maire, en présence d’une cinquantaine de personnes, des prises de parole ont été faites par Christine Pires-Beaune, députée de la circonscription, Jean-Claude Lefort, coordinateur du comité de soutien à Salah Hamouri, député honoraire, Yves Chilliard, Président de l’Association France Palestine Solidarité 63, ainsi que par Denise Hamouri, mère de Salah, qui était en direct de Jérusalem par liaison Skype. Plusieurs élu-e-s étaient présent-e-s : Fatima Bezli-Parret, conseillère régionale ; Jocelyne Glace-Le Gars, conseillère départementale ; Clémentine Raineau, conseillère départementale ; Jean-Marie Mouchard, Président de la communauté de communes et maire de Loubeyrat ; Sylvain Lelièvre, maire de St-Hilaire-la-Croix.

  

La cérémonie a été suivie d’un moment de convivialité, puis d’un ciné-débat organisé par l’AFPS 63, avec la projection du film «PALESTINE, La case prison » (Franck Salomé, 2014). Un débat très riche de plus de deux heures a suivi ce film très émouvant et révoltant, qui a permis à JC Lefort de compléter les informations données durant la cérémonie sur les prisonniers politiques palestiniens, et la fidélité de Salah à ses racines palestiniennes.

  

L’ensemble de cette soirée, très riche, conviviale et émouvante, a permis de rappeler l’importance de la question de l’emprisonnement massif, brutal et arbitraire des Palestiniens par Israël, dans le cadre de sa politique coloniale, d’apartheid, d’épuration ethnique, et de ses dérives fascisantes. L’inaction et la complicité des grandes puissances, dont la France, donnent le feu vert à la politique israélienne d’expansion continue et de non respect du droit international et des droits humains. On a souligné l’importance des actions de solidarité avec les prisonniers (information, écriture aux prisonniers, cérémonies en France pour Salah, …) et plus généralement de la mobilisation populaire, notamment dans le cadre du mouvement BDS qui progresse en France et dans le monde. La situation alarmante des 2 millions d’habitants du ghetto de Gaza sous blocus a aussi été soulignée, ainsi que la coopération sécuritaire entre « l‘Autorité » palestinienne et l’État colonial israélien.




Montpellier : Solidarité avec la « Grande Marche du Retour » et les prisonniers.

Lecture de poèmes, textes… en hommage aux initiatives des palestiniens de Gaza

A peine installés samedi 21 avril place de la comédie que la police municipale s’est manifestée. Elle nous demande de présenter les autorisations pour tenir le stand. Nous expliquons que face au refus systématique de la mairie d’accorder la moindre autorisation (5 demandes déposées par 3 associations en 2017 : 5 refus) nous avons décidé de désobéir car nous ne permettrons pas qu’on face silence sur ce qui se passe en Palestine en général et en ce moment en particulier dans la Bande de Gaza.

En 4 jours de manifestations  40 civils assassinés et près de 4 000 blessés sans la moindre sanction contre Israël !

Depuis 2015 le Maire de Montpellier fait la chasse au BDS par tous les moyens. Émule du très sioniste Georges Frêche, Philippe Saurel a toujours soutenu les initiatives pro-israéliennes à Montpellier. Grand ami déclaré de Manuel Valls il vient de signer son engagement dans le manifeste contre le prétendu « nouvel antisémitisme ».

Ce harcèlement policier est d’autant plus injustifié et discriminatoire que juste derrière notre stand, se tient au même moment et sans autorisation municipale, le stand d’une association de lutte contre la prostitution.

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Stand qui se tient au même moment que celui de BDS France Montpellier sans autorisation municipale et sans problème…(c’est tant mieux pour eux!)

Nous rappelons à la police qui voudrait nous interdire de filmer que c’est un droit de le faire mais ils poursuivront leurs tentatives d’intimidation en exigeant un contrôle d’identité des seules personnes qui filment leur présence. Ce qui est une forme de pression pour interdire de filmer.

Chacun-e trouvera à ce lien la règlementation en vigueur sur le sujet qu’il est bon de connaitre.

Cette vidéo est centrée sur l’intervention de la police municipale :

Malgré la tentative d’interdiction, protégés par les passants-tes notre rassemblement a pu se tenir.

L’EMPRISONNEMENT MASSIF EST UN DES PILIERS DU SYSTÈME D’APARTHEID.

Une première intervention portait sur l’emprisonnement, le nombre de prisonniers-res et mettait l’accent sur deux caractéristiques de l’apartheid israélien : La détention administrative et la détention et l’emprisonnement des enfants.

Le dernier rapport de l’association Adameer indique qu’il y avait en mars 2018 :

– 6 050 prisonniers , dont 356 enfants et mineurs de moins de 18 ans, 62 femmes, 7 parlementaires palestiniens. 427 prisonniers en détention administrative dont 13 mineurs.

Ensuite pour rendre hommage à l’initiative non-violente des manifestants de Gaza qui s’étaient assis face à la frontière dressée par Israël et s’étaient mis à lire, un petit groupe de militants-tes « prisonniers » ont lu des poèmes et des extraits de textes relatifs aux prisonniers et à leur situation.

 

Quelques images …

 




MANIFESTactions ! pour Gaza

La mobilisation BDS France Montpellier du samedi 7 avril 2018 fera date à Montpellier. Plus de 250 personnes ont écouté les diverses interventions des militants-tes BDS France Montpellier place de la Comédie avec un pic plus important au moment de la prise de parole, en direct de GAZA, de Haider Eid, coordinateur BDS pour la Bande de Gaza, solennellement écouté et chaleureusement applaudi.

LA MANIFESTaction

Comme toutes les manifestations BDS, celle-ci a été combative. La colère, mais aussi l’enthousiasme et la solidarité explosent et s’expriment du début à la fin des manifestations. Déjà en 2014, BDS Montpellier avait ancré les manifestations dans l’activité BDS, en lien avec les campagnes en cours. Ainsi une manifestation de plus de 2000 personnes avait marché « sur la Mairie » pour protester contre la « Journée sioniste » dite de Jérusalem et contre le jumelage avec la ville israélienne de Tibériade.

Cette fois-ci, répondant à l’Appel du BNC palestinien qui cible l’embargo sur les armes et les entreprises qui collaborent aux programmes d’armement, à la surveillance dite « sécuritaire » et à la répression des populations civiles, le parcours de la manifestation a ciblé deux agences AXA.

Une première intervention faisant le point sur les massacres des 30 mars et 6 avril,

(3mn 43)

Et en attendant l’heure du rendez-vous avec Haidar Eid, ont successivement été développées des interventions sur la désobéissance civile comme forme de résistance  aux complicités nationales et locales avec l’apartheid israélien,

4mn44

Et aussi de comment combattre ici l’apartheid israélien en visant toutes les représentations et présences israéliennes officielles, telles que les spectacles soutenus par Israël, comme le prochain festival « Montpellier Danse » qui a programmé deux spectacles dans le cadre de la « Saison France – Israël », véritable opération de propagande en faveur de l’État d’apartheid.

3mn50

 

Puis nous avons écouté Haidar Eid : (13mn45)

 

Et enfin la manifestation qui dans son tour de ville a ciblé deux agences AXA, complices de l’apartheid…

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300 personnes à Clermont pour GAZA et pour BDS

Manifestation à Clermont-Ferrand : « GAZA, halte aux massacres et au blocus – Boycott et Sanctions contre l’Etat d’Israël »

Environ 300 personnes se sont  rassemblées samedi 7 avril à 14h sur la place de Jaude de Clermont-Ferrand (où déambulaient de nombreux passants sous le soleil), pour dénoncer les crimes de guerre cyniques commis depuis le vendredi 30 mars par l’armée israélienne contre les habitants de Gaza qui manifestaient pacifiquement contre le blocus et pour leur droit au retour sur la terre de Palestine.

Cette manifestation a eu lieu à l’initiative de l’AFPS 63 et BDSF 63, et à l’appel de 33 organisations signataires du tract ci-joint, ainsi que plus récemment de 3 autres organisations : « Ass. Excellence Education Savoir », « Génération.s 63 » et « Mosaïc 63 ». Le syndicat Solidaires Auvergne avait mis à disposition son véhicule et la sono, et le NPA tiré la moitié des 2.000 tracts du Collectif (1.100 ont été distribués au total).

 

A partir de 13h, une quinzaine de militants (AFPS, BDSF, NPA, UNEF, …) ont distribué des centaines de tracts dans des zones passantes du centre ville.

L’accueil des manifestants a été un peu chahuté par la sono d’un stand voisin de LREM en campagne pour les européennes de 2019, d’où quelques échanges verbaux et slogans dénonçant la complicité de Macron avec Israël, jusqu’à ce que des militants du Collectif Palestine aillent calmer le jeu, et qu’un cordon de policiers vienne s’interposer. La présence de ce stand LREM nous a toutefois valu une bonne visibilité de la manifestation dans le journal de FR3 Auvergne (voir entre 1 min 30 et 1 min 52) :

 

Vers 14h30, Marwan de l’AFPS a lu une liste, malheureusement incomplète, des noms et de l’âge des jeunes victimes. Puis les participants, qui reflétaient une grande diversité de citoyens de tous âges, dont de nombreuses femmes, ont fait une minute de silence, la plupart en s’allongeant par terre. Nous avons ensuite défilé pendant plus d’une heure autour de la place de Jaude, puis sur un parcours du centre ville autour de la préfecture, derrière une grande banderole « Justice pour les Palestiniens, Boycott et Sanctions contre Israël », ainsi que de nombreux drapeaux AFPS et une banderole BDSF.

Le défilé a été très dynamique et déterminé, de très nombreux manifestant-e-s reprenant sans cesse 4 slogans principaux :

« GAZA VIVRA, PALESTINE VAINCRA » ; « ISRAËL ASSASSIN, MACRON COMPLICE » ; « BOYCOTT ISRAËL, ÉTAT CRIMINEL » ; «A PARIS COMME A BRUXELLES, DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL ». Des visuels A4 et A3 avec ces slogans étaient portés par de nombreuses personnes.

Des slogans de l’UNEF pour la libération de Salah Hamouri et des prisonniers politiques palestiniens ont aussi été repris par la manifestation.

Comme ni Mr le Préfet, ni son représentant n’avaient prévu de nous recevoir ce samedi, nous sommes ensuite revenus sur la grand place au pied de la statue de Vercingétorix, et différentes organisations ont fait des prises de parole avant la dispersion de la manifestation : AFPS 63, MJCF 63, Albertville Vallée Jourdain Solidarité, UNEF et CGT. Ces prises de parole ont, notamment, appelé le gouvernement français à prendre des sanctions fortes, comme l’embargo militaire, et nos concitoyens à boycotter l’État israélien, aux niveaux politique, économique, culturel, sportif et universitaire.

 

Nous avons enregistré une adhésion et 3 promesses d’adhésion à l’AFPS 63. Plusieurs manifestant-e-s que nous rencontrions pour la première fois ont indiqué avoir été mobilisé-e-s par notre page Facebook Palestine 63 solidarité.

 




Issoire (63), 10 mars : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Participation de Clermont-Ferrand/Issoire le 10 mars 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders  (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices (dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit ) (voir détails dans le tract ci-joint).

Environ 1.200 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché d’Issoire (63) par 17 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, RESF, LDH, CGT, FSU, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri, Khalida Jarrar, Marwan Barghouti et/ou Munther Amira (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, d’autres refusaient les tracts par principe. Le niveau d’information sur la question palestinienne nous est paru parfois faible, notamment auprès des populations rurales très présentes sur le grand marché de cette sous-préfecture, où nous intervenions pour la première fois. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militant-e-s, des placards avec les photos des prisonnier-e-s, de notre banderole BDS, et des appels au boycott. Nous avons recueilli environ 70 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

La matinée s’est terminée par un casse-croute partagé dans le café associatif La Gabare où de jeunes militant-e-s et sympathisant-e-s d’Issoire ont pu échanger avec celles/ceux de Clermont, notamment en vue de développer de futures actions BDS locales.




Clermont-Ferrand, 4 février : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Liberte pour prisonniers Palestiniens-Boycott 

Participation de Clermont-Ferrand le 4 février 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

 

 

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices – dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit  (voir détails dans le tract ci-joint ).

Environ 1.500 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché aux puces des Salins à Clermont-Ferrand (dont certains étaient aussi des participants au festival international du court-métrage, voisin) par plus de 15 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, UEC, RESF, LDH, CGT, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri ou Marwan Barghouti (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, dont celles/ceux qui nous ont remerciés pour notre activité et quelques uns qui ont laissé leurs coordonnées. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militantEs, des placards avec les photos des prisonniers (dont la photo d’Ahed Tamimi, reconnue par pas mal de passants) et des appels au boycott. Des exemplaires du tract ont par ailleurs été mis en libre service sur le stand du journal l’Humanité pendant la semaine du festival international du court-métrage.

 

 




Vidéo de la conférence de Richard Falk à la Fête de l’Humanité

Le Professeur Richard Falk a donné dimanche 17 septembre 2017 une conférence organisée par l’AURDIP et l’AFPS dans le cadre de la Fête de l’Humanité.

Résumé : Les preuves confirment la conclusion selon laquelle, en vertu du droit international, Israël est coupable d’apartheid en raison des pratiques et des politiques qu’il poursuit en ce qui concerne le peuple palestinien. Le seul chemin vers la paix pour les deux peuples est qu’Israël démantèle ses structures d’apartheid. Pour une paix durable, il ne suffit pas de mettre fin à l’occupation, il est nécessaire de mettre fin à l’apartheid, non seulement en ce qui concerne la Cisjordanie et Gaza, mais aussi les Palestiniens réfugiés et ceux qui vivent en tant que minorité en Israël et à Jérusalem.

Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton, et actuellement directeur du projet “Global Climate Change, Human Security, and Democracy,” à l’Université de Californie (Santa Barbara). Il a écrit un grand nombre d’ouvrages sur le droit international et a été entre 2008 et 2013 rapporteur spécial des Nations unies sur la « situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». Il a également d’autres activités humanitaires, comme la présidence de la Nuclear Age Peace Foundation

La conférence a été présentée et modérée par Dominique Vidal, avec la participation de Pierre Barbancey (l’Humanité), Ivar Ekeland (AURDIP), Bertrand Heilbronn (AFPS), Patrick Le Hyaric (directeur du groupe L’Humanité, député européen) et Annick Suzor-Weiner (AURDIP).
La traduction a été assurée par Lamia Somai-Lasa.

Le rapport « Les pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid » de Richard Falk et Virginia Tilley est disponible pour les organisations et associations signataires de la Campagne BDS France à cette adresse: campagnebdsfrance@yahoo.fr 

Source: AURDIP




Le géant de l’assurance AXA est exhorté à mettre fin à son soutien en faveur des crimes de guerre israéliens

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 31 juillet 2017

Soixante-dix organisations, partis politiques et syndicats exhortent le géant des assurances aux origines françaises AXA à mettre fin à son soutien à l’occupation, au colonialisme et à l’apartheid israéliens.

Ils affirment qu’AXA doit se désinvestir des trois banques israéliennes – Hapoalim, Leumi et MIzrahi Tefahot – impliquées dans la construction des colonies de peuplement illégales d’Israël sur la terre palestinienne occupée.

Les groupes indiquent également que par le biais de sa filiale AB, AXA détient des parts chez le fabricant d’armes israélien Elbit.

Dans une déclaration ce vendredi, ces groupes de la société civile soulignent que des campagnes populaires ont contraint plusieurs grandes sociétés, dont Veolia et Orange, à cesser leur participation dans la colonisation israélienne.

La complicité des banques israéliennes a déjà conduit plusieurs grandes institutions financières à travers le monde à se désinvestir des banques israéliennes ou de les exclure de leurs portefeuilles.

Des banques capitales pour l’occupation

Cinq grandes banques israéliennes, dont les trois dans lesquelles AXA a investi, sont fortement impliquées dans la colonisation illégale de la Cisjordanie occupée par Israël.

Selon le groupe de recherche Who Profits, « les banques israéliennes fournissent l’infrastructure financière pour toutes les activités des entreprises, agences gouvernementales et personnes liées à l’occupation continue de la terre palestinienne ».

En janvier 2016, Human Rights Watch a mis en avant le rôle des banques israéliennes dans l’activité de colonisation – un crime de guerre en vertu du droit international.

Human Rights Watch a déclaré que les banques israéliennes « aident les colonies illégales en Cisjordanie à fonctionner comme des marchés immobiliers viables, permettant ainsi au gouvernement d’y transférer des colons ».

Ce groupe, basé à New York, a  aussi exhorté toutes les entreprises à mettre fin totalement à leurs activités professionnelles dans les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem.

« Les entreprises coloniales contribuent inévitablement à la politique israélienne qui dépossède et discrimine gravement les Palestiniens, tout en tirant profit du vol par Israël de la terre et des autres ressources palestiniennes », soutient Arvind Ganesan, directeur de la division commerciale et des droits de l’homme d’Human Rights Watch.

En mars, des organisations de défense des droits de l’homme, françaises et palestiniennes, ont publié un rapport révélant que, comme AXA, plusieurs autres institutions financières françaises – BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE – détenaient aussi des parts dans des banques israéliennes.

Ces organisations des droits de l’homme tiennent l’État français – qui réglemente ces institutions financières – responsable pour les laisser soutenir la colonisation israélienne. « Le gouvernement français doit exercer des pressions sur ces banques et compagnies d’assurances afin qu’elles cessent l’ensemble de leur soutien », ont déclaré ces organisations.

« Une coquille vide »

De grandes compagnies d’assurances ont déjà été accusées de complicité dans de graves crimes contre l’humanité. AXA est l’un des grands assureurs européens à avoir conclu un accord avec le Congrès juif mondial, il y a près de 20 ans, pour payer les polices d’assurances des victimes de l’Holocauste nazi.

Le Congrès juif mondial a présenté cet accord comme une victoire pour les « survivants de l’Holocauste et de la cause de la justice ».

AXA, qui opère dans des dizaines de pays et compte plus de 100 millions de clients, a approuvé le Pacte mondial des Nations-Unies pour un développement durable, et s’est engagée « à intégrer les 10 principes universels des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption » dans sa politique de responsabilité sociale et environnementale.

Ces principes incluent la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« L’engagement d’AXA à respecter ces dix principes du Pacte mondial des Nations-Unies restera une coquille vide tant qu’AXA continuera de tirer profit de l’oppression du peuple palestinien et de l’occupation continue des terres palestiniennes » déclarent les 70 organisations de la société civile.

Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Un ‘Code de Déontologie’ israélien pour étouffer officiellement la Liberté Académique – les Palestiniens exhortent à intensifier le BDS

16 juin 2017 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Le ministère israélien de l’Education a proposé à l’université un « code de déontologie » qui institutionnaliserait une politique qui existe non officiellement pour étouffer la liberté académique.

Le ministre israélien d’extrême droite, pro-colons, de l’Education Naftali Bennett défend un nouveau « code de déontologie » qui interdirait aux professeurs d’université israéliens d’exprimer leurs « opinions politiques ».

Ce nouveau code interdirait aussi aux professeurs d’appeler ou de participer à un boycott académique d’Israël, ou même aux collèges ou départements universitaires de ses colonies de collaborer à des « organisations politiques ». On exigerait des institutions universitaires qu’elles organisent des comités dont le travail consisterait à surveiller l’activité politique des professeurs, à donner suite à des plaintes des étudiants et à prendre des mesures disciplinaires contre les transgresseurs.

L’ensemble des règles proposées, qui vont être soumises à l’approbation du Conseil de l’Enseignement Supérieur présidé par Bennett, ont été formulées par Asa Kasher, professeur à l’université de Tel Aviv et auteur du « code de déontologie » pour l’armée israélienne depuis le milieu des années 1990.

Kasher est bien connue pour fournir des arguments « éthiques » pour justifier les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël à Gaza.

Commentant la conduite de l’armée israélienne pendant le massacre de Gaza en 2014, qui a tué plus de 2.200 Palestiniens, dont plus de 500 enfants, Kasher a dit : « Le chiffre des pertes n’est pas pertinent – il ne parle ni de négligences ni d’aucun acte répréhensible. »

Les nouvelles règles font partie de l’attaque dangereuse et incessante d’Israël contre la liberté académique. Si on les rend effectives, le code de conduite deviendra un nouvel élément de la complicité des institutions universitaires israéliennes dans le programme politique de l’État, qui cible d’abord et avant tout les universitaires et les étudiants palestiniens.

Les citoyens palestiniens d’Israël sont depuis longtemps confrontés aux restrictions de leur activité politique, sur les campus universitaires et au dehors. Les étudiants et les universitaires palestiniens sont également l’objet d’une discrimination généralisée dans les institutions israéliennes d’enseignement supérieur et il existe d’importantes divergences de financement entre les écoles palestiniennes et juives d’Israël.

Dans le territoire palestinien occupé, les restrictions israéliennes sur les déplacements, des checkpoints au système kafkaïen des permis de circuler, rendent les déplacements à l’intérieur et entre la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, et Gaza, aussi bien qu’à l’étranger, une perspective difficile sinon impossible. Les personnes invitées dans les universités palestiniennes, dont et même spécialement les réfugiés palestiniens, sont à la merci d’Israël pour entrer.

Les raids militaires israéliens, les tirs à balle réelle et de gaz lacrymogènes ne sont pas rares sur les campus palestiniens.

Pendant l’attaque militaire de 2014 sur Gaza, Israël a ciblé au moins 153 écoles palestiniennes, dont 90 gérées par les Nations Unies, ainsi que la plus grande université de Gaza.

A l’étranger, les universitaires et étudiants palestiniens, ainsi que leurs soutiens, sont activement visés et réprimés par des lobbies influents et l’administration des universités exposées à leur intimidation et leur harcèlement.

Alors que certains dirigeants d’universités israéliennes ont émis des signes de critiques du code de conduite proposé, ils étaient eux mêmes connus pour avoir mis en place de façon informelle une politique similaire. Les institutions qu’ils dirigent ont non seulement gardé le silence face à l’étendue du déni des droits fondamentaux des Palestiniens, dont la liberté académique, mais, à de nombreuses reprises, ils ont directement soutenu ou justifié la répression incessante de l’éducation palestinienne et ont mené des actions pour réduire au silence les universitaires et les étudiants qui critiquent la politique de l’État palestinien.

Le nouveau « code de déontologie » proposé par le gouvernement israélien institutionnalise ce qui est souvent et déjà une politique non officielle. Ceux qui souhaitent sincèrement défendre la liberté académique pour tous devraient soutenir le boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce qu’elles reconnaissent la totalité des droits du peuple palestinien, tels que consacrés dans le droit international, et mettent fin à toute forme de complicité avec les violations de ces droits par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Rassemblement pour les prisonniers politiques palestiniens à Paris le 20 mai 2017

Samedi 20 mai

La Campagne BDS France à Paris à participé à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques palestiniens appelé par des associations palestiniennes en Ile de France .

Nous avons tenu une table BDS  (où il était possible d’écrire des messages de soutiens aux prisonniers politiques palestiniens) sur la  place de la République et nous avons pris la parole notamment pour lire l’appel du BNC en soutien aux prisonniers en date du 9 mai dernier.

Le représentant de l’ONG palestinienne « Al Haq » était aussi présent.

Nous avons pu aussi, grâce à l’invitation d’Attac prendre la parole à la plénière

« Nos droits contre leurs privilèges » pour présenter la situation actuelle des prisonniers palestiniens.

Des photos du rassemblement 

 

 




Compte-rendu du rassemblement pour les prisonniers politiques palestiniens devant le CICR

Vendredi 13 mai, la Campagne BDS France Paris  était présente au rassemblement près du siège du Comité International de la Croix Rouge.
 
Voici ci dessous le compte-rendu établi à l’issue de la rencontre avec le CICR, et les photos ici .

Compte-rendu de la délégation
auprès de trois responsables français du Comité International de la Croix Rouge au sujet de la situation dramatique des 1 800 prisonniers politiques palestiniens à leur 26e jour de grève de la faim illimitée commencée le 17 avril 2017.

Nous étions 5 camarades représentant l’Association de Palestiniens en Ile-de-France, l’Union Générale des Étudiants de Palestine, le  Forum Palestine Citoyenneté, l’Association Femmes Égalité, l’Association France Palestine Solidarité Paris-Sud – Campagne BDS France et avons :

  • rappelé le caractère unitaire de cette grève pour la dignité et la liberté et les risques encourus par les prisonniers politiques palestiniens (la mort, si le silence complice des diverses institutions, dont celui du CICR se perpétue), ainsi que leurs revendications, dont : fin de la détention administrative illégale, la fin des interdictions et interruptions des visites familiales, l’accès aux soins médicaux appropriés et la fin de la négligence médicale délibérée, la libération des prisonniers malades, en particulier des personnes handicapées et celles atteintes de maladies incurables, la fin de la tortures et humiliations…
 
  • décrit la barbarie des mesures que les autorités de l’occupation israélienne leur font subir : mises à l’isolement, déplacements continus d’une prison à l’autre, du Nord au Sud alors que les prisonniers sont affaiblis par leur grève, refus de visites des familles et des avocats, refus de soins pour les malades, confiscations du sel, d’objets personnels, des vêtements, inspections des cellules avec des chiens, menaces d’alimentation forcée, intervention dans les prisons de forces spéciales anti-émeutes…(Chronique de la grève de la faim – Cirepal).
 
  • Insisté sur l’emprisonnement des enfants, l’interdiction de poursuivre les études
Nous avons également rappelé les principes du CICR : « Le CICR est une institution indépendante et neutre qui fournit protection et assistance aux victimes de conflits armés et d’autres situations de violence. Il apporte une aide humanitaire dans les situations d’urgence, et s’emploie également à promouvoir le respect du droit international humanitaire et son intégration dans les législations nationales. »

 Nous avons fait remarquer aux représentants français du CICR que depuis plus de 50 ans, cette organisation, qui prétend combattre pour le respect du droit humanitaire et apporter une protection, se contente de visiter les prisons israéliennes et d’observer un silence complice sur les crimes des autorités d’occupation.
Ces dernières, qui selon eux leur donne le choix entre parler ouvertement ou être interdit de visite pour le CICR.

Devant notre dénonciation du système Silence = Complicité, ils nous déclarent que dans cette situation, ce n’est pas le CICR qui est l’ennemi.

 Les  représentants du CICR ont répété à plusieurs reprises que cette organisation a choisi la confidentialité et que ses délégués mènent des discussions aussi bien avec les israéliens qu’avec les prisonniers, établissant ainsi une sorte d’égalité entre les bourreaux et les victimes.

 Nous avons dénoncé l’inefficacité de la méthode du CICR puisqu’il n’a obtenu aucune amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques palestiniens, que celles-ci  se sont aggravées, sont  contraires à la dignité humaine et qu’elles les ont amenées a décidé une grève de la faim illimitée.

 Suite à cette rencontre et d’après les déclarations de ces trois représentants, la confidentialité du CICR se poursuivra, même en cas de décès de l’un des prisonniers.

 Cette déclaration confirme que le CICR a échoué dans sa mission de protéger les personnes emprisonnées en temps d’occupation et qu’il ne dénoncera pas les conditions de détentions qui condamne les prisonniers palestiniens à plus ou moins long terme à mort. Là est leur complicité dans les crimes de l’occupation.

 Tout en continuant à affirmer notre solidarité avec la résistance des prisonniers politiques palestiniens, nous devons aussi dénoncer tous ceux qui comme le CICR se rendent complices de l’occupant en lui écrivant :

Siège du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Paris
10 Bis Passage d’Enfer, 75014 Paris –